A Word of Clarification

Un mot de clarification

Recently we began to prepare the transcription of Habakkuk’s Two Tables to be translated into the various languages represented on our website. The task of changing a spoken presentation into a written presentation is much more of a task than might be understood if one is not familiar with all the hoops that must be jumped through to turn a spoken presentation into a written presentation, along with the necessary problems of ultimately translating the material into the various languages on the website. We just started our copy-editing of the first of the ninety-five presentations and I discovered another hoop that we must also jump through. It has to do with the progressive development of this message from 1989 until our current history.

Récemment, nous avons commencé à préparer la transcription des Deux Tables d’Habacuc afin qu’elle soit traduite dans les diverses langues représentées sur notre site web. La tâche consistant à transformer un exposé oral en un exposé écrit est bien plus considérable qu’on ne pourrait le supposer si l’on n’est pas familiarisé avec tous les obstacles qu’il faut franchir pour convertir une présentation orale en une présentation écrite, ainsi qu’avec les difficultés inhérentes à la traduction ultérieure du document dans les diverses langues figurant sur le site web. Nous venons tout juste d’entreprendre la révision rédactionnelle du premier des quatre-vingt-quinze exposés, et j’ai découvert un autre obstacle qu’il nous faut également franchir. Il concerne le développement progressif de ce message depuis 1989 jusqu’à notre histoire actuelle.

In the presentations of about fifteen years ago there were truths that were in their infant state of understanding. The first of those truths that I must clarify is the arrival of the second angel in Millerite history. I understood at that time that the second angel arrived when the Protestant churches began to close their doors against Miller’s presentation of the first angel’s message, in conjunction with the termination of the year 1843. William Miller worked upon a reckoning of time that he believed identified that the years of 1843 began on March 22, 1843 and ended on March 22, 1844. He had thought the three prophecies that ultimately were placed upon the two sacred charts would terminate in the year of 1843, and he believed that year ended on March 22, 1844. He was wrong on two points.

Dans les exposés d’il y a environ quinze ans, certaines vérités se trouvaient encore à l’état embryonnaire de compréhension. La première de ces vérités que je dois clarifier est l’arrivée du deuxième ange dans l’histoire millérite. Je comprenais alors que le deuxième ange était arrivé lorsque les Églises protestantes commencèrent à fermer leurs portes à la présentation, par Miller, du message du premier ange, en relation avec l’expiration de l’année 1843. William Miller travaillait selon un comput du temps dont il croyait qu’il établissait que les années de 1843 avaient commencé le 22 mars 1843 et s’étaient achevées le 22 mars 1844. Il pensait que les trois prophéties qui furent finalement placées sur les deux cartes sacrées devaient prendre fin dans l’année 1843, et il croyait que cette année s’achevait le 22 mars 1844. Il se trompait sur deux points.

The three prophecies of the 1335 days of Daniel twelve, the 2520 years of the “seven times” of Leviticus twenty-six and the 2300 days of Daniel eight were understood by Miller to concluded in March of 1844. The Lord thereafter guided Samuel Snow to not only understand that the prophecies ended not in 1843, but 1844; but Snow also began to apply the Karite reckoning of time, that was not the time application Miller had been employing. Miller had been using the Rabbinic/equinox-based reckoning of time that based the year upon spring to spring.

Les trois prophéties des 1335 jours de Daniel douze, des 2520 années des « sept temps » de Lévitique vingt-six, et des 2300 jours de Daniel huit, furent comprises par Miller comme devant se terminer en mars 1844. Le Seigneur conduisit ensuite Samuel Snow à comprendre non seulement que les prophéties s’achevaient non en 1843, mais en 1844 ; mais Snow se mit aussi à appliquer le comput karaïte du temps, lequel n’était pas celui que Miller employait. Miller avait recours au comput rabbinique, fondé sur l’équinoxe, qui faisait commencer l’année au printemps pour s’achever au printemps suivant.

When we were presenting Habakkuk’s Two Tables, we had not understood this historical reality and were using Miller’s experience to mark March 22, 1844 as the arrival of the second and the beginning of the tarrying time. I understood, and still do that the arrival of that angel corresponded to when the Protestants rejected Miller’s message of the first angel, and the following passage was my point of reference.

Lorsque nous présentions les Deux Tables d’Habacuc, nous n’avions pas compris cette réalité historique et nous utilisions l’expérience de Miller pour désigner le 22 mars 1844 comme l’arrivée du second ange et le commencement du temps de retard. Je comprenais, et je comprends encore, que l’arrivée de cet ange correspondait au moment où les protestants rejetèrent le message du premier ange proclamé par Miller, et le passage suivant constituait mon point de référence.

“In June, 1842, Mr. Miller gave his second course of lectures at the Casco Street church in Portland. I felt it a great privilege to attend these lectures; for I had fallen under discouragements, and did not feel prepared to meet my Saviour. This second course created much more excitement in the city than the first. With few exceptions, the different denominations closed the doors of their churches against Mr. Miller. Many discourses from the various pulpits sought to expose the alleged fanatical errors of the lecturer; but crowds of anxious listeners attended his meetings, and many were unable to enter the house. The congregations were unusually quiet and attentive.” Life Sketches, 27.

« En juin 1842, M. Miller donna sa seconde série de conférences dans l’église de Casco Street, à Portland. Je considérais comme un grand privilège d’assister à ces conférences; car j’étais tombée dans le découragement et ne me sentais pas préparée à rencontrer mon Sauveur. Cette seconde série suscita dans la ville beaucoup plus d’émotion que la première. À peu d’exceptions près, les diverses dénominations fermèrent les portes de leurs églises à M. Miller. De nombreux discours prononcés dans les diverses chaires cherchèrent à dénoncer les prétendues erreurs fanatiques du conférencier; mais des foules d’auditeurs inquiets assistaient à ses réunions, et beaucoup ne purent entrer dans l’édifice. Les assemblées étaient d’un calme et d’une attention extraordinaires. » Life Sketches, 27.

I understood the closing of the doors to Miller’s message marked the beginning of the rejection of the first angel, and in agreement with Miller’s understanding of the Rabbinic/equinox-based reckoning of time I assumed that March 22, 1844 marked the conclusion of 1843. Miller’s presentation in Portland in June of 1842 is actually a waymark that identifies a progressive rejection that ultimately concluded on April 18, 1844, but at the time of the presentations we had not recognized Samuel Snow’s application of the Karaite reckoning of time.

Je compris que la fermeture des portes à l’égard du message de Miller marquait le commencement du rejet du premier ange, et, en accord avec la compréhension qu’avait Miller du calcul rabbinique du temps fondé sur l’équinoxe, je supposai que le 22 mars 1844 marquait la conclusion de 1843. L’exposé présenté par Miller à Portland en juin 1842 constitue en réalité un jalon qui identifie un rejet progressif ayant finalement abouti le 18 avril 1844, mais, au moment de ces présentations, nous n’avions pas reconnu l’application, par Samuel Snow, du calcul karaïte du temps.

In the first presentation we began to copy-edit I began to see that what was recorded at that time seems to contradict what we now teach. It does and it doesn’t. It is simply an emphasis upon the progressive arrival of the second angel, and also an illustration of the progressive unsealing of this message, as was the case also in Millerite history. This note of clarification should address those who have stumbled over our identification of April 19, 1844 as the first Millerite disappointment and what was taught in the past.

En commençant la révision rédactionnelle de la première présentation, j’ai commencé à voir que ce qui avait été consigné à cette époque semble contredire ce que nous enseignons maintenant. C’est à la fois le cas et ce ne l’est pas. Il s’agit simplement d’une mise en relief de l’arrivée progressive du second ange, ainsi que d’une illustration du dévoilement progressif de ce message, comme ce fut également le cas dans l’histoire millérite. Cette note de clarification devrait répondre à ceux qui ont trébuché sur notre identification du 19 avril 1844 comme étant la première déception millérite et sur ce qui fut enseigné par le passé.

“The first and second messages were given in 1843 and 1844, and we are now under the proclamation of the third; but all three of the messages are still to be proclaimed. It is just as essential now as ever before that they shall be repeated to those who are seeking for the truth. By pen and voice we are to sound the proclamation, showing their order, and the application of the prophecies that bring us to the third angel’s message. There cannot be a third without the first and second. These messages we are to give to the world in publications, in discourses, showing in the line of prophetic history the things that have been and the things that will be.” Selected Messages, book 2, 104.

« Les premier et deuxième messages furent donnés en 1843 et 1844, et nous sommes maintenant sous la proclamation du troisième ; mais les trois messages doivent encore être proclamés. Il est tout aussi essentiel maintenant que jamais auparavant qu’ils soient répétés à ceux qui recherchent la vérité. Par la plume et par la voix, nous devons faire retentir la proclamation, en montrant leur ordre, et l’application des prophéties qui nous conduisent au message du troisième ange. Il ne peut y avoir de troisième sans le premier et le deuxième. Ces messages, nous devons les donner au monde par des publications, par des discours, en montrant, dans la ligne de l’histoire prophétique, les choses qui ont été et les choses qui seront. » Selected Messages, livre 2, 104.

Habakkuk's Two Tables 1 of 95

Les Deux Tables de Habacuc 1 sur 95

Introduction to Habakkuk's Two Tables and the Midnight Cry

Introduction aux deux tables de Habacuc et au Cri de Minuit

In this series, we will be looking at Habakkuk's two tables—the 1843 and 1850 Charts—over an extended period. We will begin by putting the Midnight Cry in place. As mentioned, much of the initial presentations will be review for those familiar with this message, but since we are preparing a series that may be studied by people new to this message, we must lay out some basic ideas for them. We will start with the Midnight Cry, focusing on an aspect found in Ellen White's first vision. Let's read the first paragraph from Christian Experience and Teachings, page 57.

Dans cette série, nous examinerons sur une période prolongée les deux tables d’Habacuc — les cartes de 1843 et de 1850. Nous commencerons par mettre en place le Cri de Minuit. Comme cela a été mentionné, une grande partie des premières présentations sera une révision pour ceux qui connaissent déjà ce message ; mais puisque nous préparons une série qui pourra être étudiée par des personnes nouvelles à ce message, nous devons leur exposer certaines idées fondamentales. Nous commencerons par le Cri de Minuit, en nous concentrant sur un aspect que l’on trouve dans la première vision d’Ellen White. Lisons le premier paragraphe de Christian Experience and Teachings, page 57.

"It was not long after the passing of time in 1844 that my first open vision was given me. I was visiting Mrs. Haines in Portland, Maine, a dear sister in Christ, whose heart was knit with mine. Five of us, all women, were kneeling quietly at the family altar. While we were praying, the power of God came upon me as never before."

Ce ne fut pas longtemps après l’écoulement du temps en 1844 que ma première vision ouverte me fut accordée. Je rendais visite à Mme Haines, à Portland, dans le Maine, une chère sœur en Christ, dont le cœur était uni au mien. Nous étions cinq, toutes des femmes, agenouillées en silence devant l’autel de famille. Pendant que nous priions, la puissance de Dieu vint sur moi comme jamais auparavant.

These five women, whose hearts were knit with Sister White, were not opposing any manifestation of the power of God. Notably, they were all women, representing the church, and there were five of them, which can be seen as five wise virgins. This is simply an observation.

Ces cinq femmes, dont les cœurs étaient étroitement unis à sœur White, ne s’opposaient à aucune manifestation de la puissance de Dieu. Il est significatif qu’elles fussent toutes des femmes, représentant l’Église, et qu’elles fussent au nombre de cinq, ce qui peut être considéré comme les cinq vierges sages. Ceci n’est qu’une simple observation.

"I seemed to be surrounded with light and to be rising higher and higher from the earth. I turned to look for the advent people in the world, but could not find them, when a voice said to me, 'Look again and look a little higher.' At this, I raised my eyes and saw a straight and narrow path cast up high above the world. On this path, the Advent people were traveling to the city, which was at the farther end of the path. They had a bright light set up behind them at the beginning of the path, which an angel told me was the Midnight Cry. This light shone all along the path and gave light for their feet so that they might not stumble. If they kept their eyes fixed on Jesus, who was just before them, leading them to the city, they were safe. But soon some grew weary and said the city was a great way off, and they expected to have entered it before. Then Jesus would encourage them by raising His glorious right arm, and from His arm came a light which waved over the advent band, and they shouted 'Alleluia!' Others rashly denied the light behind them and said that it was not God that had led them out so far. The light behind them went out, leaving their feet in perfect darkness, and they stumbled and lost sight of the mark and of Jesus, and fell off the path down into the dark and wicked world below."

Il me semblait être entourée de lumière et m’élever toujours plus haut au-dessus de la terre. Je me retournai pour chercher dans le monde le peuple adventiste, mais je ne pus le trouver, lorsqu’une voix me dit : « Regarde encore, et regarde un peu plus haut. » Alors je levai les yeux et vis un sentier droit et étroit, jeté bien au-dessus du monde. Sur ce sentier, le peuple adventiste avançait vers la cité, qui se trouvait à l’extrémité du sentier. Ils avaient derrière eux, au commencement du sentier, une lumière éclatante, qu’un ange me dit être le Cri de Minuit. Cette lumière brillait tout le long du sentier et éclairait leurs pieds afin qu’ils ne trébuchent pas. S’ils gardaient les yeux fixés sur Jésus, qui était juste devant eux et les conduisait à la cité, ils étaient en sécurité. Mais bientôt, quelques-uns se lassèrent et dirent que la cité était encore bien loin, et qu’ils s’attendaient à y être déjà entrés auparavant. Alors Jésus les encourageait en levant Son glorieux bras droit, et de Son bras jaillissait une lumière qui ondoyait au-dessus de la troupe adventiste, et ils s’écriaient : « Alléluia ! » D’autres nièrent témérairement la lumière qui était derrière eux et dirent que ce n’était pas Dieu qui les avait conduits si loin. La lumière derrière eux s’éteignit, laissant leurs pieds dans d’épaisses ténèbres, et ils trébuchèrent, perdirent de vue le but et Jésus, et tombèrent hors du sentier, dans le monde sombre et méchant au-dessous.

William Miller and the Midnight Cry

William Miller et le cri de minuit

In this first presentation, after establishing a few points, we will discuss the Low Hampton Conference of Adventists in December 1844. At this conference, some Millerites gathered, and William Miller rejected the understanding of the Midnight Cry. The logic here is that this vision, while for all of us, was especially for William Miller.

Dans cette première présentation, après avoir établi quelques points, nous traiterons de la conférence adventiste de Low Hampton, en décembre 1844. Lors de cette conférence, quelques millérites se rassemblèrent, et William Miller rejeta la compréhension du Cri de Minuit. La logique ici est que cette vision, bien qu’elle soit destinée à nous tous, était particulièrement pour William Miller.

In that same month, William Miller denied the light behind them—the Midnight Cry—which would cause him to fall off the path to the wicked world below. We will explore the implications of this. Historical evidence shows that the Millerites all believed they were fulfilling the parable of the ten virgins; it was common knowledge among them. We will show that William Miller had an understanding of what the Midnight Cry was. Miller believed the Midnight Cry was the judgment hour message of Daniel 8:14 and Revelation 14:6-9. He believed the message he began proclaiming in the early 1830s was the Midnight Cry, 'Behold, the bridegroom cometh,' and that Jesus was coming to the world as the bridegroom.

Au cours de ce même mois, William Miller rejeta la lumière qui était derrière eux — le Cri de Minuit — ce qui devait le faire tomber du sentier vers le monde impie au-dessous. Nous en examinerons les implications. Les preuves historiques montrent que les millérites croyaient tous accomplir la parabole des dix vierges ; c’était là, parmi eux, une chose généralement reconnue. Nous montrerons que William Miller comprenait ce qu’était le Cri de Minuit. Miller croyait que le Cri de Minuit était le message de l’heure du jugement de Daniel 8:14 et d’Apocalypse 14:6-9. Il croyait que le message qu’il avait commencé à proclamer au début des années 1830 était le Cri de Minuit, « Voici, l’époux vient », et que Jésus venait au monde en tant qu’époux.

For most of Millerite history, they believed they were fulfilling the parable of the ten virgins, but they thought the Midnight Cry described the message they had been proclaiming. However, by the summer of 1844, a new and correct understanding emerged: the Midnight Cry was the Seventh Month movement, with Jesus expected to come on the tenth day of the seventh month. That was the true Midnight Cry. When Miller rejected the true Midnight Cry in December 1844, he was rejecting the history of the summer of 1844 and reverting to his earlier position that it was just the general message from the 1830s. Understanding the dynamics of the Midnight Cry is crucial. If you do not understand the 2520 as the Millerites did, you cannot understand the Midnight Cry. If you cannot understand the Midnight Cry as the Millerites did, you fall off the path to the wicked world below.

Pendant la plus grande partie de l’histoire millérite, ils croyaient accomplir la parabole des dix vierges, mais ils pensaient que le Cri de Minuit décrivait le message qu’ils avaient proclamé. Toutefois, à l’été de 1844, une compréhension nouvelle et correcte apparut : le Cri de Minuit était le mouvement du Septième Mois, Jésus devant venir le dixième jour du septième mois. Tel était le véritable Cri de Minuit. Lorsque Miller rejeta le véritable Cri de Minuit en décembre 1844, il rejetait l’histoire de l’été 1844 et revenait à sa position antérieure selon laquelle il ne s’agissait que du message général des années 1830. Il est crucial de comprendre la dynamique du Cri de Minuit. Si vous ne comprenez pas les 2520 comme les millérites les comprenaient, vous ne pouvez pas comprendre le Cri de Minuit. Si vous ne pouvez pas comprendre le Cri de Minuit comme les millérites le comprenaient, vous tombez du sentier vers le monde méchant en contrebas.

In this presentation, we will start with some truths on the chart that are openly rejected by Adventism today. The Biblical Research Institute of the Seventh-day Adventist Church and most Adventist theologians reject the 2520. We will address this biblically as we proceed, but initially, we will show that Ellen White fully endorses the 2520. The Institute and most theologians also reject the pioneer understanding of the Daily. We will show that rejecting the pioneer understanding of the Daily being paganism is rejecting the spirit of prophecy. The Institute also publicly rejects the pioneer understanding of the trumpets—the Fifth and Sixth Trumpet. We will begin by showing that rejecting the pioneer understanding of the trumpets is rejecting the Spirit of Prophecy.

Dans cette présentation, nous commencerons par certaines vérités figurant sur le graphique qui sont aujourd’hui ouvertement rejetées par l’adventisme. Le Biblical Research Institute de l’Église adventiste du septième jour, ainsi que la plupart des théologiens adventistes, rejettent le 2520. Nous traiterons cette question d’un point de vue biblique au fur et à mesure, mais, dans un premier temps, nous montrerons qu’Ellen White approuve pleinement le 2520. L’Institut et la plupart des théologiens rejettent également la compréhension pionnière du « Daily ». Nous montrerons que rejeter la compréhension pionnière selon laquelle le « Daily » est le paganisme, c’est rejeter l’Esprit de prophétie. L’Institut rejette aussi publiquement la compréhension pionnière des trompettes — les cinquième et sixième trompettes. Nous commencerons par montrer que rejeter la compréhension pionnière des trompettes, c’est rejeter l’Esprit de prophétie.

Today, most Adventists are vague at best about the 1290 and the 1335. Without the pioneer understanding of the 1335, there is no biblical justification for identifying the tarrying time that began on March 22, 1844. Without understanding the tarrying time, one cannot grasp the dynamics of the Midnight Cry. Without understanding the Midnight Cry, one falls off the path to the wicked world below. We will show these truths on the chart in terms of the clear endorsement of the Spirit of Prophecy, and then dissect them from the Word of God. But first, we need to see what surrounded Millerite history and what produced the Midnight Cry.

Aujourd’hui, la plupart des adventistes demeurent, au mieux, dans le vague au sujet des 1290 et des 1335. Sans la compréhension pionnière des 1335, il n’existe aucune justification biblique pour identifier le temps d’attente qui commença le 22 mars 1844. Sans la compréhension du temps d’attente, on ne peut saisir la dynamique du Cri de minuit. Sans la compréhension du Cri de minuit, on tombe hors du sentier vers le monde méchant d’en bas. Nous montrerons ces vérités sur la carte à la lumière de l’approbation claire de l’Esprit de prophétie, puis nous les analyserons à partir de la Parole de Dieu. Mais d’abord, il nous faut voir ce qui entourait l’histoire millérite et ce qui produisit le Cri de minuit.

Millerite History and the Arrival of the First Angel

L’histoire millérite et l’arrivée du premier ange

We begin with Uriah Smith from Thoughts on Daniel and Revelation, page 521, to show the Millerite history and address 1798. Uriah Smith writes, 'The chronology of the events of Revelation 10 is further ascertained from the fact that this angel is identical with the first angel of Revelation 14.' In Revelation 10, a mighty angel comes down from heaven with a little book open in his hand. Ellen White informs us that this mighty angel is Jesus Christ, and the little book is the Book of Daniel. By the end of chapter ten, John is told to eat the little book, which will be sweet in his mouth and bitter in his stomach. John represents the Millerite history, where the message of Daniel is sweet but leads to bitter disappointment. The mighty angel of Revelation 10, according to the pioneers, is the first angel of Revelation 14—they are the same angel.

Nous commençons par Uriah Smith, dans *Thoughts on Daniel and Revelation*, page 521, afin de montrer l’histoire millérite et d’aborder 1798. Uriah Smith écrit : « La chronologie des événements d’Apocalypse 10 est encore davantage établie par le fait que cet ange est identique au premier ange d’Apocalypse 14. » Dans Apocalypse 10, un ange puissant descend du ciel, ayant dans sa main un petit livre ouvert. Ellen White nous informe que cet ange puissant est Jésus-Christ, et que le petit livre est le livre de Daniel. À la fin du chapitre dix, il est dit à Jean de manger le petit livre, qui sera doux dans sa bouche et amer dans son ventre. Jean représente l’histoire millérite, où le message de Daniel est doux, mais conduit à une amère déception. L’ange puissant d’Apocalypse 10, selon les pionniers, est le premier ange d’Apocalypse 14 — c’est le même ange.

We often do not spend much time being specific about these angels in Revelation, but we should. The mighty angel in Revelation 10 is also the angel that William Miller believed was fulfilling the Midnight Cry by accomplishing the work of the first angel of Revelation 14: 'Fear God and give Him glory, for the hour of His judgment is come.' The hour of His judgment refers to Daniel 8:14. These angels identify different aspects of the work accomplished.

Souvent, nous ne consacrons pas beaucoup de temps à être précis au sujet de ces anges dans l’Apocalypse, mais nous le devrions. L’ange puissant d’Apocalypse 10 est aussi l’ange dont William Miller croyait qu’il accomplissait le Cri de Minuit en réalisant l’œuvre du premier ange d’Apocalypse 14 : « Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue. » L’heure de son jugement renvoie à Daniel 8:14. Ces anges identifient différents aspects de l’œuvre accomplie.

Returning to Uriah Smith: 'The chronology of the events of Revelation 10 is further ascertained from the fact that this angel is identical with the first angel of Revelation 14.' He explains what ties them together: both have a special message to proclaim, both utter their proclamation with a loud voice, both use similar language referring to the Creator, and both proclaim time—one swearing that time should be no more, and the other proclaiming the hour of God's judgment has come. The message of Revelation 14:6 is located on this side of the commencement of the time of the end.

Pour revenir à Uriah Smith : « La chronologie des événements d’Apocalypse 10 est encore établie plus précisément par le fait que cet ange est identique au premier ange d’Apocalypse 14. » Il explique ce qui les rattache l’un à l’autre : tous deux ont un message particulier à proclamer, tous deux font retentir leur proclamation d’une voix forte, tous deux emploient un langage semblable se rapportant au Créateur, et tous deux proclament le temps — l’un jurant qu’il n’y aurait plus de temps, et l’autre proclamant que l’heure du jugement de Dieu est venue. Le message d’Apocalypse 14:6 se situe en deçà du commencement du temps de la fin.

Uriah Smith states that the time of the end is 1798, and the message of Revelation 14 comes after that. He writes, 'But the message of Revelation 14:6 is located this side of the commencement of the time at the end. It is a proclamation of the hour of God's judgment come, and hence must have its application in the last generation. Paul did not preach the hour of judgment come. Luther and his coadjutors did not preach it. Paul reasoned of a judgment to come, indefinitely future, and Luther placed it at least three hundred years off from his day. Moreover, Paul warns the church against any such preaching as that the hour of God's judgment has come until a certain time.' In 2 Thessalonians 2:1-3, Paul says that the day of Christ is not at hand until the falling away comes first and the man of sin is revealed. Paul introduces the man of sin, the little horn, the papacy, and covers with a caution the whole period of his supremacy, which continued 1260 years, ending in 1798.

Uriah Smith déclare que le temps de la fin est 1798, et que le message d’Apocalypse 14 vient après cela. Il écrit : « Mais le message d’Apocalypse 14:6 se situe en deçà du commencement du temps de la fin. C’est une proclamation de l’heure venue du jugement de Dieu, et, par conséquent, il doit avoir son application dans la dernière génération. Paul n’a pas prêché que l’heure du jugement était venue. Luther et ses collaborateurs ne l’ont pas prêché non plus. Paul discourait au sujet d’un jugement à venir, indéfiniment futur, et Luther le plaçait à au moins trois cents ans de son époque. De plus, Paul met l’Église en garde contre toute prédication de ce genre, à savoir que l’heure du jugement de Dieu est venue, jusqu’à un certain temps. » Dans 2 Thessaloniciens 2:1-3, Paul dit que le jour de Christ n’est pas proche avant que l’apostasie soit arrivée auparavant et que l’homme de péché soit révélé. Paul introduit l’homme de péché, la petite corne, la papauté, et couvre d’un avertissement toute la période de sa suprématie, qui a duré 1260 ans et s’est terminée en 1798.

In 1798, the restriction against proclaiming the day of Christ at hand ceased. The time of the end commenced, and the seal was taken from the little book. Since then, the angel of Revelation 14 has gone forth. Uriah Smith says, 'If you will see it,' since 1798, the first angel's message has gone forth. In 1798, the first angel of Revelation 14 arrives in history—this is the pioneer understanding. Since then, the angel of Revelation 14 has proclaimed the hour of God's judgment come, and the angel of chapter ten has taken his stand on the sea and the land, swearing that time should be no more. Their identity is unquestionable. All arguments that locate one are effective for the other. The present generation is witnessing the fulfillment of these two prophecies. In the preaching of the advent, especially from 1840 to 1844, began their full and circumstantial accomplishment.

En 1798, la restriction qui s’opposait à la proclamation de la proximité du jour du Christ cessa. Le temps de la fin commença, et le sceau fut ôté du petit livre. Depuis lors, l’ange d’Apocalypse 14 est sorti. Uriah Smith dit : « Si vous voulez le voir, » depuis 1798, le message du premier ange est sorti. En 1798, le premier ange d’Apocalypse 14 entre dans l’histoire — telle est la compréhension des pionniers. Depuis lors, l’ange d’Apocalypse 14 a proclamé que l’heure du jugement de Dieu est venue, et l’ange du chapitre dix a pris position sur la mer et sur la terre, jurant qu’il n’y aurait plus de temps. Leur identité est incontestable. Tous les arguments qui situent l’un valent pour l’autre. La génération actuelle est témoin de l’accomplissement de ces deux prophéties. Dans la prédication de l’avènement, particulièrement de 1840 à 1844, commença leur accomplissement plein et circonstancié.

Smith marks 1840 and 1844 in reference to the first angel of Revelation 14 arriving in 1798, but also marks the first angel in 1840, where the message is empowered. In the preaching of the advent, especially from 1840 to 1844, began their full accomplishment. The angel's position with one foot on the sea and one on the land denotes the wide extent of his proclamation. The message would cross the ocean and extend to various nations, and the advent proclamation did go to every missionary station in the world. From 1840, the first angel's message, according to Ellen White, was carried to every mission station in the world. This was accomplished when the year-day principle of Bible prophecy was confirmed with the collapse of the Ottoman Empire. We are not dealing with the details at this point, but setting the stage for the Millerite history and the dynamics of the Midnight Cry.

Smith situe 1840 et 1844 en rapport avec l’arrivée du premier ange d’Apocalypse 14 en 1798, mais il situe aussi le premier ange en 1840, où le message reçoit sa puissance. Dans la prédication de l’avènement, surtout de 1840 à 1844, commença leur plein accomplissement. La position de l’ange, un pied sur la mer et un pied sur la terre, dénote la vaste étendue de sa proclamation. Le message traverserait l’océan et s’étendrait à diverses nations, et la proclamation de l’avènement parvint effectivement à chaque station missionnaire dans le monde. À partir de 1840, le message du premier ange, selon Ellen White, fut porté à chaque station missionnaire dans le monde. Cela s’accomplit lorsque le principe jour-année de la prophétie biblique fut confirmé par l’effondrement de l’Empire ottoman. Nous ne traitons pas des détails à ce stade, mais nous posons le cadre de l’histoire millérite et des dynamiques du Cri de minuit.

Key Historical Events: 1833 and the Falling of the Stars

Événements historiques clés : 1833 et la chute des étoiles

In 1833, the falling of the stars occurred. Ellen White comments in The Great Controversy, page 333: 'In 1833, two years after Miller began to present in public the evidences of Christ's soon coming, the last of the signs appeared which were promised by the Saviour as tokens of His second advent. Said Jesus: "The stars shall fall from heaven." Matthew 24:29. And John in the Revelation declared, as he beheld in vision the scenes that should herald the day of God: "The stars of heaven fell unto the earth, even as a fig tree casteth her untimely figs, when she is shaken of a mighty wind." Revelation 6:13. This prophecy received a striking and impressive fulfillment in the great meteoric shower of November 13, 1833.'

En 1833 eut lieu la chute des étoiles. Ellen White commente dans La Tragédie des siècles, page 333 : « En 1833, deux ans après que Miller eut commencé à présenter publiquement les preuves du proche avènement du Christ, apparut le dernier des signes que le Sauveur avait promis comme gages de son second avènement. Jésus dit : “Les étoiles tomberont du ciel.” Matthieu 24:29. Et Jean, dans l’Apocalypse, déclara, tandis qu’il contemplait en vision les scènes qui devaient annoncer le jour de Dieu : “Les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu’un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes.” Apocalypse 6:13. Cette prophétie reçut un accomplissement frappant et impressionnant dans la grande pluie de météores du 13 novembre 1833. »

William Miller's testimony recounts: 'On Saturday after breakfast—in the summer of 1833, I sat down at my desk to examine some point, and as I rose to go out to work, it came home to me with more force than ever, "Go and tell it to the world." The impression was so sudden and came with such force that I settled down into my chair saying, "I can't go, Lord." "Why not?" seemed to be the response, and then all my excuses came up, my want of ability, but my distress became so great I entered into a solemn covenant with God that if He would open the way, I would go and perform my duty to the world. "What do you mean by opening the way?" seemed to come to me. Why, said I, if I should have an invitation to speak publicly in any place, I will go and tell them what I find in the Bible about the Lord's coming. Instantly all my burden was gone. And I rejoiced that I should not probably be thus called upon, for I'd never had such an invitation, my trials were not known, and I had but little expectation of being invited to any field of labor. In about a half an hour from this time, before I'd left the room, a son of Mr. Guilford of Dresden, about sixteen miles from my residence, came in and said that his father had sent for me and wished me to go home with him, supposing that he'd wish to see me on some business. I asked him what he wanted. He replied that there was to be no preaching in their church the next day, and his father wished to have me come and talk to the people on the subject of the Lord's coming. I was immediately angry with myself for having made the covenant I had. I rebelled at once against the Lord and determined not to go. I left the boy without giving him any answer and retired in great distress to a grove nearby. Then I struggled with the Lord for about an hour, endeavoring to release myself from the covenant I had made with him, but I could get no relief. It was impressed upon my conscience, "Will you make a covenant with God and break it so soon?" and the exceeding sinfulness of thus doing overwhelmed me. I finally submitted and promised the Lord that if He would sustain me, I would go, trusting in Him to give me grace and ability to perform all He should require of me. I returned to the house and found the boy still waiting. He remained till after dinner, and I returned with him to Dresden.' This is how Miller, in the summer of 1833, began to publicly present the message. In December 1833, the falling of the stars added solemnity to his message.

Le témoignage de William Miller rapporte : « Le samedi après le petit-déjeuner — durant l’été de 1833 — je m’assis à mon bureau pour examiner quelque point, et comme je me levais pour sortir travailler, il s’imposa à moi avec plus de force que jamais : “Va, et annonce-le au monde.” L’impression fut si soudaine et vint avec une telle force que je retombai sur ma chaise en disant : “Je ne peux pas aller, Seigneur.” “Pourquoi pas ?” sembla être la réponse ; alors toutes mes excuses surgirent, mon manque de capacité ; mais ma détresse devint si grande que j’entrai dans une alliance solennelle avec Dieu : s’Il voulait ouvrir la voie, j’irais accomplir mon devoir envers le monde. “Que veux-tu dire par ouvrir la voie ?” sembla m’être adressé. Eh bien, dis-je, si je recevais une invitation à parler publiquement en quelque lieu que ce soit, j’irai leur dire ce que je trouve dans la Bible au sujet de la venue du Seigneur. À l’instant même, tout mon fardeau disparut. Et je me réjouissais à la pensée qu’il était peu probable que l’on m’appelât ainsi, car je n’avais jamais reçu une telle invitation, mes épreuves n’étaient pas connues, et je n’avais guère l’espoir d’être invité dans quelque champ de travail que ce soit. Environ une demi-heure plus tard, avant même que j’eusse quitté la pièce, un fils de M. Guilford, de Dresden, à environ seize milles de ma demeure, entra et dit que son père l’avait envoyé me chercher et désirait que je rentrasse chez lui avec lui, supposant qu’il voudrait me voir pour quelque affaire. Je lui demandai ce qu’il voulait. Il répondit qu’il n’y aurait pas de prédication dans leur église le lendemain, et que son père désirait que je vienne parler au peuple sur le sujet de la venue du Seigneur. Je fus immédiatement irrité contre moi-même d’avoir fait l’alliance que j’avais faite. Je me révoltai aussitôt contre le Seigneur et résolus de ne pas y aller. Je laissai le garçon sans lui donner de réponse et me retirai, dans une grande détresse, dans un bosquet voisin. Là, je luttai avec le Seigneur pendant environ une heure, m’efforçant de me délier de l’alliance que j’avais conclue avec Lui, mais je ne pus obtenir aucun soulagement. Il fut imprimé dans ma conscience : “Ferais-tu une alliance avec Dieu pour la rompre si tôt ?” et l’extrême gravité d’un tel péché m’accabla. Je finis par me soumettre et promis au Seigneur que, s’Il voulait me soutenir, j’irais, me confiant en Lui pour me donner la grâce et la capacité d’accomplir tout ce qu’Il exigerait de moi. Je retournai à la maison et trouvai le garçon qui attendait encore. Il resta jusqu’après le dîner, et je retournai avec lui à Dresden. » C’est ainsi que Miller, durant l’été de 1833, commença à présenter publiquement le message. En décembre 1833, la chute des étoiles ajouta de la solennité à son message.

1840: The Fulfillment of Prophecy and the Ottoman Empire

1840 : L’accomplissement de la prophétie et l’Empire ottoman

In 1840, Ellen White comments on a remarkable fulfillment of prophecy. This passage is often controverted in the Spirit of Prophecy, with some arguing that Uriah Smith inserted it into The Great Controversy, but these arguments are unfounded. She is speaking about the sequence of prophetic fulfillment's leading up to 1840, including the falling of the stars and the Dark Day. She writes, 'In the year 1840, another remarkable fulfillment of prophecy excited widespread interest.'

En 1840, Ellen White commente un accomplissement remarquable de la prophétie. Ce passage est souvent contesté dans l’Esprit de prophétie, certains soutenant qu’Uriah Smith l’a inséré dans The Great Controversy, mais ces arguments sont sans fondement. Elle parle de la succession des accomplissements prophétiques conduisant jusqu’en 1840, y compris la chute des étoiles et le Jour obscur. Elle écrit : « In the year 1840, another remarkable fulfillment of prophecy excited widespread interest. »

She refers to biblical prophecy, not merely a human prediction by Josiah Litch. Two years before, Josiah Litch, a leading minister preaching the second advent, published an exposition of Revelation 9, predicting the fall of the Ottoman Empire. According to his calculations, this power was to be overthrown on August 11, 1840. At the specified time, Turkey, through her ambassadors, accepted the protection of the Allied Powers of Europe and thus placed herself under the control of Christian nations. The event exactly fulfilled the prediction. When it became known, multitudes were convinced of the correctness of the principles of prophetic interpretation adopted by Miller and his associates, and a wonderful impetus was given to the Advent movement. Men of learning and position united with Miller in preaching and publishing his views, and from 1840 to 1844, the work rapidly extended.

Elle fait référence à la prophétie biblique, et non pas simplement à une prédiction humaine de Josiah Litch. Deux ans auparavant, Josiah Litch, l’un des principaux ministres prêchant le second avènement, avait publié une exposition d’Apocalypse 9, annonçant la chute de l’Empire ottoman. Selon ses calculs, cette puissance devait être renversée le 11 août 1840. Au moment indiqué, la Turquie, par l’intermédiaire de ses ambassadeurs, accepta la protection des puissances alliées de l’Europe et se plaça ainsi sous le contrôle des nations chrétiennes. L’événement accomplit exactement la prédiction. Lorsque cela fut connu, des multitudes furent convaincues de la justesse des principes d’interprétation prophétique adoptés par Miller et ses associés, et une impulsion remarquable fut donnée au mouvement adventiste. Des hommes instruits et de haut rang s’unirent à Miller pour prêcher et publier ses vues, et de 1840 à 1844, l’œuvre s’étendit rapidement.

Uriah Smith had told us that the first angel of Revelation 14 arrived in 1798, but it is the same angel as the angel of Revelation 10. In Revelation 10, John is told to take the little book out of the angel's hand and eat it, and it will become sweet in his mouth. The Millerite message became sweet on August 11, 1840, after two years of predicting the collapse of the Ottoman Empire based on the year-day principle of Bible prophecy. When the event was exactly fulfilled, the message they had been proclaiming became sweet in their mouth.

Uriah Smith nous avait dit que le premier ange d’Apocalypse 14 était arrivé en 1798, mais c’est le même ange que l’ange d’Apocalypse 10. Dans Apocalypse 10, il est dit à Jean de prendre le petit livre de la main de l’ange et de le manger, et il deviendra doux dans sa bouche. Le message millérite devint doux le 11 août 1840, après deux années durant lesquelles on avait prédit l’effondrement de l’Empire ottoman sur la base du principe jour-année de la prophétie biblique. Lorsque l’événement s’accomplit exactement, le message qu’ils avaient proclamé devint doux dans leur bouche.

On August 11, 1840, the message became sweet in their mouth. John is told to take the little book out of the angel's hand that has descended. The angel descends on August 11, 1840, and this angel of Revelation 10 is the same as the first angel of Revelation 14. The angel of Revelation 14 arrives in 1798 at the time of the end, but his message is empowered in 1840. Ellen White says that when the event became known, multitudes were convinced of the correctness of the principles of prophetic interpretation adopted by Miller and his associates. Since the 1930s, beginning in 1919 but especially in the 1930s, Adventism has rejected the rules of prophetic interpretation adopted by Miller and his associates—those rules being the proof text method of Bible study.

Le 11 août 1840, le message devint doux dans leur bouche. Il est dit à Jean de prendre de la main de l’ange descendu le petit livre. L’ange descend le 11 août 1840, et cet ange d’Apocalypse 10 est le même que le premier ange d’Apocalypse 14. L’ange d’Apocalypse 14 arrive en 1798, au temps de la fin, mais son message est revêtu de puissance en 1840. Ellen White dit que, lorsque l’événement fut connu, des multitudes furent convaincues de la justesse des principes d’interprétation prophétique adoptés par Miller et ses associés. Depuis les années 1930, à partir de 1919 mais surtout dans les années 1930, l’adventisme a rejeté les règles d’interprétation prophétique adoptées par Miller et ses associés — ces règles étant la méthode des textes à l’appui dans l’étude de la Bible.

The 1843 Chart and the Tarrying Time

Le Tableau de 1843 et le Temps de l’Attente

The next waymark in history is the 1843 chart, produced in May 1842. Ellen White says, 'I have seen that the 1843 chart was directed by the hand of the Lord and that it should not be altered, that the figures were as He wanted them, and that His hand was over and hid a mistake in some of the figures so that none could see it until His hand was removed.' This chart is a prophetic waymark, produced in May 1842. In June 1842, the Protestant churches closed their doors and the second angel arrives.

Le jalon suivant dans l’histoire est le tableau de 1843, publié en mai 1842. Ellen White déclare : « J’ai vu que le tableau de 1843 avait été dirigé par la main du Seigneur et qu’il ne devait pas être modifié ; que les chiffres étaient tels qu’Il les voulait, et que Sa main était posée sur eux et cachait une erreur dans certains des chiffres, de sorte que personne ne pouvait la voir jusqu’à ce que Sa main fût retirée. » Ce tableau est un jalon prophétique, publié en mai 1842. En juin 1842, les Églises protestantes fermèrent leurs portes et le second ange arrive.

From Testimonies, volume one, page 21: 'In June of 1842, Mr. Miller gave his second course of lectures at the Casco Street Church in Portland, Maine. With few exceptions, the different denominations closed the doors of their churches against Mr. Miller.' Ellen White informs us that as Seventh-day Adventist Christians, we should learn to reason from cause to effect. The cause that led the Protestant churches to close their doors was the introduction of this chart. When the chart was introduced in May, the Protestant churches determined that the Millerites were deluded fanatics.

Des Testimonies, volume un, page 21 : « En juin 1842, M. Miller donna sa seconde série de conférences à l’église de Casco Street, à Portland, dans le Maine. À quelques exceptions près, les différentes dénominations fermèrent les portes de leurs églises à M. Miller. » Ellen White nous informe qu’en tant que chrétiens adventistes du septième jour, nous devrions apprendre à raisonner de la cause à l’effet. La cause qui conduisit les églises protestantes à fermer leurs portes fut l’introduction de cette carte prophétique. Lorsque la carte fut introduite en mai, les églises protestantes décidèrent que les millérites étaient des fanatiques égarés.

The first disappointment is next. From The Great Controversy, page 393: 'As early as 1842, the direction given in this prophecy to write the vision and make it plain upon tables, that he may run that readeth it, had suggested to Charles Fitch the preparation of a prophetic chart to illustrate the visions of Daniel and Revelation.' Charles Fitch, who died just before the Great Disappointment of October 22, 1844, was used by the Lord in this history. He prepared the chart, which was published in May 1842.

Vient ensuite la première déception. Dans The Great Controversy, page 393 : « Dès 1842, l’instruction donnée dans cette prophétie d’écrire la vision et de la graver sur des tables, afin qu’on la lise couramment, avait suggéré à Charles Fitch la préparation d’un tableau prophétique destiné à illustrer les visions de Daniel et de l’Apocalypse. » Charles Fitch, qui mourut juste avant la Grande Déception du 22 octobre 1844, fut employé par le Seigneur dans cette histoire. Il prépara le tableau, qui fut publié en mai 1842.

The publication of this chart was regarded as a fulfillment of the command of Habakkuk. No one, however, noticed an apparent delay in the accomplishment of the vision. A tarrying time is presented in the same prophecy. After the disappointment, this scripture appeared significant: 'The vision is yet for an appointed time, but at the end it shall speak and not lie, though it tarry, wait for it, because it will surely come, it will not tarry. The just shall live by faith.' The tarrying time is the first disappointment, which comes on March 22, 1844. The Millerites were predicting the end of the world in 1843, using the biblical reckoning of time. When the Lord had not come by then, the first disappointment set in on March 22, 1844. That is the tarrying time.

La publication de ce tableau fut considérée comme un accomplissement de l’ordre donné à Habacuc. Personne, toutefois, ne remarqua un retard apparent dans l’accomplissement de la vision. Un temps d’attente est présenté dans la même prophétie. Après la déception, ce passage de l’Écriture parut significatif : « Car c’est une vision dont le temps est déjà fixé ; elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas ; si elle tarde, attends-la, car elle s’accomplira certainement, elle ne tardera pas. Le juste vivra par sa foi. » Le temps d’attente est la première déception, qui survient le 22 mars 1844. Les millérites annonçaient la fin du monde en 1843, en se fondant sur le comput biblique du temps. Lorsque le Seigneur ne fut pas venu à cette date, la première déception survint le 22 mars 1844. C’est là le temps d’attente.

This is the tarrying time in the parable of the ten virgins, in Habakkuk 2, and in Daniel 12. Daniel 12:11 says, 'And from the time that the daily sacrifice shall be taken away...' The pioneers understood that paganism was subdued in 508, with Clovis defeating the Visigoths. From the time that paganism is taken away and the papacy is set up (thirty years later in 538), there shall be 1290 days. The next verse says, 'Blessed is he that waiteth and cometh to the thousand three hundred and thirty-five days.' 508 plus 1335 equals 1843. 'Blessed is he that comes to 1843.' The 1335 marks the tarrying time, saying, 'Blessed is he that waiteth and cometh to 1843.' If you uphold the pioneer understanding of the daily, as Ellen White does, this is clear.

C’est le temps du retardement dans la parabole des dix vierges, dans Habacuc 2 et dans Daniel 12. Daniel 12:11 dit : « Et depuis le temps où le sacrifice perpétuel sera ôté… » Les pionniers comprenaient que le paganisme fut supprimé en 508, lorsque Clovis vainquit les Wisigoths. Depuis le moment où le paganisme est ôté et où la papauté est établie (trente ans plus tard, en 538), il y aura 1290 jours. Le verset suivant dit : « Heureux celui qui attendra, et qui parviendra jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours ! » 508 plus 1335 égale 1843. « Heureux celui qui parvient à 1843. » Les 1335 marquent le temps du retardement, en disant : « Heureux celui qui attendra, et qui parviendra jusqu’à 1843. » Si vous maintenez l’interprétation pionnière du perpétuel, comme le fait Ellen White, cela est clair.

To further clarify, Isaiah 30:18 says, 'And therefore will the Lord wait.' Here, the Lord is the bridegroom in the parable of the ten virgins, and He is tarrying. 'And therefore will the bridegroom tarry that he may be gracious unto you, and therefore will he be exalted that he may have mercy on you, for the Lord is a God of judgment. Blessed are all they that wait for Him.' This matches Daniel 12:12: 'Blessed is he who waiteth and cometh to the 1335.' The bridegroom tarries on March 22, 1844. There is a blessing attached to coming to the first disappointment and then waiting. When you get here, you are to wait. What are you waiting for? Habakkuk 2:3 says, 'For the vision is yet for an appointed time, but at the end it shall speak and not lie, though it tarry, wait for it.' The blessing of coming to the 1335 is the blessing of coming to this history, where the Lord will accomplish the Midnight Cry.

Pour préciser davantage, Ésaïe 30:18 dit : « C’est pourquoi le Seigneur attendra. » Ici, le Seigneur est l’époux dans la parabole des dix vierges, et il tarde. « C’est pourquoi l’époux tardera afin de vous faire grâce, et c’est pourquoi il sera exalté afin d’avoir compassion de vous ; car le Seigneur est un Dieu de jugement. Heureux tous ceux qui l’attendent. » Cela correspond à Daniel 12:12 : « Heureux celui qui attend et qui parvient au 1335. » L’époux tarde le 22 mars 1844. Une bénédiction est attachée au fait de parvenir au premier désappointement, puis d’attendre. Lorsque vous arrivez ici, vous devez attendre. Qu’attendez-vous ? Habacuc 2:3 dit : « Car la vision est encore pour un temps fixé ; mais à la fin elle parlera et ne mentira pas ; quand elle tarderait, attends-la. » La bénédiction de parvenir au 1335 est la bénédiction de parvenir à cette histoire, où le Seigneur accomplira le Cri de Minuit.

Not everyone will be allowed to participate in the Midnight Cry. Some people traveled along with the Millerites not because of their own personal experience with Jesus Christ or personal study of God's Word, but out of fear. Before the Midnight Cry arrives, the Lord separates these brethren from the movement. The first disappointment is part of the process preparing for the Midnight Cry. According to Ellen White, if we do not understand this, we fall off the path to the wicked world below.

Tous ne seront pas autorisés à participer au Cri de Minuit. Certaines personnes cheminèrent avec les millérites, non en raison de leur propre expérience personnelle avec Jésus-Christ ni d’une étude personnelle de la Parole de Dieu, mais par crainte. Avant l’arrivée du Cri de Minuit, le Seigneur sépare ces frères du mouvement. La première déception fait partie du processus de préparation en vue du Cri de Minuit. Selon Ellen White, si nous ne comprenons pas cela, nous tombons du sentier dans le monde impie au-dessous.

The Empowerment of the Second Angel's Message

Le Renforcement du Message du Deuxième Ange

From Early Writings, page 238: 'Near the close of the second angel's message, I saw a great light from heaven shining upon the people of God. The rays of this light seemed bright as the sun, and I heard voices of angels crying, "Behold, the bridegroom cometh."' This was the Midnight Cry, which was to give power to the second angel's message. The pioneers understood that the first angel's message arrived in 1798 but was empowered with the collapse of the Ottoman Empire in 1840. All the messages arrive at a point in time and are thereafter empowered. The second angel's message arrives in March 22, 1844 when the Protestant churches closed their doors against the Millerite message. The Midnight Cry empowers the second angel's message. The third angel's message arrives on October 22, 1844, and is empowered when the mighty angel of Revelation 18 joins it. Every message arrives in history and is thereafter empowered. This is important to understand.

Extrait de Premiers Écrits, page 238 : « Vers la fin du message du deuxième ange, je vis une grande lumière venant du ciel briller sur le peuple de Dieu. Les rayons de cette lumière paraissaient éclatants comme le soleil, et j’entendis des voix d’anges s’écrier : “Voici, l’Époux vient.” » Tel était le Cri de Minuit, qui devait donner de la puissance au message du deuxième ange. Les pionniers comprirent que le message du premier ange était arrivé en 1798, mais qu’il fut rendu puissant avec l’effondrement de l’Empire ottoman en 1840. Tous les messages arrivent à un moment donné dans le temps et reçoivent ensuite de la puissance. Le message du deuxième ange arrive le 22 mars 1844, lorsque les Églises protestantes fermèrent leurs portes au message millérite. Le Cri de Minuit donne de la puissance au message du deuxième ange. Le message du troisième ange arrive le 22 octobre 1844, et il est rendu puissant lorsque l’ange puissant d’Apocalypse 18 se joint à lui. Chaque message arrive dans l’histoire et reçoit ensuite de la puissance. Il est important de le comprendre.

The Midnight Cry gave power to the second angel's message. Angels were sent from heaven to arouse the discouraged saints and prepare them for the great work before them. The most talented men were not the first to receive this message. William Miller was not the first to receive this message; quite the opposite, he was the last to receive it. He was the most talented in understanding the message, while Samuel Snow was the first. Those who had formerly led in the work were the last to receive and help swell the cry. Historically, the last person to accept the message of the Midnight Cry was William Miller.

Le cri de minuit donna de la puissance au message du second ange. Des anges furent envoyés du ciel pour réveiller les saints découragés et les préparer à la grande œuvre qui était devant eux. Les hommes les plus doués ne furent pas les premiers à recevoir ce message. William Miller ne fut pas le premier à recevoir ce message ; bien au contraire, il fut le dernier à le recevoir. C’était lui qui possédait le plus de talent pour comprendre le message, tandis que Samuel Snow fut le premier. Ceux qui avaient autrefois dirigé l’œuvre furent les derniers à recevoir le message et à contribuer à faire enfler le cri. Historiquement, la dernière personne à accepter le message du cri de minuit fut William Miller.

From The Great Controversy, 376: During the empowerment of the Midnight Cry, about 50,000 left the churches. As Miller's work tended to build up the churches, it was initially regarded with favor, but as ministers and religious leaders decided against the Advent doctrine and desired to suppress all agitation on the subject, they opposed it from the pulpit and denied their members the privilege of attending preaching on the second advent or even speaking of their hope in social meetings. Leaders in the Adventist Church today who forbid the teaching of this message in the church and even in private homes are prefigured here in the Millerite movement.

Extrait de The Great Controversy, p. 376 : Durant l’effusion de puissance qui accompagna le Cri de Minuit, environ 50 000 personnes quittèrent les Églises. Comme l’œuvre de Miller tendait à édifier les Églises, elle fut d’abord accueillie avec faveur ; mais lorsque des ministres et des chefs religieux se décidèrent contre la doctrine de l’Avent et désirèrent réprimer toute agitation sur ce sujet, ils s’y opposèrent du haut de la chaire et refusèrent à leurs membres le privilège d’assister à la prédication du second avènement, ou même de parler de leur espérance dans les réunions sociales. Les dirigeants de l’Église adventiste aujourd’hui qui interdisent l’enseignement de ce message dans l’Église et même dans les foyers privés sont ici préfigurés dans le mouvement millérite.

Believers found themselves in great trial and perplexity. They loved their churches and were reluctant to separate, but as they saw the testimony of God's Word suppressed and their right to investigate the prophecies denied, they felt that loyalty to God forbade them to submit. Those who sought to shut out the testimony of God's Word could not be regarded as constituting the Church of Christ. Hence, they felt justified in separating from their former connection. In the summer of 1844, about 50,000 withdrew from the churches.

Les croyants se trouvèrent dans une grande épreuve et une profonde perplexité. Ils aimaient leurs Églises et répugnaient à s’en séparer ; mais, lorsqu’ils virent le témoignage de la Parole de Dieu étouffé et leur droit d’examiner les prophéties nié, ils sentirent que la fidélité envers Dieu leur interdisait de se soumettre. Ceux qui cherchaient à exclure le témoignage de la Parole de Dieu ne pouvaient être regardés comme constituant l’Église du Christ. Dès lors, ils se crurent justifiés de se séparer de leur ancienne communion. Durant l’été de 1844, environ 50 000 se retirèrent des Églises.

Miller's Understanding and the True Midnight Cry

La compréhension de Miller et le véritable cri de minuit

From Elder Damsteegt's book, Foundation of Seventh-day Adventist Message and Mission, Miller believed that the proclamation of Daniel 8:14 and the first angel of Revelation 14 was the Midnight Cry—'Behold, the bridegroom cometh.' He believed this message was identifying the second coming of Christ. Miller thought the entire history was the Midnight Cry, but Ellen White states the Midnight Cry was accomplished at a specific point. Samuel Snow titled his presentation 'The True Midnight Cry' to distinguish it from the Millerite teaching that the Midnight Cry was the general message.

Dans l’ouvrage de l’ancien Damsteegt, Foundation of Seventh-day Adventist Message and Mission, Miller croyait que la proclamation de Daniel 8:14 et du premier ange d’Apocalypse 14 était le Cri de minuit — « Voici, l’époux vient. » Il croyait que ce message désignait la seconde venue du Christ. Miller pensait que toute cette histoire constituait le Cri de minuit, mais Ellen White déclare que le Cri de minuit s’est accompli à un moment précis. Samuel Snow intitula sa présentation « The True Midnight Cry » afin de la distinguer de l’enseignement millérite selon lequel le Cri de minuit était le message général.

The most spiritual received the message first, and those who had formerly led in the work were the last to receive and help swell the cry. William Miller, who had led the work from 1833 onward, struggled with the Midnight Cry message when it came in August 1844. He was unsure about separating from the churches and had been teaching another understanding of the Midnight Cry for many years.

Les plus spirituels reçurent d’abord le message, et ceux qui avaient autrefois dirigé l’œuvre furent les derniers à le recevoir et à contribuer à enfler le cri. William Miller, qui avait dirigé l’œuvre à partir de 1833, eut de la peine avec le message du cri de minuit lorsqu’il parvint en août 1844. Il n’était pas certain qu’il faille se séparer des Églises et enseignait depuis de nombreuses années une autre compréhension du cri de minuit.

William Miller wrote, 'I'd never been positive as to any particular day for the Lord's appearing, believing that no man could know the day and hour. In all my published lectures, it will be seen on the title page, about the year 1843. In all my oral lectures, I invariably told my audiences that the periods would terminate in 1843 if there were no mistake in my calculation, but that I could not say the end might not come even before that time, and that they should be continually prepared. In 1842, some of the brethren preached with great positiveness, the exact year, and censured me for putting in an "if."' In May 1842, the 1843 chart was published, and the brethren told Miller to remove the 'if' from his presentation.

William Miller écrivit : « Je n’avais jamais été certain d’aucun jour particulier pour l’apparition du Seigneur, croyant qu’aucun homme ne pouvait connaître le jour ni l’heure. Dans toutes mes conférences publiées, comme on peut le voir sur la page de titre, j’indiquais l’année 1843. Dans toutes mes conférences orales, je disais invariablement à mes auditeurs que les périodes se termineraient en 1843 s’il n’y avait pas d’erreur dans mon calcul, mais que je ne pouvais pas dire que la fin ne pût pas venir même avant ce temps-là, et qu’ils devaient être continuellement prêts. En 1842, quelques-uns des frères prêchèrent avec une grande assurance l’année exacte, et me blâmèrent d’avoir mis un “si”. » En mai 1842, la carte de 1843 fut publiée, et les frères dirent à Miller de supprimer le « si » de son exposé.

Miller continued, 'The public press had also published that I'd fixed upon a definite day, the twenty-third of April, for the Lord's advent. Therefore, in December of that year, as I could see no error in my reckoning, I published my belief that sometime between March 21, 1843, and March 21, 1844, the Lord would come.' Miller had already concluded the tenth day of the seventh month, and long before Samuel Snow used this conclusion to proclaim the Midnight Cry, Miller had written about it. Miller was the one the Lord used to put together the logic that Samuel Snow employed to identify October 22, 1844.

Miller poursuivit : « La presse publique avait aussi publié que j’avais fixé un jour précis, le vingt-trois avril, pour l’avènement du Seigneur. C’est pourquoi, en décembre de cette année-là, comme je ne pouvais discerner aucune erreur dans mon calcul, je publiai ma conviction que, quelque part entre le 21 mars 1843 et le 21 mars 1844, le Seigneur viendrait. » Miller avait déjà conclu au dixième jour du septième mois et, bien avant que Samuel Snow n’emploie cette conclusion pour proclamer le Cri de Minuit, Miller avait écrit à ce sujet. C’est Miller que le Seigneur utilisa pour assembler la logique dont Samuel Snow se servit pour identifier le 22 octobre 1844.

Miller wrote, 'During the year 1843, the most violent denunciations were heaped upon me and those associated with me by the press and some pulpits. Our motives were assailed, our principles misrepresented, our characters traduced.' Time passed, and March 21, 1844, went by without the Lord's appearing. The disappointment was great, and many walked no more with them. Before this time, from 1840, there were an estimated 200,000 Millerites, but by this point, only 50,000 remained.

Miller écrivit : « Durant l’année 1843, les dénonciations les plus violentes furent accumulées contre moi et contre ceux qui m’étaient associés par la presse et par certaines chaires. Nos mobiles furent attaqués, nos principes dénaturés, nos caractères diffamés. » Le temps passa, et le 21 mars 1844 s’écoula sans l’apparition du Seigneur. La déception fut grande, et beaucoup ne marchèrent plus avec eux. Avant cette date, à partir de 1840, on estimait à 200 000 le nombre des millérites, mais à ce stade, il n’en restait plus que 50 000.

Miller continued, 'Previously to this, in the fall of 1843, some of my brethren began to call the churches Babylon and to urge that it was the duty of Adventists to come out of them. With this, I was much grieved. Not only was the effect very bad, but I regarded it as a perversion of the Word of God, a wresting of the Scriptures.' Miller struggled with the second angel's message, making it more difficult for him to accept the true Midnight Cry message. The practice spread, and the churches were closed against them, creating hostility and separating most Adventists from their respective churches.

Miller poursuivit : « Antérieurement à cela, à l’automne de 1843, quelques-uns de mes frères commencèrent à appeler les Églises Babylone et à soutenir qu’il était du devoir des adventistes d’en sortir. J’en fus profondément affligé. Non seulement l’effet en était très mauvais, mais je considérais cela comme une perversion de la Parole de Dieu, une déformation des Écritures. » Miller lutta avec le message du second ange, ce qui lui rendit plus difficile l’acceptation du véritable message du Cri de Minuit. Cette pratique se répandit, et les Églises leur furent fermées, suscitant de l’hostilité et séparant la plupart des adventistes de leurs Églises respectives.

After his published time passed, Miller acknowledged his disappointment regarding the exact period but maintained his faith. He continued his labors at the West during the summer of 1844 until the Seventh Month movement. He had no participation in this movement except for a letter written eighteen months earlier about the Mosaic Law observances pointing to that month. He did not expect that such a use would be made of those topics or that belief in such evidence would become a test of salvation. He had no fellowship with the movement until two or three weeks before October 22, 1844. In a letter to Himes on October 6, 1844, Miller wrote, 'I see a glory in the seventh month which I never saw before... Now, blessed be the name of the Lord, I see a beauty, a harmony, an agreement in the scriptures, for which I've long prayed but did not see until today. Thank the Lord, O my soul. Brother Snow, Brother Storrs, and others, be blessed for their instrumentality in opening my eyes. I'm almost home. Glory, glory, glory, glory.'

Après l’expiration du temps qu’il avait publié, Miller reconnut sa déception quant à la période exacte, mais il conserva sa foi. Il poursuivit ses travaux dans l’Ouest durant l’été de 1844 jusqu’au mouvement du Septième Mois. Il n’eut aucune part à ce mouvement, si ce n’est par une lettre écrite dix-huit mois plus tôt au sujet des observances de la loi mosaïque indiquant ce mois-là. Il ne s’attendait pas à ce qu’un tel usage fût fait de ces sujets ni que la croyance en de telles preuves devînt une épreuve de salut. Il n’eut aucune communion avec le mouvement jusqu’à deux ou trois semaines avant le 22 octobre 1844. Dans une lettre adressée à Himes le 6 octobre 1844, Miller écrivit : « Je vois dans le septième mois une gloire que je n’avais jamais vue auparavant... Maintenant, béni soit le nom du Seigneur, je vois une beauté, une harmonie, un accord dans les Écritures, pour lesquels j’ai longtemps prié, mais que je n’avais pas vus jusqu’à aujourd’hui. Remercie le Seigneur, ô mon âme. Frère Snow, Frère Storrs, et d’autres, soient bénis pour avoir été les instruments par lesquels mes yeux se sont ouverts. Je suis presque arrivé à la maison. Gloire, gloire, gloire, gloire. »

Afterward, Miller rethought the Midnight Cry, calling it fanaticism. Damsteegt notes that Snow got his basic outline of the Midnight Cry message from Miller's earlier work.

Par la suite, Miller reconsidéra le cri de minuit, le qualifiant de fanatisme. Damsteegt note que Snow a tiré les grandes lignes fondamentales du message du cri de minuit des travaux antérieurs de Miller.

Snow's calculations, published in March 1844, aroused little attention until the Exeter camp meeting, August 12–17, 1844. There, his exact date for Christ's return stirred many Millerites, bringing their missionary endeavor to a peak. Their response became known as the Seventh Month movement. Although Millerite leaders were initially skeptical, some weeks before the expected event, they joined the movement and allowed Snow's views to be printed and supported.

Les calculs de Snow, publiés en mars 1844, éveillèrent peu d’attention jusqu’à la réunion de camp d’Exeter, du 12 au 17 août 1844. Là, sa date précise pour le retour du Christ remua de nombreux millérites, portant leur effort missionnaire à son apogée. Leur réaction fut connue sous le nom de mouvement du Septième Mois. Bien que les dirigeants millérites se soient montrés d’abord sceptiques, quelques semaines avant l’événement attendu, ils se joignirent au mouvement et permirent que les vues de Snow soient imprimées et soutenues.

The Midnight Cry and Its Aftermath

Le Cri de Minuit et Ses Suites

Ellen White's first vision shows God's people on a path to heaven, with a light behind them called the Midnight Cry. The message Samuel Snow presented needs to be understood. In May 1842, 300 charts were printed for 300 preachers. By March 22, 1844, after the first disappointment, the chart was set aside, and many left the movement. Those who remained were to wait. At the Exeter camp meeting, Snow showed that the Lord would come on October 22, 1844, the Day of Atonement. This impelled them to proclaim the message.

La première vision d’Ellen White montre le peuple de Dieu sur un sentier menant au ciel, avec derrière lui une lumière appelée le Cri de Minuit. Le message présenté par Samuel Snow doit être compris. En mai 1842, 300 tableaux furent imprimés pour 300 prédicateurs. Le 22 mars 1844, après la première déception, le tableau fut mis de côté, et beaucoup quittèrent le mouvement. Ceux qui demeurèrent devaient attendre. Lors de la réunion de camp d’Exeter, Snow montra que le Seigneur viendrait le 22 octobre 1844, le Jour des Expiations. Cela les poussa à proclamer le message.

Joseph Bates recounted that after the Exeter camp meeting, as he walked through the train cars, he heard voices repeating, 'Behold, the bridegroom cometh!' This movement swept over the United States in two months, leading to the Great Disappointment on October 22, 1844.

Joseph Bates rapporta qu’après la réunion de camp d’Exeter, tandis qu’il traversait les wagons du train, il entendit des voix répéter : « Voici, l’Époux vient ! » Ce mouvement balaya les États-Unis en deux mois, conduisant à la Grande Déception du 22 octobre 1844.

Damsteegt comments on the Low Hampton Conference of Adventists, December 28–29, 1844, involving Himes and Miller. Himes urged comforting the saints, arousing the Christian world, and proclaiming salvation to sinners. A few weeks later, the Advent Press resumed, and Himes declared the door of salvation open. Miller gradually gave up the extreme shut door concept and returned to his original view of the Midnight Cry. In that same month, Ellen White had her first vision, showing that those who reject the Midnight Cry fall off the path. That vision was for William Miller as much as anyone else.

Damsteegt commente la conférence adventiste de Low Hampton des 28 et 29 décembre 1844, à laquelle participaient Himes et Miller. Himes exhorta à consoler les saints, à réveiller le monde chrétien et à proclamer le salut aux pécheurs. Quelques semaines plus tard, l’Advent Press reprit sa parution, et Himes déclara que la porte du salut était ouverte. Miller abandonna progressivement la conception extrême de la porte fermée et revint à sa compréhension originelle du Midnight Cry. Ce même mois, Ellen White eut sa première vision, montrant que ceux qui rejettent le Midnight Cry tombent hors du sentier. Cette vision s’adressait à William Miller autant qu’à quiconque.

William Miller's Final Test and Legacy

L’épreuve finale et l’héritage de William Miller

From Early Writings, page 257: "My attention was then called to William Miller. He looked perplexed and was bowed with anxiety and distress for his people. The company who had been united and loving in 1844 were losing their love, opposing one another, and falling into a cold, backslidden state. As he beheld this, grief wasted his strength. I saw leading men watching him, primarily Joshua Himes, and fearing lest he should receive the third angel's message." The third angel's message in this context is the Sabbath. As Miller leaned toward the light from heaven, these men would lay plans to draw his mind away. Human influence kept him in darkness and retained his influence among those who opposed the truth. Eventually, Miller raised his voice against the light from heaven—the Sabbath. He failed to receive the message that would have explained his disappointment and cast light and glory on the past. He leaned on human wisdom instead of divine. Being broken by labor and age, he was not as accountable as those who kept him from the truth. The sin rests upon them. If Miller could have seen the light of the third angel, many things would have been explained. But his brethren professed such deep love for him that he thought he could never tear away from them. God allowed him to fall under the power of death and hid him in the grave from those who drew him from the truth. Moses erred before entering the Promised Land; likewise, Miller erred as he was soon to enter the heavenly Canaan. Others led him to do this; others must account for it. But angels watch the precious dust of this servant of God and will come forth at the sound of the last trumpet.

Extrait de Premiers Écrits, page 257 : « Mon attention fut alors attirée sur William Miller. Il paraissait perplexe et accablé d’anxiété et de détresse pour son peuple. Le groupe qui, en 1844, avait été uni et animé d’amour perdait son amour, s’opposait les uns aux autres et tombait dans un état de froideur et de recul spirituel. En contemplant cela, le chagrin consumait ses forces. Je vis des hommes en vue l’observer, principalement Joshua Himes, et craindre qu’il ne reçoive le message du troisième ange. » Le message du troisième ange, dans ce contexte, est le sabbat. Lorsque Miller s’inclinait vers la lumière venant du ciel, ces hommes formaient des plans pour détourner son esprit. Une influence humaine le maintenait dans les ténèbres et conservait son influence parmi ceux qui s’opposaient à la vérité. Finalement, Miller éleva la voix contre la lumière venant du ciel — le sabbat. Il ne reçut pas le message qui aurait expliqué sa déception et répandu lumière et gloire sur le passé. Il s’appuya sur la sagesse humaine plutôt que sur la sagesse divine. Brisé par le labeur et par l’âge, il n’était pas aussi responsable que ceux qui le tinrent éloigné de la vérité. Le péché repose sur eux. Si Miller avait pu voir la lumière du troisième ange, bien des choses lui auraient été expliquées. Mais ses frères professaient pour lui un amour si profond qu’il pensait ne jamais pouvoir se détacher d’eux. Dieu permit qu’il tombât sous la puissance de la mort et le cacha dans la tombe, loin de ceux qui l’avaient détourné de la vérité. Moïse commit une faute avant d’entrer dans la Terre promise ; de même, Miller commit une faute alors qu’il allait bientôt entrer dans la Canaan céleste. D’autres l’y conduisirent ; ce sont eux qui devront en rendre compte. Mais des anges veillent sur la précieuse poussière de ce serviteur de Dieu et il se lèvera au son de la dernière trompette.

Conclusion: Lessons for Today

Conclusion : Leçons pour aujourd’hui

In conclusion, William Miller typifies Seventh-day Adventists at the end of the world. Ellen White's first vision is more for our day than for her own. At the end of the world, Seventh-day Adventists will reject the light of the Midnight Cry. The light of the Midnight Cry can only be understood by understanding this history. The first disappointment purged the Millerite movement of those there for the wrong reasons and prepared the people for the testing experience that would lead them into the Most Holy Place. Those who come to the first disappointment are blessed only if they wait for October 22, 1844. This time is designed by God to produce a people He will gather into the Most Holy Place. To reject the Midnight Cry and fall off the path is to reject this entire history.

En conclusion, William Miller est une préfiguration des adventistes du septième jour à la fin du monde. La première vision d’Ellen White concerne davantage notre époque que la sienne. À la fin du monde, les adventistes du septième jour rejetteront la lumière du cri de minuit. La lumière du cri de minuit ne peut être comprise qu’à la lumière de cette histoire. La première déception a purifié le mouvement millérite de ceux qui s’y trouvaient pour de mauvaises raisons et a préparé le peuple à l’expérience de l’épreuve qui devait le conduire dans le lieu très saint. Ceux qui parviennent à la première déception ne sont bénis que s’ils attendent le 22 octobre 1844. Ce temps a été établi par Dieu pour produire un peuple qu’Il rassemblera dans le lieu très saint. Rejeter le cri de minuit et tomber du sentier, c’est rejeter toute cette histoire.

William Miller made three mistakes, and we are always tested by three tests. His first error was rejecting the Midnight Cry in December 1844. His second was listening to men instead of God, which led to his third mistake: rejecting the Sabbath. At the end of the world, Seventh-day Adventists will reject the history of the Midnight Cry and the call to return to the old paths because they listen to their leaders. In so doing, they prepare themselves for the mark of the beast, repeating Miller's three-step testing process, which begins with how they relate to the message and history of the Midnight Cry.

William Miller a commis trois erreurs, et nous sommes toujours éprouvés par trois épreuves. Sa première erreur fut de rejeter le Cri de Minuit en décembre 1844. La deuxième fut d’écouter des hommes plutôt que Dieu, ce qui le conduisit à sa troisième erreur : rejeter le sabbat. À la fin du monde, les adventistes du septième jour rejetteront l’histoire du Cri de Minuit et l’appel à revenir aux anciens sentiers parce qu’ils écoutent leurs dirigeants. Ce faisant, ils se préparent à la marque de la bête, répétant le processus d’épreuve en trois étapes de Miller, qui commence par la manière dont ils se rapportent au message et à l’histoire du Cri de Minuit.

There are only two prophecies that deal with the history from the first disappointment to the second disappointment: the 2300 days ('Though the vision tarry, wait for it') and the 2520. To reject the 2520 is to reject the Midnight Cry. To reject the Midnight Cry is to fall off the path to the wicked world below.

Il n’y a que deux prophéties qui traitent de l’histoire allant de la première déception à la seconde déception : les 2300 jours (« Si la vision tarde, attends-la ») et les 2520. Rejeter les 2520, c’est rejeter le Cri de Minuit. Rejeter le Cri de Minuit, c’est tomber du sentier dans le monde impie au-dessous.

We will address this further in the next presentation.

Nous traiterons cela plus en détail dans la prochaine présentation.