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Pour ma part, il m’est assez difficile de parcourir huit pages de notes au cours d’un exposé d’environ une heure. Et, comme vous le remarquerez, nous en avons 20 pages ; ainsi, je vous fais simplement savoir que je n’ai pas l’intention de lire ces notes. J’ai l’intention de lire ici quelques-uns de ces passages pour ceux qui nous regardent en direct sur LiveStream et qui peuvent télécharger les notes ; et pour ceux qui, finalement, regarderont ceci sur DVD, afin qu’ils en aient trace pour eux-mêmes, s’ils ne disposent pas déjà de ces articles. Ce dont nous traitons, ce sont les Deux Tables d’Habacuc, et à ce stade, tout ce que nous faisons, c’est essayer de démontrer qu’Ellen White était en accord avec les vérités représentées sur cette carte de 1843.

Les trois premières présentations que nous avons conclues hier montraient qu’Ellen White approuve clairement et explicitement la prophétie chronologique des 2520 comme étant valable dans Premiers Écrits, page 236.

Lorsqu’elle parle de la première déception, en mars 1844, elle dit qu’après la déception, les millérites continuèrent à étudier la Bible, et qu’ils découvrirent que la même preuve qui les avait conduits à fixer 1843 pour les 2520, les 2300 et les 1335, cette même preuve fut alors reconnue en 1844 comme démontrant que ces périodes prophétiques se terminaient en 1844. Et nous avons expliqué que les seules périodes prophétiques auxquelles elle pouvait faire allusion sont ces deux-ci [en référence aux 2520 et aux 2300 sur la carte de 1843], et non les 1335. Les 1335 commencèrent dans la période de l’ère chrétienne ; ils prirent fin en 1843. Par conséquent, elle appose son approbation sur la compréhension des 2520 et de la prophétie des 2300 ans.

Et elle poursuivit en disant que, durant cette période, lorsqu’ils commencèrent à démontrer que trois prophéties de temps prenaient fin en 1844, c’est cela qui provoqua la persécution qui chassa les millérites hors de l’Église. Ainsi, ce n’est pas une coïncidence qu’ici, à la fin du monde, des hommes et des femmes soient persécutés dans l’Église adventiste pour avoir présenté les informations expliquant pourquoi les 2520 prirent fin en 1844.

Dirigé par la main du Seigneur

Ainsi, nous passons maintenant à un autre sujet, celui-ci même [en référence à AD508 sur la carte de 1843]. Vous constaterez, si vous n’avez pas examiné ces cartes, que Sœur White dit au sujet de cette carte de 1843 : « Je vis que le Seigneur avait dirigé dans cette carte », et elle dit de cette carte de 1850 que Dieu était dans la publication de cette carte. Elle nous a donc dit que Dieu avait été impliqué dans la production de ces deux cartes, et que leur structure était intentionnelle d’un point de vue humain. Les millérites l’ont fait délibérément, mais c’était selon le dessein de Dieu.

Ici, de 677 av. J.-C. jusqu’à ce qu’ils croyaient être l’an 1843 apr. J.-C., c’est la colonne [se référant à la deuxième colonne à droite sur la carte de 1843] qui définit les 2520, lesquels commencent en 677 av. J.-C. et dont ils pensaient qu’ils se terminaient en l’an 1843 apr. J.-C.

Et ils ont conservé cette illustration graphique sur la carte de 1850, d’ici [en se référant à la troisième colonne à partir de la gauche], 677 av. J.-C., jusqu’ici, en l’an 1844. C’est la colonne des 2520 qui figure sur les deux cartes.

Et, au beau milieu de ces colonnes, se trouve la croix, dans les deux cas.

Et juste au-dessous de la croix se trouve la référence au Continu. Et le symbole du Continu, le paganisme, la racine de la religion païenne, est l’auto-exaltation ; et c’est là que l’on peut voir la main du Seigneur en cela, non nécessairement la main humaine sur ces deux tableaux.

Pour que notre propre exaltation soit ôtée de nous, pour vous et pour moi, ou pour quiconque, il faut que nous venions au pied de la croix, représentée sur ces deux tableaux. Cette leçon y est illustrée.

Et, bien sûr, lorsque nous parlons des colonnes des 2520 avec la croix au milieu, nous savons qu’en accomplissement de Daniel 9, lorsque Christ est venu confirmer l’alliance avec plusieurs pendant une semaine, cette semaine équivaut à 2520 jours, et au milieu de cette semaine Il fut crucifié. Ainsi, au milieu de ces colonnes, sur chacun de ces tableaux, nous voyons la croix, et celles-ci indiquent les 2520 jours durant lesquels Christ confirma l’alliance avec plusieurs.

Ainsi, nous allons maintenant aborder le « Daily » et l’approbation qu’Ellen White lui a accordée.

Le 23 septembre, le Seigneur me montra qu’Il avait étendu Sa main une seconde fois pour recouvrer le reste de Son peuple, et que les efforts devaient être redoublés en ce temps de rassemblement. Dans la dispersion, Israël fut frappé et déchiré, mais maintenant, au temps du rassemblement, Dieu guérira et bandera les plaies de Son peuple. Dans la dispersion, les efforts faits pour répandre la vérité n’eurent que peu d’effet, n’accomplirent que peu de chose ou rien du tout ; mais dans le rassemblement, lorsque Dieu a mis la main à rassembler Son peuple, les efforts faits pour répandre la vérité auront l’effet qu’on en attend. Tous devraient être unis et zélés dans l’œuvre. Je vis qu’il était erroné que quiconque se réfère à la dispersion pour y prendre des exemples destinés à nous diriger maintenant, dans le rassemblement ; car si Dieu ne devait pas faire davantage pour nous maintenant qu’Il ne fit alors, Israël ne serait jamais rassemblé. J’ai vu que le tableau de 1843 avait été dirigé par la main du Seigneur, et qu’il ne devait pas être modifié ; que les chiffres étaient tels qu’Il les voulait ; que Sa main recouvrait et cachait une erreur dans quelques-uns des chiffres, de sorte que personne ne pouvait la voir, jusqu’à ce que Sa main fût retirée.

Puis je vis, concernant le « continuel » (Daniel 8:12), que le mot « sacrifice » avait été ajouté par la sagesse humaine, qu’il n’appartient pas au texte, et que le Seigneur en donna la juste compréhension à ceux qui proclamèrent le message de l’heure du jugement. Lorsqu’il y avait l’unité, avant 1844, presque tous étaient unis dans la juste compréhension du « continuel » ; mais dans la confusion qui a régné depuis 1844, d’autres vues ont été adoptées, et les ténèbres et la confusion s’en sont suivies. Le temps n’a pas été une épreuve depuis 1844, et il ne sera plus jamais une épreuve.

Le Seigneur m’a montré que le message du troisième ange doit aller de l’avant et être proclamé aux enfants dispersés du Seigneur, mais qu’il ne doit pas être suspendu au temps. J’ai vu que quelques-uns éprouvaient une fausse excitation, provenant de la prédication du temps ; mais le message du troisième ange est plus fort que le temps ne saurait l’être. J’ai vu que ce message peut subsister sur son propre fondement et qu’il n’a pas besoin du temps pour le fortifier ; et qu’il avancera avec une grande puissance, accomplira son œuvre, et sera abrégé dans la justice.

« Puis mon attention fut attirée sur quelques-uns qui sont dans la grave erreur de croire qu’il est de leur devoir de se rendre dans l’ancienne Jérusalem, et qui pensent qu’ils ont là une œuvre à accomplir avant la venue du Seigneur. Une telle opinion est de nature à détourner l’esprit et l’intérêt de l’œuvre présente du Seigneur, sous le message du troisième ange; car ceux qui pensent qu’ils doivent encore aller à Jérusalem y auront leurs pensées, et leurs ressources seront retenues de la cause de la vérité présente afin de les y conduire, eux-mêmes et d’autres. Je vis qu’une telle mission n’accomplirait aucun bien réel, qu’il faudrait très longtemps pour amener un très petit nombre de Juifs à croire ne fût-ce qu’au premier avènement du Christ, et bien plus encore à croire en son second avènement. Je vis que Satan en avait grandement séduit quelques-uns sur ce point, et que des âmes tout autour d’eux, dans ce pays, pourraient recevoir leur aide et être amenées à garder les commandements de Dieu, mais qu’ils les abandonnaient à la perdition. Je vis aussi que l’ancienne Jérusalem ne serait jamais rebâtie; et que Satan faisait tous ses efforts pour entraîner maintenant l’esprit des enfants du Seigneur vers ces choses, en ce temps de rassemblement, afin de les empêcher de jeter tout leur intérêt dans l’œuvre présente du Seigneur, et de les amener à négliger la préparation nécessaire pour le jour du Seigneur. » Early Writings, 74–76.

Quelques points que nous allons montrer : nous avons un passage de Early Writings, page 74. Nous avons déjà traité cela auparavant. Un grand nombre des choses que nous aborderons dans cette présentation ont déjà été traitées auparavant ; cependant, la plupart d’entre nous ne comprennent pas que ce passage de Early Writings a connu une évolution. Tel qu’il se présente dans le livre Early Writings, des hommes utiliseront ce qui s’y trouve pour dénaturer la vérité. Mais si vous remontez aux documents originaux, la logique sur laquelle ils s’appuient pour dénaturer la vérité disparaît.

Il y a donc beaucoup à dire à ce sujet. Je ne vais en relever que quelques points, parce que nous traitons ici de la Continuelle. Mais, dans ce passage de Premiers Écrits, je voudrais que vous preniez note des deux toutes premières idées, 23 septembre.

D’accord. Le 23 septembre, si cela ne vous est pas familier, vous pouvez inscrire 1850 ici ; le 23 septembre 1850. Cela a une incidence sur la juste compréhension du Continu.

La fin du premier paragraphe est une déclaration dont nous nous sommes déjà occupés ici au cours des derniers jours : « J’ai vu que le tableau de 1843 avait été dirigé par la main du Seigneur, et qu’il ne devait pas être modifié ; que les chiffres étaient tels qu’Il les voulait ; que Sa main était au-dessus et cachait une erreur dans certains des chiffres, de sorte que nul ne pouvait la voir jusqu’à ce que Sa main fût retirée. »

Le deuxième paragraphe dit : « Puis je vis relativement au “perpétuel” (Daniel 8:12) . . . . » Or, je veux simplement que vous le gardiez en mémoire — nous y reviendrons sans doute plus tard, si le Seigneur le veut — lorsque le Perpétuel est représenté sur la Charte de 1843, ici même, il est écrit : « suppression du perpétuel » ; il est écrit : « Daniel 12:11 et 12. » Sur la Charte de 1850, lorsqu’il s’agit du Perpétuel, il est écrit : « domination païenne ou lorsque le perpétuel est supprimé, Daniel 11:31. » Ainsi, sur ces deux Chartes, l’accent qu’elles tirent de Daniel 11:31 et de Daniel 12:11, c’est la suppression du Perpétuel. D’accord ?

Et dans Daniel 11:31 et Daniel 12:11, le mot hébreu qui est traduit par « ôter » est sur, et il signifie « ôter » ; il signifie « enlever ».

Mais, dans Daniel 8, au verset 11, là où il est dit que le Continuel est ôté, il s’agit d’un mot hébreu différent. C’est rum, et il signifie « élever et exalter ».

Ainsi, William Miller utilisait la Concordance de Cruden, et la Concordance de Cruden ne vous donne aucune lumière sur l’hébreu ou le grec. Ainsi, le Seigneur dirigeait les millérites ; car, des trois passages où le Continuel est mentionné dans le livre de Daniel — Daniel chapitre 8, Daniel chapitre 11 et Daniel chapitre 12 —, dans les chapitres 11 et 12, l’hébreu traduit par « ôter » signifie « ôter ». Et c’est là ce qu’ils mettent en évidence sur ces tableaux : lorsque le paganisme fut ôté, les prophéties des 1290 et des 1335 commenceraient.

Mais, dans Daniel 8, lorsque le « Continuel » est ôté, il n’est pas question d’une suppression ; il est question de la religion du paganisme qui est élevée et exaltée. Ainsi, les millérites ont eu raison. Ils ont fait référence aux deux chapitres de Daniel qui traitent du « Continuel » ôté.

Mais ici, dans Premiers Écrits, et à mesure que nous revenons aux documents originaux, vous allez voir, dans ce chapitre, qu’à l’origine cette référence à Daniel 8:12 ne s’y trouvait pas. Je ne sais pas si Ellen White leur a dit de l’y inclure en 1882 lorsqu’ils ont imprimé Premiers Écrits, ou si l’un des éditeurs l’y a insérée. Cela ne me trouble pas, parce qu’il n’est pas question ici de l’enlèvement.

Il est dit au second paragraphe : « Puis je vis, au sujet du —perpétuel” (Daniel 8:12), que le mot —sacrifice” avait été ajouté par la sagesse humaine, qu’il n’appartient pas au texte, et que le Seigneur en donna la juste compréhension à ceux qui proclamèrent le message de l’heure du jugement. »

Or, il y a plusieurs années, nous avons eu en Allemagne une réunion avec quelques-uns des pasteurs éminents d’Allemagne ainsi qu’avec certains professeurs de séminaire allemands, où j’ai présenté ce message, et ils ont lancé leurs pierres contre lui.

Et il y avait là un pasteur d’Italie, et il a présenté l’un des arguments insensés au sujet de ce verset. Et ce qu’il a dit était ceci — et il existe plusieurs arguments insensés au sujet du Continu, de sorte que vous trouverez souvent cet argument insensé employé, et nous le consignerons ici. Cela dit : « Then I saw in relation to the —daily' (Daniel 8:12) that the word —sacrifice' was supplied by man's wisdom, and does not belong to the text, and that the Lord gave the correct view of it to those who gave the judgment hour cry. » Voici l’argument insensé : ils disent qu’Ellen White n’approuve pas ici le Continu ; elle approuve la compréhension des pionniers selon laquelle le mot sacrifice a été ajouté par la sagesse humaine et n’appartient pas au texte. D’accord ? Ainsi, ce pasteur italien avance cet argument.

Et je dis : « Eh bien, expliquez-moi la phrase suivante, Pasteur. »

La phrase suivante dit : « Lorsque l’union existait, avant 1844, presque tous étaient unis quant à la juste compréhension du “continuel” ; . . . . » Il ne s’agit pas ici de la juste compréhension du mot sacrifice ajouté par la sagesse humaine. Ellen White ici — et c’en est une difficile, c’en est une difficile pour ces gens qui refusent d’entendre et refusent de voir dans l’adventisme aujourd’hui. Ce paragraphe, il y a probablement plus de théologiens qui ont perdu leur salut à cause de ce paragraphe que de tout autre paragraphe dans l’Esprit de prophétie. Je n’exagère pas ; je pense que cela est probablement exact.

Au début du XXe siècle, lorsque la fausse conception du Continu était introduite dans l’adventisme, tous ceux qui se disputaient à son sujet, des deux côtés de la question, savaient qu’ils se disputaient au sujet de ce paragraphe. Lorsque Stephen Haskell prit la défense de la position des pionniers selon laquelle le Continu était le paganisme, que fit-il ? Il réimprima cette carte de 1843, et il plaça ce paragraphe au bas de celle-ci. Ainsi, ce paragraphe est le point central de la controverse, et c’est ici que beaucoup, beaucoup d’hommes sont tombés sur leur épée et sont morts.

Ainsi, au niveau le plus élémentaire de ce que je veux que vous voyiez ici, parce que vous avez des hommes comme, récemment, Steve Wohlberg, de White Horse Ministries, il s’est opposé à ce message. Et l’un de ses arguments est le suivant : « Eh bien, Ellen White n’a jamais eu de position sur le “Perpétuel”, donc je n’ai pas à en avoir une », ce qui était tout simplement une position absolument insensée. Mais, même si nous lui accordons la possibilité qu’Ellen White n’ait pas eu de position à ce sujet, que dit-elle dans cette citation ? Elle dit que les Pionniers en avaient la compréhension correcte. Même si elle ne savait pas ce que c’était, la voilà qui dit qu’il existe une compréhension correcte, ce qui signifie qu’il existe une compréhension erronée, peut-être même plusieurs compréhensions erronées.

Vous avez des hommes comme Vance Ferrell. Vance Ferrell ; les gens ont confiance dans les interprétations prophétiques de Vance Ferrell, et je ne sais pas pourquoi. Vance Ferrell n’est pas le seul, mais il est l’un de ceux qui disent que le Continuel représente à la fois le paganisme et le ministère de Christ dans le sanctuaire. D’accord ? Il est en train de dire que ce symbole représente Satan et Christ.

Quel genre de discernement met-on en œuvre avec un tel raisonnement ?

D’accord, Sœur White, quelle que soit ici la signification du « Daily », elle dit qu’il existe une compréhension correcte. Nous pouvons donc, à tout le moins, nous accorder sur ce principe ici, n’est-ce pas ?

« Puis je vis, au sujet du « continuel » (Daniel 8:12), que le mot « sacrifice » a été ajouté par la sagesse humaine, qu’il n’appartient pas au texte, et que le Seigneur en a donné la juste compréhension à ceux qui ont proclamé le cri de l’heure du jugement. Lorsque l’union existait, avant 1844, presque tous étaient unis dans la juste compréhension du « continuel » ; mais, dans la confusion qui règne depuis 1844, d’autres vues ont été adoptées, »

C’est ce que j’ai dit au pasteur italien. J’ai dit : « Très bien. Pouvez-vous me donner des références historiques indiquant que, après 1844, d’autres interprétations du mot sacrifice ont été adoptées ? »

Et à ce stade, il s’est en quelque sorte rétracté.

Depuis 1844, d’autres conceptions du sacrifice perpétuel ont été adoptées ; et qu’ont-elles produit ? Les ténèbres et la confusion.

Soulignez « ténèbres et confusion », car lorsque Sœur White parle plus loin du Continuel, elle parle de ténèbres et de confusion, et nous allons vous en montrer quelques-unes ce matin.

Adopter une conception erronée du « Daily » engendre les ténèbres et la confusion.

« Le temps n’a pas été une épreuve depuis 1844, et il ne sera plus jamais une épreuve. »

Ainsi, en rapport avec le Continu que vous voyez ici, voici l’argument. Voici l’argument aujourd’hui ; voici l’argument qui a été introduit par le fils d’Ellen White. Il a été introduit par d’autres, mais c’est lui qui l’a consigné dans le dossier historique de l’adventisme. Cet argument est le suivant : lorsque vous lisez ce passage, c’est le contexte de la fixation du temps qu’il vous faut comprendre.

— « d’autres opinions ont été adoptées » — au sujet du Continuel — « et les ténèbres et la confusion ont suivi. Le temps n’a pas été une épreuve depuis 1844, et il ne le sera plus jamais. »

Le Seigneur m’a montré que le message du troisième ange doit être porté et proclamé aux enfants dispersés du Seigneur, mais qu’il ne doit pas être suspendu au temps.

Voyez-vous pourquoi Willy White dit que nous devons considérer le contexte de la fixation de dates ?

Il est question de la confusion qu’ont produite les conceptions erronées du Continu ; le temps n’a pas été une mise à l’épreuve ; puis vient un paragraphe au sujet de la fixation de dates.

Très bien, voici ce qu’il vous faut comprendre : ce paragraphe sur la fixation de dates ne figurait pas dans le document source original ; et la déclaration selon laquelle le temps n’a pas été une épreuve, cette phrase a été modifiée. Elle dénature la pensée originale d’Ellen White. Elle n’a établi aucun lien entre la fixation de dates et le Continu. C’est ce que nous voulons examiner ce matin.

Ainsi, comme je l’ai dit, nous n’allons pas lire toutes ces pages. Je vais simplement m’assurer que vous les ayez en votre possession, afin que vous puissiez éprouver ce que je dis ; car, en tant qu’être humain, il est possible que je vous induise en erreur.

Arthur White — « Le contexte de la fixation des dates »

Les partisans de l’ancienne opinion soutenaient que la formulation de cette déclaration [Early Writings, 74–75.] conférait l’approbation du Ciel à l’interprétation du continuel défendue par Miller et reprise par la suite par Uriah Smith.

Arthur White, le fils de Willy White, dans son ouvrage en six volumes sur l’histoire d’Ellen White, parlant de la position de son père rejetant la juste compréhension du Continuel, dit, dans EGW, volume 6, à la page 252,

« Les partisans de l’ancienne conception » — selon laquelle le perpétuel représentait le paganisme — « soutenaient que la formulation de cette déclaration [Premiers Écrits, 74–75.] conférait l’approbation du Ciel à l’interprétation du perpétuel adoptée par Miller et reprise par la suite par Uriah Smith. »

Si Arthur White avait voulu être un historien véritable et exact, savez-vous ce qu’il aurait dit ici ? Il y aurait simplement inséré un seul mot ; mais Arthur White, ici, a manqué le coche. Il aurait dit : « Les défenseurs de l’ancienne opinion soutenaient [à juste titre] que la formulation de cette déclaration, — soutenaient que la formulation de cette déclaration [Early Writings, 74-75.], plaçait l’approbation du Ciel sur l’opinion concernant le “daily” soutenue par Miller et répétée par la suite par Uriah Smith. »

Mais il ne l’exprime pas correctement ici. Il se borne à dire ce qu’ils soutiennent, comme s’il y avait la possibilité qu’ils aient soutenu une position erronée. Mais ce n’était pas le cas ; leur position était juste.

—« Les partisans de la nouvelle conception »—son père, Willy, A. G. Daniells, W. W. Prescott, et je n’entrerai pas là-dedans pour l’instant—« soutenaient que la déclaration devait être comprise dans son contexte — le contexte de la fixation des temps. »

Nous venons de vous exposer leur argument dans Early Writings, page 74.

— « Les partisans de la nouvelle thèse soutenaient que la déclaration devait être comprise dans son contexte — le contexte de la fixation des dates. Les déclarations répétées d’Ellen White : “I have no light on the point” (Letter 226, 1908) et “I am unable to define clearly the points that are questioned” (Letter 250, 1908), ainsi que son incapacité à faire une déclaration précise lorsque la question lui était soumise avec insistance, semblaient étayer leur conclusion. Ils étaient également convaincus que les messages donnés par l’intermédiaire d’Ellen White n’entreraient pas en conflit avec les événements clairement établis de l’histoire. » Arthur White, EGW, volume 6, 252.

La version originale — Review and Herald, 1er novembre 1850

Et Premiers Écrits, page 74, quand cela a-t-il été imprimé ? En 1882 ; le livre Premiers Écrits a été imprimé en 1882.

Mais l’endroit où le passage d’Early Writings que nous examinons a été trouvé à l’origine se situe dans la Review and Herald du 1er novembre 1850, et vous l’avez dans vos notes. Et il s’étend sur plusieurs paragraphes, et, comme je l’ai dit, nous n’allons pas tous les lire.

Nous voyons quatre paragraphes à la page 2, puis quatre paragraphes à la page 3 :

« Chers frères et sœurs, je désire vous donner un bref aperçu de ce que le Seigneur m’a récemment montré en vision. Il m’a été montré la beauté de Jésus, et l’amour que les anges ont les uns pour les autres. L’ange dit : — Ne pouvez-vous pas contempler leur amour ? — Suivez-le. Il en doit être ainsi du peuple de Dieu : ils doivent s’aimer les uns les autres. Que le blâme retombe plutôt sur toi-même que sur un frère. J’ai vu que le message — vend ce que tu as, et donne en aumônes — n’avait pas été présenté par certains dans sa claire lumière ; que le véritable objet des paroles de notre Sauveur n’avait pas été clairement exposé. J’ai vu que le but de vendre n’était pas de donner à ceux qui sont capables de travailler et de subvenir à leurs propres besoins, mais de répandre la vérité. C’est un péché que de soutenir et d’encourager dans l’oisiveté ceux qui sont capables de travailler. Quelques-uns ont montré du zèle à assister à toutes les réunions, non pour glorifier Dieu, mais à cause des — pains et des poissons. — Ceux-là feraient bien mieux de rester chez eux à travailler de leurs mains, — à ce qui est bien, — afin de pourvoir aux besoins de leurs familles, et d’avoir quelque chose à donner pour soutenir la précieuse cause de la vérité présente. »

J’ai vu que quelques-uns s’étaient trompés en priant pour la guérison des malades en présence des incrédules. Si quelqu’un parmi nous est malade, et appelle les anciens de l’Église pour prier sur lui, selon Jacques 5:14, 15, nous devrions suivre l’exemple de Jésus. Il fit sortir les incrédules de la chambre, puis guérit le malade ; ainsi devrions-nous chercher à être séparés de l’incrédulité de ceux qui n’ont pas la foi, lorsque nous prions pour les malades parmi nous.

« Puis mon attention fut ramenée au moment où Jésus emmena ses disciples à l’écart, dans une chambre haute, et leur lava d’abord les pieds, puis leur donna à manger du pain rompu, pour représenter son corps brisé, ainsi que le fruit de la vigne pour représenter son sang versé. Je vis que tous devraient agir avec intelligence, et suivre l’exemple de Jésus en ces choses, et que, lorsqu’ils participent à ces ordonnances, ils devraient être, autant que possible, séparés des incrédules. »

« Puis il me fut montré que les sept dernières plaies seront déversées, après que Jésus aura quitté le Sanctuaire. L’ange dit : C’est la colère de Dieu et de l’Agneau qui provoque la destruction ou la mort des méchants. À la voix de Dieu, les saints seront puissants et terribles comme une armée déployant ses bannières ; mais ils n’exécuteront pas alors le jugement écrit. L’exécution du jugement aura lieu à la fin des 1000 ans. »

Après que les saints auront été changés à l’immortalité, qu’ils auront été enlevés ensemble, qu’ils auront reçu leurs harpes, leurs couronnes, etc., et qu’ils seront entrés dans la Sainte Cité, Jésus et les saints siègent en jugement. Les livres sont ouverts, le livre de vie et le livre de mort ; le livre de vie contient les bonnes œuvres des saints, et le livre de mort contient les mauvaises œuvres des méchants. Ces livres furent comparés au livre de la Loi, la Bible, et c’est d’après elle qu’ils furent jugés. Les saints, à l’unisson avec Jésus, prononcent leur jugement sur les méchants morts. Voyez ! dit l’ange, les saints siègent en jugement, à l’unisson avec Jésus, et attribuent à chacun des méchants selon les œuvres accomplies dans le corps ; et il est inscrit en regard de leurs noms ce qu’ils doivent recevoir, lors de l’exécution du jugement. Cela, je l’ai vu, était l’œuvre des saints avec Jésus, dans la Sainte Cité avant qu’elle descende sur la terre, pendant les 1000 ans. Puis, à la fin des 1000 ans, Jésus, les anges, et tous les saints avec lui, quittent la Sainte Cité ; et tandis qu’il descend vers la terre avec eux, les méchants morts ressuscitent, et alors les hommes mêmes qui l’ont percé, étant ressuscités, le verront de loin dans toute sa gloire, avec les anges et les saints ; et ils se lamenteront à cause de lui. Ils verront les marques des clous dans ses mains et dans ses pieds, et l’endroit où ils ont enfoncé la lance dans son côté. Les marques des clous et de la lance seront alors sa gloire. C’est à la fin des 1000 ans que Jésus se tient sur la montagne des Oliviers, et la montagne se fend, et elle devient une vaste plaine ; et ceux qui fuient alors sont les méchants qui viennent d’être ressuscités. Alors la Sainte Cité descend et s’établit sur la plaine.

Alors Satan imprègne de son esprit les méchants qui ont été ressuscités. Il les flatte en leur disant que l’armée dans la Cité est petite, que son armée à lui est grande, et qu’ils peuvent vaincre les saints et s’emparer de la Cité. Tandis que Satan rassemblait son armée, les saints étaient dans la Cité, contemplant la beauté et la gloire du Paradis de Dieu. Jésus était à leur tête et les conduisait. Tout à coup, le charmant Sauveur disparut de notre compagnie; mais bientôt nous entendîmes sa douce voix dire: — Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; héritez du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Nous nous rassemblâmes autour de Jésus, et au moment même où il fermait les portes de la Cité, la malédiction fut prononcée contre les méchants. Les portes furent fermées. Alors les saints usèrent de leurs ailes et montèrent au sommet de la muraille de la Cité. Jésus était aussi avec eux; sa couronne paraissait brillante et glorieuse. C’était une couronne dans une couronne, au nombre de sept. Les couronnes des saints étaient de l’or le plus pur, ornées d’étoiles. Leurs visages resplendissaient de gloire, car ils portaient l’image même de Jésus; et lorsqu’ils s’élevèrent et se rendirent tous ensemble au sommet de la Cité, je fus ravie par ce spectacle.

« Alors les méchants virent ce qu’ils avaient perdu ; et un feu fut soufflé par Dieu sur eux, et les consuma. Ce fut l’Exécution du Jugement. Les méchants reçurent alors selon ce que les saints, en union avec Jésus, leur avaient mesuré pendant les 1000 ans. Le même feu de Dieu qui consuma les méchants purifia toute la terre. Les montagnes brisées et déchiquetées fondirent sous l’ardeur d’une chaleur intense, l’atmosphère aussi, et tout le chaume fut consumé. Alors notre héritage s’ouvrit devant nous, glorieux et beau, et nous héritâmes de toute la terre rendue nouvelle. Nous poussâmes tous d’une voix forte ce cri : Gloire, Alléluia. »

« Je vis aussi que les pasteurs devraient prendre conseil auprès de ceux en qui ils ont des raisons d’avoir confiance, de ceux qui ont traversé tous les messages et qui sont fermes dans toute la vérité présente, avant de soutenir quelque nouveau point d’importance qu’ils peuvent penser que la Bible appuie. Alors les pasteurs seront parfaitement unis, et l’union des pasteurs sera ressentie par l’Église. Je vis qu’une telle conduite préviendrait de malheureuses divisions, et qu’alors il n’y aurait aucun danger que le précieux troupeau soit divisé, et les brebis dispersées, sans berger. »—

Et cela se termine ensuite par cinq paragraphes supplémentaires que j’ai encadrés pour vous, parce que ce sont ces cinq paragraphes tirés de l’article qui vont finalement se retrouver dans Premiers Écrits. C’est pourquoi ces cinq derniers paragraphes sont encadrés.

Le 23 septembre, le Seigneur me montra qu’il avait étendu sa main une seconde fois pour recouvrer le reste de son peuple, et que les efforts devaient être redoublés en ce temps de rassemblement. Au temps de la dispersion, Israël fut frappé et déchiré ; mais maintenant, au temps du rassemblement, Dieu guérira son peuple et bandera ses plaies. Dans la dispersion, les efforts faits pour répandre la vérité n’eurent que peu d’effet, n’accomplirent que peu ou rien ; mais dans le rassemblement, lorsque Dieu a mis la main à l’œuvre pour rassembler son peuple, les efforts pour répandre la vérité produiront l’effet voulu. Tous doivent être unis et zélés dans l’œuvre. Je vis qu’il était honteux que quiconque se réfère à la dispersion pour y chercher des exemples propres à nous diriger maintenant, dans le rassemblement ; car si Dieu ne faisait pas plus pour nous maintenant qu’il ne fit alors, Israël ne serait jamais rassemblé. Il est tout aussi nécessaire que la vérité soit publiée dans un journal qu’annoncée par la prédication.

Le Seigneur m’a montré que le tableau de 1843 avait été dirigé par sa main, et qu’aucune partie n’en devait être changée ; que les chiffres étaient tels qu’il les voulait. Que sa main était posée sur une erreur dans certains des chiffres et la cachait, de sorte que nul ne pouvait la voir, jusqu’à ce que sa main fût retirée.

Puis je vis, au sujet du « —Continuel », que le mot « —sacrifice » avait été ajouté par la sagesse humaine et n’appartient pas au texte ; et que le Seigneur en donna la juste compréhension à ceux qui proclamèrent le cri de l’heure du jugement. Lorsqu’il y avait de l’union, avant 1844, presque tous étaient unis dans la juste compréhension du « —Continuel » ; mais depuis 1844, dans la confusion, d’autres vues ont été adoptées, et les ténèbres et la confusion s’en sont suivies.

Le Seigneur m’a montré que le Temps n’avait pas été une épreuve depuis 1844, et que le temps ne sera plus jamais une épreuve.

« Puis mon attention fut attirée sur certains qui sont dans cette grande erreur, à savoir que les saints doivent encore se rendre à l’ancienne Jérusalem, etc., avant la venue du Seigneur. Une telle manière de voir est de nature à détourner l’esprit et l’intérêt de l’œuvre présente de Dieu, sous le message du troisième ange ; car si nous devons aller à Jérusalem, alors nos pensées s’y porteront naturellement, et nos moyens seront retenus d’autres usages, afin de faire aller les saints à Jérusalem. Je vis que la raison pour laquelle ils ont été abandonnés à tomber dans cette grande erreur, c’est qu’ils n’ont pas confessé ni abandonné les erreurs dans lesquelles ils ont été durant un certain nombre d’années passées. » Review and Herald, 1er novembre 1850.

Les voyez-vous ? Savez-vous de quoi je parle ?

Très bien. Si nous entrons dans ces cinq derniers paragraphes, vous verrez certaines choses qui sont différentes dans l’original de ce que vous trouverez dans Premiers Écrits, page 74.

DANS L’ASSEMBLÉE : Donc, vous dites que ceux qui sont dans la boîte sont les originaux ?

Ceux-ci, dans l’encadré, constituent les cinq derniers paragraphes de cet article original, et cet encadré les entoure. Ce sont ces cinq paragraphes qui, en définitive, se retrouvent dans Premiers Écrits, page 74.

Mais quand cela a-t-il été imprimé, quand cela a-t-il été écrit ? Novembre 1850.

J’ai donc mis en gras les éléments qui vont être modifiés dans ces cinq paragraphes. Il va y avoir ici une métamorphose ; car, dans un avenir très proche, en 1851, le livre A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White va être imprimé, et l’on va reprendre ces paragraphes pour les insérer dans A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White. Et entre ici [article du Review and Herald, novembre 1850] et A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White, quelques légères modifications rédactionnelles ont été apportées à ces cinq paragraphes. Puis, de A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White en 1851 à Early Writings en 1882, il y a encore eu d’autres modifications rédactionnelles, et ce sont ces modifications rédactionnelles qui rendent convolutée la page 74 de Early Writings.

Ainsi, dans ces cinq paragraphes qui se terminent dans le manuscrit original, au premier paragraphe, « 23 septembre, le Seigneur me montra . . . », cela va être modifié.

Dans les paragraphes suivants : « Puis je vis . . . » ; « Puis je vis . . . » ; « Le Seigneur me montra . . . » ; et : « Puis mon attention fut attirée sur . . . » ; ces éléments reçoivent quelques ajustements mineurs.

Dix vérités principales présentées en treize paragraphes

Mais ce que je veux que vous voyiez dans ces treize paragraphes de l’article original, c’est qu’elle y a montré dix choses principales.

Et maintenant, je me souviens pourquoi j’ai mis ces éléments en caractères gras. Ce n’est pas parce que ceux-là vont être changés. J’attire votre attention sur le fait, si vous voulez bien le voir, que dans ces treize paragraphes, il lui a été montré ceci… il lui a été montré ceci… il lui a été montré ceci… il lui a été montré ceci. Et lorsqu’une chose lui était montrée, après qu’elle nous en a parlé, alors il lui était montré quelque chose qui n’était pas nécessairement lié à ce qui venait de lui être montré : « Il m’a été montré ceci… ; il m’a été montré ceci… ; il m’a été montré ceci… ».

Vous pouvez me vérifier et le lire vous-même, mais dix vérités principales lui ont été montrées dans ces treize paragraphes.

Voici ce qui lui fut montré. Il lui fut montré l’amour de Dieu, les offrandes, la prière pour les malades, le service de communion, les Sept Dernières Plaies en rapport avec le Millénium, la lumière nouvelle, le rassemblement après 1844, l’œuvre de publication, le Tableau de 1843, le « Daily », le « temps » comme épreuve, et les pèlerinages à Jérusalem. Et si vous le lisez attentivement, il ne s’agit pas d’un enchaînement de pensée. C’est très nettement : « Il m’a été montré ceci », et elle consigne ce qui lui a été montré ; et il lui a été montré quelque chose qui n’est pas nécessairement lié. Il faut le voir ; car, à mesure qu’ils commencent à réunir ces paragraphes, ils commencent à donner l’impression qu’elle dit quelque chose qu’en réalité elle n’a pas dite.

Review and Herald, 1er novembre 1850

D’accord. Remarquez le premier paragraphe des cinq paragraphes que nous examinons, datés de novembre 1850.

« Le 23 septembre, le Seigneur me montra qu’il avait étendu sa main une seconde fois pour recouvrer le reste de son peuple, et que les efforts devaient être redoublés en ce temps de rassemblement. Au temps de la dispersion, Israël a été frappé et déchiré ; mais maintenant, au temps du rassemblement, Dieu guérira son peuple et bandera ses plaies. Durant la dispersion, les efforts faits pour répandre la vérité n’eurent que peu d’effet, n’accomplirent que peu ou rien ; mais dans le rassemblement, lorsque Dieu a mis sa main à l’œuvre pour rassembler son peuple, les efforts destinés à répandre la vérité produiront l’effet voulu. Tous doivent être unis et zélés dans l’œuvre. Je vis que c’était une honte pour quiconque de se référer à la dispersion comme à des exemples devant nous gouverner maintenant, dans le rassemblement ; car si Dieu ne faisait pas davantage pour nous maintenant qu’il ne fit alors, Israël ne serait jamais rassemblé. Il est aussi nécessaire que la vérité soit publiée dans un journal qu’elle soit prêchée. »—

La dernière phrase de ce paragraphe dit : « Il est tout aussi nécessaire que la vérité soit publiée dans un journal qu’elle soit prêchée. » D’accord. Cette pensée va être abandonnée.

Le deuxième paragraphe des cinq que nous examinons, là où il est dit : « Le Seigneur me montra », vous voyez que je l’ai souligné.

—« Le Seigneur m’a montré que le tableau de 1843 avait été dirigé par sa main, et qu’aucune partie n’en devait être modifiée ; que les chiffres étaient tels qu’il les voulait. Que sa main couvrait et cachait une erreur dans certains des chiffres, de sorte que nul ne pouvait la voir, jusqu’à ce que sa main fût retirée. »—

La raison pour laquelle certains passages sont soulignés dans ces quatre paragraphes en haut de la page est qu’ils feront l’objet de modifications éditoriales lorsqu’ils seront réimprimés dans A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White en 1851.

D’accord. « Le Seigneur m’a montré » va être changé ; « par sa main » va être changé ; « qu’aucune partie n’en soit modifiée » va être changé.

Puis, dans le paragraphe suivant en caractères gras [quatrième paragraphe] de la page, il est dit,

—« Le Seigneur m’a montré que le temps n’avait pas été une épreuve depuis 1844, et que le temps ne sera plus jamais une épreuve. »—

« Le Seigneur m’a montré », cela va être changé. Ce qu’ils vont faire l’année suivante dans A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White, c’est qu’ils vont prendre ce paragraphe d’une seule phrase et le combiner avec le paragraphe précédent. Ils vont en faire un seul paragraphe.

Mais aussi, si un mot ou des mots sont en caractères gras, il y aura quelque autre changement typographique ; et je vais vous donner un exemple de ce que je veux dire.

Et au troisième paragraphe, il est dit,

— « Puis je vis, concernant le —Continuel,’ que le mot —sacrifice’ a été ajouté par la sagesse humaine et n’appartient pas au texte ; et que le Seigneur en donna la juste compréhension à ceux qui proclamèrent le cri de l’heure du jugement. Lorsque l’union existait, avant 1844, presque tous étaient unis quant à la juste compréhension du —Continuel ;’ mais depuis 1844, dans la confusion, d’autres vues ont été adoptées, et les ténèbres et la confusion s’en sont suivies. » —

Puis, dans le paragraphe suivant en caractères gras [quatrième paragraphe] de la page, il est dit,

« Le Seigneur m’a montré que le Temps n’avait pas été une épreuve depuis 1844, et que le temps ne sera plus jamais une épreuve. »—

« Le Seigneur m’a montré » : cela va être changé.

Ce qu’ils vont faire l’année suivante dans A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White, c’est prendre ce paragraphe d’une seule phrase et le fusionner avec le paragraphe précédent. Ils vont en faire un seul paragraphe.

Et ils vont remplacer « Le Seigneur m’a montré » par « Il m’a aussi été montré ». D’accord ? Ils vont fusionner ces deux paragraphes en un seul paragraphe, et ils vont le modifier en « Il m’a aussi été montré », en 1851.

— « Alors, mon attention fut attirée sur quelques-uns qui sont dans la grande erreur selon laquelle les saints doivent encore se rendre à l’ancienne Jérusalem, etc., avant que le Seigneur ne vienne. Une telle opinion est de nature à détourner l’esprit et l’intérêt de l’œuvre présente de Dieu, sous le message du troisième ange ; car si nous devons aller à Jérusalem, alors nos pensées s’y porteront naturellement, et nos ressources seront détournées d’autres usages afin de conduire les saints à Jérusalem. Je vis que la raison pour laquelle ils ont été abandonnés à cette grande erreur, c’est qu’ils n’ont ni confessé ni abandonné les erreurs dans lesquelles ils se trouvaient depuis un certain nombre d’années déjà. » Review and Herald, 1er novembre 1850.

Mais, quand vous arrivez à Early Writings, savez-vous ce qu’ils font ? Ils suppriment le « Il m’a aussi été montré », là où, dans Early Writings, ce paragraphe va dire : « Lorsqu’il y avait unité avant 1844, presque tous étaient unis sur la juste compréhension du —Daily ; mais depuis 1844, dans la confusion, d’autres vues ont été adoptées, et les ténèbres et la confusion ont suivi. » Ils ont supprimé le « Il m’a aussi été montré », et la phrase suivante est : « le temps n’avait pas été une épreuve depuis 1844. » Soudain, vous ne savez plus que cette pensée selon laquelle le temps n’était pas une épreuve est l’une des choses qui lui furent spécifiquement montrées. Vous croyez que cela faisait partie de la lumière qui lui avait été donnée sur le Daily, selon laquelle la fausse vue produisait la confusion.

Ce n’est pas l’original. Vous avez l’original. Vérifiez-le.

L’Étape suivante (Deuxième étape) — 1851 Esquisse de l’expérience chrétienne et des vues d’Ellen G. White

Puis, en dessous de cela, vous avez *A Sketch of the Christian Experience and View of Ellen G. White*, imprimé en 1851 ; et vous avez le détail des changements qui ont eu lieu, et il y a un changement très, très significatif.

« Le 23 septembre, le Seigneur me montra [anciennement—« showed »] qu’il avait étendu sa main une seconde fois pour recouvrer le reste de son peuple, et que les efforts devaient être redoublés en ce temps de rassemblement. Lors de la dispersion, Israël fut frappé et déchiré ; mais maintenant, au temps du rassemblement, Dieu guérira et bandera son peuple. Lors de la dispersion, les efforts faits pour répandre la vérité n’eurent que peu d’effet, n’accomplirent que peu de chose ou rien ; mais dans le rassemblement, lorsque Dieu a mis sa main à l’œuvre pour rassembler son peuple, les efforts déployés pour répandre la vérité produiront l’effet voulu. Tous devraient être unis et zélés dans l’œuvre. Je vis qu’il était erroné, pour quiconque, de se référer à la dispersion pour y chercher des exemples devant nous diriger maintenant dans le rassemblement ; car si Dieu ne faisait pas davantage pour nous maintenant qu’il ne fit alors, Israël ne serait jamais rassemblé. [Supprimé : Il est tout aussi nécessaire que la vérité soit publiée dans un journal qu’elle soit prêchée.] [Paragraphes combinés] J’ai vu [anciennement—« the Lord showed me »] que la carte de 1843 avait été dirigée par la main du Seigneur [anciennement—« by His hand »], et qu’elle ne devait pas être modifiée ; [anciennement—« no part of it should be altered »] que les chiffres étaient tels qu’il les voulait. Que sa main était au-dessus, et qu’elle cacha une erreur dans certains des chiffres, de sorte que personne ne put la voir jusqu’à ce que sa main fût retirée. »

« Alors je vis, au sujet du « —Perpétuel », que le mot « —sacrifice » avait été ajouté par la sagesse humaine, et qu’il n’appartient pas au texte ; et que le Seigneur en donna la compréhension correcte à ceux qui proclamèrent le cri de l’heure du jugement. Lorsqu’il y avait union, avant 1844, presque tous étaient unis dans la juste compréhension du « —Perpétuel » ; mais depuis 1844, dans la confusion, d’autres opinions ont été adoptées, et les ténèbres et la confusion ont suivi. [Paragraphes combinés] J’ai vu aussi [Autrefois : « le Seigneur me montra »] que le temps n’avait pas été une épreuve depuis 1844, et que jamais plus le temps ne sera une épreuve.] » A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White, ExV 61–62.

Le Temps non rattaché au Message du Troisième Ange

Ellen White eut une vision différente de celle qui, finalement, se retrouve dans Premiers Écrits. Elle eut plusieurs visions ; mais elle eut une vision dans laquelle quelque chose lui fut dit ; un paragraphe lui fut communiqué, et elle le mit par écrit.

« Le Seigneur m’a montré que le message du troisième ange doit aller de l’avant et être proclamé aux enfants dispersés du Seigneur, et qu’il ne doit pas être suspendu au temps ; car le temps ne sera plus jamais une épreuve. J’ai vu que certains éprouvaient une fausse exaltation provenant de la prédication du temps ; que le message du troisième ange était plus fort que tout ce que le temps peut être. J’ai vu que ce message peut subsister sur son propre fondement, qu’il n’a pas besoin du temps pour le fortifier, et qu’il avancera avec une grande puissance, accomplira son œuvre, et sera abrégé dans la justice. » A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White, ExV 48.

De quoi parle-t-elle ici ? Du fait que nous ne devrions plus jamais associer le message du troisième ange au temps, n’est-ce pas ?

Amen ? Êtes-vous avec moi ?

Où trouvez-vous cela ? Où cela se situe-t-il ?

DE LA PART DE L’AUDITOIRE : (Pas de réponse.)

DE L’AUDITOIRE : Esquisse de l’expérience et des vues chrétiennes.

A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White, page 48, page 48.

Très bien. Où trouvons-nous le passage dont nous parlons, tiré de la Review and Herald de novembre 1850 ; où se situe-t-il dans A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White ? Eh bien, si vous remontez dans vos notes, il se trouve dans A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White, à la page 61 et à la page 62.

Vous avez une vision dans A Sketch of the Christian Experience and Views of Ellen G. White qui est consignée à la page 48 ; puis vous avez la vision qui, finalement, se retrouvera dans Early Writings, aux pages 61 et 62. Elles sont séparées par 13 ou 14 pages, n’est-ce pas ?

Et que vont-ils faire lorsqu’il s’agit de Premiers Écrits ? Ils vont prendre ce paragraphe de la page 48 et l’insérer immédiatement après sa déclaration selon laquelle le temps n’est plus une épreuve. Ils vont réunir deux visions.

passage unavailable

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UN HOMME DANS L’ASSEMBLÉE : Oui.

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INDIVIDU INTERPELLÉ DANS L’AUDITOIRE : (Affirmation.)

D’accord, parce que c’est chez vous que je constate le moins de confirmation.

La dernière étape (Étape trois) — Premiers Écrits de 1882

Très bien. À présent, je reviens à la page 6 de vos notes ; et maintenant, vous avez de nouveau Early Writings.

« Le 23 septembre, . . . il m’a été montré que le tableau de 1843 avait été dirigé par la main du Seigneur, et qu’il ne devait pas être modifié ; que les chiffres étaient tels qu’Il les voulait ; que Sa main était sur lui et cachait une erreur dans certains des chiffres, de sorte que personne ne pouvait la voir, jusqu’à ce que Sa main fût retirée. »

Puis je vis, concernant le « continuel » (Daniel 8:12), que le mot « sacrifice » avait été ajouté par la sagesse humaine, qu’il n’appartient pas au texte, et que le Seigneur en donna la juste compréhension à ceux qui proclamèrent le message de l’heure du jugement. Lorsqu’il y avait l’unité, avant 1844, presque tous étaient unis dans la juste compréhension du « continuel » ; mais dans la confusion qui a régné depuis 1844, d’autres vues ont été adoptées, et les ténèbres et la confusion s’en sont suivies. Le temps n’a pas été une épreuve depuis 1844, et il ne sera plus jamais une épreuve.

Le Seigneur m’a montré que le message du troisième ange doit aller de l’avant et être proclamé aux enfants dispersés du Seigneur, mais qu’il ne doit pas être suspendu au temps. J’ai vu que quelques-uns éprouvaient une fausse excitation, provenant de la prédication du temps ; mais le message du troisième ange est plus fort que le temps ne saurait l’être. J’ai vu que ce message peut subsister sur son propre fondement et qu’il n’a pas besoin du temps pour le fortifier ; et qu’il avancera avec une grande puissance, accomplira son œuvre, et sera abrégé dans la justice.

« Puis il me fut montré certains qui sont dans la grande erreur de croire qu’il est de leur devoir de se rendre à l’ancienne Jérusalem . . . » Early Writings, 74-76.

Et la raison pour laquelle ceci est en caractères gras, c’est qu’il s’agit ici du paragraphe où il est dit : « . . . Quand l’union existait, avant 1844, presque tous étaient unis sur la juste compréhension du “continuel” ; mais, dans la confusion qui a régné depuis 1844, d’autres opinions ont été adoptées, et les ténèbres ainsi que la confusion en ont résulté. Le temps n’a pas été une épreuve depuis 1844, et il ne le sera plus jamais. » Il vous faut vous rappeler qu’à l’origine, dans son premier récit de cette vision, elle disait : « Il m’a été montré que le temps n’a pas été une épreuve depuis 1844 », et cela constituait un paragraphe différent. Elle s’était assurée qu’il y eût une distinction entre ce qui lui avait été montré au sujet du Continuel et ce qui lui avait été montré au sujet du temps comme épreuve ; et que le paragraphe suivant, qui parle de l’absence de tout temps lié au message du troisième ange, ne figurait pas dans la vision originale. C’était à la page 48 de Life Sketches, non aux pages 61 et 62.

Mais, lorsque vous arrivez à Early Writings en 1882, ils les ont réunis ; et, par conséquent, lorsque vous arrivez aux années 1930 et que vous vous engagez dans de profondes ténèbres au sein de l’adventisme, et que Willie White dit que, lorsque vous étudiez le « Daily », vous devez l’étudier dans le contexte du temps — « Désolé, Willie, votre responsabilité était d’être celui qui fournissait le compte rendu historique exact de l’Esprit de Prophétie. Vous deviez être celui qui défendait l’Esprit de Prophétie. Et, dans votre présentation de Early Writings, page 75, vous avez fait fi des sources originales, et ces sources originales disent que, lorsque vous avez avancé l’argument selon lequel le “Daily” doit être considéré dans le contexte du temps dans Early Writings, 74, cela est absolument faux. » — C’est faux ! Cela ne peut être soutenu par le témoignage de l’Esprit de Prophétie. Cela ne peut être soutenu par l’histoire de cette période.

D’accord. Au point 1, Sister White déclare qu’il existe une juste compréhension du « Daily », dans *Early Writings*, p. 74. L’argument principal imposé plus tard au cours de l’histoire est que, lorsqu’on étudie ce passage dans *Early Writings*, p. 74, il faut le replacer dans le contexte de la fixation de dates. Cet argument est fallacieux ; il n’est pas valable !

Ainsi, il ne nous reste plus que la position selon laquelle il existe une compréhension correcte du Daily. D’accord ? Mais nous allons encore tirer une autre pensée de ce paragraphe.

Il est dit : « Le 23 septembre, le Seigneur m’a montré… » Le 23 septembre, quand ? 1850 : « Le 23 septembre 1850, le Seigneur m’a montré. »

Que lui a-t-Il montré ?

Eh bien, l’une des choses qu’Il lui montra fut que, depuis 1844, d’autres interprétations du « Daily » ont été adoptées.

« Le 23 septembre 1850, le Seigneur m’a montré . . . . Lorsque l’union existait, avant 1844, presque tous étaient unis dans la juste compréhension du —Continuel ;’ mais depuis 1844, dans la confusion, d’autres opinions ont été adoptées, et les ténèbres et la confusion ont suivi. The Review and Herald, novembre 1850. »

Mars 1850 Le « perpétuel » est le sanctuaire terrestre

Ainsi, au bas de la page 6, vous avez un paragraphe tiré du Review and Herald de mars 1850, et il s’agit d’un article de David Arnold.

« Il [Daniel] voit aussi la même puissance oppressive —s’élevant contre le Prince des princes ;» mettant ainsi fin à la légalité de tous les sacrifices perpétuels institués au Sinaï pour être observés chaque jour jusqu’à ce que vînt la Semence. Ici, Christ, la substance, ou le grand sacrifice antitypique, fut mis à mort par les soldats romains. Ainsi, par Rome, —le sacrifice perpétuel fut ôté,» et le lieu de son sanctuaire fut renversé par Titus, général romain, lorsqu’il détruisit la ville de Jérusalem et le temple de Dieu, qui contenait —le sanctuaire.» Ici commença l’accomplissement de la déclaration prophétique du Christ : « Et ils tomberont sous le tranchant de l’épée, et ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations ; et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, JUSQU’À CE QUE LES TEMPS DES GENTILS SOIENT ACCOMPLIS. » Luc 21:24. » David Arnold, Review and Herald, mars 1850, Volume 1, Number 8.

Dans cet article, David Arnold enseigne que le « perpétuel » dans le livre de Daniel représente le sanctuaire juif à Jérusalem, qui fut supprimé par la Rome païenne en l’an 70 apr. J.-C.

Septembre 1850 Le « perpétuel » est le ministère de Christ dans le sanctuaire

Puis, en septembre 1850, la même année — et soit dit en passant, qui est le rédacteur en chef de la Review and Herald en 1850 ? Son nom est James White.

James White publie donc, en septembre 1850, un article de Crosier qui enseigne que le « Daily » représente le ministère du sanctuaire du Christ.

Or, James White ne l’enseigne pas directement, mais certains tirent cette déduction et disent que c’est là ce qu’il enseigne. Et pourquoi dis-je cela ? Je le dis pour la raison suivante : en septembre 1850, Sœur White dit que, depuis 1844, d’autres conceptions du « Daily » ont été adoptées dans les ténèbres, et la confusion s’en est suivie.

Ces deux points de vue [Arnold et Crosier] ne sont pas la position des pionniers selon laquelle le « continuel » est le paganisme.

Et à la page 7, vous avez les deux paragraphes tirés de l’article de Crosier, où il infère que le Continuel est le ministère de Christ dans le sanctuaire.

« —Et le lieu de son sanctuaire fut renversé » ; Daniel 8:11. Ce renversement eut lieu aux jours de la puissance romaine et par son moyen ; par conséquent, le Sanctuaire de ce texte n’était ni la Terre, ni la Palestine, parce que la première fut renversée lors de la chute, plus de 4 000 ans auparavant, et la seconde lors de la captivité, plus de 700 ans avant l’événement mentionné dans ce passage, et ni l’une ni l’autre ne le furent par l’action de Rome.

« Le sanctuaire renversé est celui de Celui contre qui Rome s’est magnifiée, lequel était le Prince de l’armée, Jésus-Christ ; et Paul enseigne que Son sanctuaire est dans le ciel. De plus, Daniel 11:30–31 : —Car des navires de Kittim viendront contre lui ; c’est pourquoi il sera affligé, retournera, et aura de l’indignation (le bâton pour châtier) contre la sainte alliance (le christianisme) ; il agira ainsi ; il reviendra même et s’entendra avec ceux (prêtres et évêques) qui abandonnent la sainte alliance. Et des forces (civiles et religieuses) se tiendront de son côté, et ils (Rome et ceux qui abandonnent la sainte alliance) souilleront le Sanctuaire de la force.’ Qu’était-ce donc que Rome et les apôtres du christianisme devaient conjointement souiller ? Cette coalition fut formée contre la —sainte alliance’, et c’était le sanctuaire de cette alliance qu’ils souillèrent ; ce qu’ils pouvaient faire aussi bien que de souiller le nom de Dieu ; Jérémie 34:16 ; Ézéchiel 20 ; Malachie 1:7. C’était la même chose que de profaner ou de blasphémer Son nom. En ce sens, cette bête —politico-religieuse’ souilla le Sanctuaire (Apocalypse 13:6), et le renversa de sa place dans le ciel (Psaume 102:19 ; Jérémie 17:12 ; Hébreux 8:1–2), lorsqu’ils appelèrent Rome la ville sainte (Apocalypse 21:2) et y installèrent le Pape avec les titres de —Seigneur Dieu le Pape’, —Saint-Père’, —Chef de l’Église’, etc., et là, dans le —temple de Dieu’ contrefait, il professe faire ce que Jésus fait réellement dans Son Sanctuaire ; 2 Thessaloniciens 2:1–8. Le Sanctuaire a été foulé aux pieds (Daniel 8:13), de même que le Fils de Dieu l’a été. (Hébreux 10:29.) » O. R. L. Crosier, —The Sanctuary’, Review and Herald, septembre 1850.

La logique de James White

Pourquoi James White publierait-il cet article s’il savait mieux ? La raison en est « The Logic of James White » dans vos notes.

Le premier écrit qui fut imprimé après la Déception s’intitule A Word to the Little Flock, et les trois personnes qui en furent les auteurs étaient James et Ellen White, ainsi que Joseph Bates. Le premier écrit qui fut imprimé après le 22 octobre 1844 par ceux qui avançaient sur le sentier fut cet article ; et, dans cet article, sœur White approuve la position de Crosier, non pas sa conception du « Daily », mais sa conception du passage du Christ du lieu saint au lieu très saint.

Remarquez, il s’agit ici de sœur White. C’est pourquoi James White aurait été disposé à publier l’article de Crosier ; il est dit,

« Je crois que le Sanctuaire, qui doit être purifié à la fin des 2300 jours, est le Temple de la Nouvelle Jérusalem, dont le Christ est ministre. » — ceci est d’Ellen White — « Le Seigneur m’a montré en vision, il y a plus d’un an, que le frère Crosier avait la vraie lumière sur la purification du Sanctuaire, etc. ; et que telle était sa volonté, que le frère C. mette par écrit la vue qu’il nous a donnée dans le Day-Star, Extra, du 7 février 1846. Je me sens pleinement autorisée par le Seigneur à recommander cet Extra à tous les saints. »

« Je prie afin que ces lignes puissent être en bénédiction pour vous, ainsi que pour tous les chers enfants qui pourraient les lire. » A Word to the Little Flock, 12 mai 1847.

Ainsi, encore aujourd’hui, certains des historiens modernes au sein de l’adventisme disent : « Regardez cela. Ellen White donne son approbation sans réserve à l’article de Crosier ; et, par conséquent, ce que Crosier a dit au sujet du Continuel, à savoir qu’il s’agit du ministère de Christ dans le sanctuaire, doit être vrai. » Et lorsqu’ils disent cela, ils déforment l’histoire ; car l’article de Crosier comportait huit sections et, dès le tout début, les adventistes ont compris que quatre de ces sections étaient de véritables ténèbres, et elles n’ont jamais, jamais, jamais été réimprimées dans l’adventisme.

Par exemple, l’une de ses positions dans cet article était qu’au retour de Jésus, il y aura mille ans de paix. Les adventistes ne croient pas cela, et ils ne l’ont jamais cru. Cette conception est une conception que William Miller a rejetée, ce qui place en réalité William Miller sur la bonne voie pour comprendre la vérité. Cet enseignement est l’un de ceux qui sont directement opposés à la compréhension millérite.

Ainsi, lorsque Crosier publie cet article en huit parties, ils savent d’emblée que quatre de ces parties ne sont pas réimprimables.

Mais James White imprime la partie où Crosier déduit que le « Daily » est le ministère du Christ dans le sanctuaire ; toutefois, il ne va réimprimer que ces quatre parties-là. Il ne va pas réimprimer les quatre autres. Mais, pour que James White puisse réimprimer les quatre parties de Crosier, il doit les publier en deux numéros. Il a dû les imprimer deux fois en septembre 1850.

Il n’y avait pas assez de place dans son Review and Herald de septembre 1850 ; il imprima donc deux numéros du Review and Herald en septembre 1850 afin de pouvoir publier l’intégralité de l’article de Crosier sur le passage du Christ du Lieu saint au Lieu très saint.

Or, vous remarquerez, d’après Gerard Damsteegt, qu’il présente l’évaluation historique selon laquelle les adventistes ont toujours su qu’il y avait, dans les articles de Crosier, des éléments erronés et qu’ils ne pouvaient être réimprimés.

« Elle [Ellen Harmon] dit : —Le Seigneur m’a montré en vision, il y a plus d’un an, que Frère Crosier possédait la vraie lumière concernant la purification du Sanctuaire, etc. ; et que telle était Sa volonté que Frère C. mette par écrit le point de vue qu’il nous a présenté dans le Day Star Extra du 7 février 1846. Je me sens pleinement autorisée par le Seigneur à recommander cet Extra à chaque saint » (Lettre. E. G. White à Curtis, Word to the Little Flock, 12). Les adventistes du septième jour ont habituellement interprété cette déclaration comme signifiant que les exposés de Crosier n’étaient pas exempts d’erreurs, mais que l’essentiel de son argumentation typologique était correct. Les réimpressions de l’article omettaient les aspects qu’ils considéraient comme inexacts. » P. Gerard Damsteegt, Foundations of the Seventh-day Adventist Message and Mission, 125.

Jamais il n’aurait pu réimprimer l’intégralité de son document

Or, à la page suivante, vous avez W. A. Spicer rendant témoignage de la même chose : ils ont toujours su que les articles de Crosier contenaient des erreurs, et ils n’ont jamais réimprimé ces quatre sections.

Il est triste de dire que le jeune Crosier ne marcha dans la lumière de la vérité du sabbat que fort peu de temps. Par la suite, il répudia l’enseignement relatif au sanctuaire qu’il avait contribué à établir. Nos frères pionniers réimprimèrent plusieurs fois son exposé sur le sanctuaire dans leurs premiers périodiques, mais ils ne purent jamais réimprimer l’intégralité de son document. Il y avait ajouté à l’exposé sur le sanctuaire certaines idées concernant le siècle à venir, à savoir un millénium temporel, avec un âge glorieux sur cette terre lors du second avènement. Ces éléments, nos frères les omirent toujours. Ces enseignements sur le siècle à venir étaient alors largement répandus. Cette doctrine ne s’accordait jamais avec le message adventiste défini; et il est hors de doute que ce levain d’erreur contribua à détourner les plus jeunes de la vérité du sabbat et de celle du sanctuaire. Il se tourna bientôt vers une opposition amère à notre mouvement des débuts. » W. A. Spicer, Review and Herald, 14 décembre 1939

Le point est qu’il y a aujourd’hui des personnes qui prennent l’approbation par sœur White de l’article de Crosier dans A Word to the Little Flock, des personnes comme Heidi Heikes, Heidi Heikes avec son livre insensé sur la théorie selon laquelle le Continuel serait le ministère de Christ dans le Sanctuaire. C’est là l’un de ses arguments.

Les personnes qui agissent ainsi font fi des faits historiques. Elles n’auraient jamais pu réimprimer tous les articles de Crosier. Et soutenir que l’approbation d’Ellen White dans A Word to the Little Flock constitue une approbation globale de la position de Crosier, c’est soutenir que les adventistes croient qu’il y aura mille ans de paix. C’est un argument insensé.

C’est une falsification de l’histoire, et cela est fait pour tromper les gens et produire la confusion et les ténèbres.

Ainsi, vous avez deux historiens, Spicer, qui est décédé, et Damsteegt, qui est toujours en vie ; mais je vous garantis que ni Spicer ni Damsteegt, aucun des deux, ne serait d’accord avec moi sur ce que je présente. D’accord, ils ne le seraient pas. Vous avez donc deux historiens antagonistes qui s’accordent avec ce que je vous dis. Il n’existe absolument aucune justification pour interpréter l’approbation par Ellen White de l’article de Crosier comme signifiant que tout ce qu’il contenait était parfait.

The Advent Review — Volume 1, Auburn (État de New York), numéro 3

The Advent Review — Volume 1, Auburn (New York), numéro 4

The Advent Review — Volume 1, Auburn (New York), Numéro spécial

Lorsque James White commença à imprimer l’article de Crosier dans The Review and Herald en septembre 1850, c’était le volume 1, numéro 3.

Mais il ne pouvait pas tout faire tenir dans le volume 1, numéro 3 ; il acheva donc l’article dans le volume 1 de The Review and Herald, numéro 4. Et quand fit-il cela ? En septembre 1850.

Eh bien, que s’est-il passé en septembre 1850 ? Sœur White eut une vision dans laquelle il est dit : « Le 23 septembre 1850, le Seigneur m’a montré . . . . Lorsque l’union existait, avant 1844, presque tous étaient unis dans la juste compréhension du “—Daily ;” mais, depuis 1844, dans la confusion, d’autres vues ont été adoptées, et les ténèbres et la confusion ont suivi. The Review and Herald, novembre 1850. »

Qui était son mari ? Il était le rédacteur de la Review and Herald.

Alors, qu’a-t-il fait lorsque sa femme lui a dit : « Sais-tu ce que le Seigneur vient de me dire, James ? Il m’a été dit que nous ne devions pas introduire les vues concernant le Continuel qui contredisent la compréhension des pionniers selon laquelle le Continuel est le paganisme, parce que cela apporte des ténèbres et de la confusion. »

Alors, que fit James White ? En septembre 1850, il imprima un autre numéro de la Review and Herald, trois en un seul mois. Il est intitulé Volume 1, Édition spéciale.

Et qu’a-t-il fait ? Il a réimprimé l’article de Crosier et a supprimé ce que Crosier disait au sujet du Continu !

Frères et sœurs, voici une preuve historique que James et Ellen White comprenaient que le point de vue de Crosier concernant le Continuel était erroné et qu’il apportait les ténèbres et la confusion.

Et quelle était la conception de Crosier au sujet du « Daily » ? Qu’il s’agissait du ministère de Christ dans le sanctuaire.

Ainsi, dans Premiers Écrits, p. 74, lorsqu’elle dit : « Le 23 septembre, le Seigneur me montra que les millérites avaient la juste compréhension du Continuel », les preuves historiques montrent que les millérites comprenaient —

Or, frères et sœurs, frères et sœurs, ne manquez pas ce fait : qu’est-ce que ceci : septembre 1850, il est montré à sœur White que, depuis 1844, d’autres opinions sur le « Daily » avaient été adoptées ; mai 1850, Arnold présente le « Daily » comme le sanctuaire juif ; septembre 1850, la première partie sur deux de l’article de Crosier est publiée, y compris sa présentation du « Daily » comme le ministère du Christ dans le sanctuaire ; septembre 1850, la seconde partie sur deux de l’article de Crosier est publiée ; septembre 1850, l’article de Crosier est réimprimé, mais son point de vue sur le « Daily » a été supprimé ? Que se passe-t-il ?

Nous voyons que c’est la même année que cette carte de 1850 est produite, et que dit cette carte au sujet du « perpétuel » ? « Domination païenne, ou LE PERPÉTUEL ôté. Dan. 11:31 508. »

Ellen White savait quelle était, de la part de ceux qui donnaient le message de l’heure du jugement, la position concernant le Continuel. Lorsqu’elle dit qu’ils avaient la vue correcte, elle savait que la vue correcte était qu’il représentait la suppression de la domination païenne ; le Continuel représentait le paganisme.

Et en cette année 1850, le témoignage historique prouve qu’elle a rejeté, et que son mari a rejeté, l’enseignement selon lequel le Continuel représente le ministère de Christ dans le sanctuaire, enseignement que soutient l’Institut de recherche biblique de l’Église adventiste du septième jour. C’est l’enseignement que soutiennent les ministères autonomes, tels que Heartland et Steps to Life. C’est l’enseignement qui apporte les ténèbres et la confusion.

Or, remarquez ceci au sujet du tableau de 1850. Nous sommes en novembre 1850. C’est le même mois où elle a la vision qu’elle consigne, laquelle passe finalement par son évolution en 1851, puis, en 1882, aboutit dans Premiers Écrits, en ce mois même, en ce mois même, en novembre 1850. Il est dit,

« Lundi, nous sommes retournés à Dorchester, où demeurent notre cher frère Nichols et sa famille. »

Tout en haut ici [faisant référence à la Carte de 1850, dans le coin supérieur droit], « Publié par Otis Nichols, Dorchester, Massachusetts ». D’accord ? C’est de cela qu’elle parle, n’est-ce pas ? Le voyez-vous, cette Carte ?

—« Là, durant la nuit, Dieu me donna une vision très intéressante, dont vous verrez la plus grande partie dans la publication. Dieu me montra la nécessité de faire paraître un tableau. Je vis qu’il était nécessaire et que la vérité rendue claire sur des tables produirait beaucoup d’effet et amènerait des âmes à la connaissance de la vérité. » Manuscript Releases, no 15, 210, novembre 1850.

Elle eut une vision dans la maison de Nichols, à Dorchester — tout cela se trouve sur ce tableau — disant : « Il vous faut faire un tableau. »

Et que dit-elle du tableau ? Comment le décrit-elle ?

Allez à Habacuc 2 : « Je vis la nécessité de faire paraître une carte », et qu’accomplirait-elle ? Elle était nécessaire, « afin que la vérité fût rendue claire sur des tables ». Habacuc 2, verset 2, dit : « Et le Seigneur me répondit et dit : Écris la vision, et grave-la clairement sur des tables, . . . » Elle dit que cette carte d’Otis Nichols de 1850, imprimée à Dorchester, Massachusetts, est un accomplissement d’Habacuc, tout comme elle dit dans The Great Controversy que la carte de 1843 est un accomplissement d’Habacuc.

D’accord, voyez-vous cela ? Voyez-vous à quel moment elle reçut cette vision ? Au même moment où ceci se passait : « Le 23 septembre, le Seigneur m’a montré . . . . que l’enseignement du Continuel en tant que ministère du Christ dans le Sanctuaire apporte ténèbres et confusion », et son mari réimprima immédiatement l’article en en retirant ces deux paragraphes. Il ne fut plus jamais réimprimé dans l’adventisme jusqu’en 1931, lorsque Willie White le réimprima ; et, lorsqu’il le fit, il y avait un faux témoignage dans le tract même qu’il imprima. Cela peut être démontré.

Maintenant, je veux vous lire ici quelque chose, une citation plus longue, concernant cette même période. Cela date du 27 novembre 1850.

J’ai négligé de vous écrire depuis quelque temps. Je vais maintenant vous en donner les raisons. Premièrement, je n’ai pas eu le temps d’écrire durant des semaines après avoir reçu l’aimable et bienvenue lettre de sœur Arabella, sans quoi j’aurais accédé à sa demande d’y répondre dans les deux semaines. La lettre m’a beaucoup plu. Nous avons tous été intéressés par cette lettre, et j’espère que mon retard ne vous empêchera pas d’y répondre dès que vous l’aurez lue, et je n’attendrai pas si longtemps la prochaine fois.

La santé de James et la mienne est maintenant assez bonne. Notre domicile est à Paris, chez le frère Andrews, à quelques pas seulement de la poste et de l’imprimerie. Nous resterons ici quelque temps. C’est une famille très bienveillante, mais tout à fait pauvre. Ici, tout est offert librement dans la mesure de leurs moyens. Nous ne pensons pas qu’il soit juste de leur occasionner la moindre dépense pendant notre séjour. Je désire beaucoup vous voir tous, ainsi que la chère sœur Gorham.

« Notre conférence à Topsham fut d’un profond intérêt. Vingt-huit personnes étaient présentes ; tous prirent part à la réunion. »

Dimanche, la puissance de Dieu est venue sur nous comme un vent impétueux et violent. Tous se levèrent et louèrent Dieu d’une voix forte ; c’était quelque chose de semblable à ce qui eut lieu lorsque les fondements de la maison de Dieu furent posés. On ne pouvait distinguer la voix des pleurs de la voix des cris de joie. Ce fut un temps de triomphe ; tous furent fortifiés et rafraîchis. Je n’avais jamais auparavant été témoin d’un moment d’une telle puissance.

« Notre conférence suivante eut lieu à Fairhaven. Le frère Bates et son épouse étaient présents. Ce fut une très bonne réunion. À notre retour chez le frère Nichols, le Seigneur me donna une vision et me montra que la vérité devait être rendue claire sur des tables, et qu’elle amènerait beaucoup de personnes à se décider pour la vérité par les messages des trois anges, les deux premiers étant rendus clairs sur des tables. »—

C’est ici même, [montrant le coin inférieur gauche du tableau de 1850]. D’accord ? Ils se trouvent sur ce tableau, c’est de cela qu’elle parle.

— « Je vis aussi qu’il était tout aussi nécessaire que le journal fût publié que les messagers partissent ; car les messagers ont besoin d’un journal à emporter avec eux, contenant la vérité présente, afin de le mettre entre les mains de ceux qui entendent, et alors la vérité ne s’effacerait pas de l’esprit ; et le journal irait là où les messagers ne pourraient aller. D’autres choses encore me furent montrées, lesquelles paraîtront dans le journal. »

Comment vous entendez-vous tous ? Aspirez-vous tous à la vie éternelle ? J’ai un très, très grand désir de vous voir, et je pense que ce sera bientôt le cas. C’est maintenant le temps de la préparation, et j’espère que nous travaillerons tous avec assurance en vue de l’éternité. Le temps paraît très court, et ce que nous avons à faire, nous devons le faire promptement.

Le 20 novembre, il y a une semaine, le frère Henry Nichols et moi-même nous sommes rendus à Topsham. Nous venions de nous lever de table, jeudi [21 nov.], lorsqu’un des enfants du frère Foey entra et dit que sa mère avait perdu connaissance. Nous nous hâtâmes de traverser la rivière, à un mille de là, et trouvâmes notre chère sœur Foey mourante. Mon affliction fut grande lorsque je constatai qu’elle ne me reconnaissait pas. Elle demeura longtemps dans une grande détresse jusqu’entre trois et quatre heures, puis elle rendit le dernier soupir. Elle a laissé un mari et trois enfants pour pleurer leur perte.

Le vendredi matin [22 nov.], frère Henry vint à Paris pour que James le rase afin qu’il puisse assister aux funérailles. Nous avons passé un moment très solennel et profondément édifiant. Le Seigneur ne nous a pas abandonnés, mais Il a laissé Son Esprit reposer sur nous. Les derniers jours de sœur Foey furent incontestablement les plus spirituels et les meilleurs de sa vie. Frère Foey a du moins cette consolation, qu’elle est morte chrétienne. Il se soutient bien. Dieu lui donne la grâce de supporter cette affliction. Oh, qu’il est bon d’avoir en Dieu une espérance qui soutienne au travers de toutes les scènes d’épreuve et d’affliction. Louange à Dieu pour une espérance, une bonne espérance. Que donneriez-vous, chacun de vous, pour votre espérance ?

Tenez ferme dans la foi. Soyez forts en Dieu et appuyez-vous sur son bras éternel. Il ne vous fera jamais défaut, mais vous soutiendra sous chaque affliction. J’espère que vous deviendrez tous de plus en plus forts dans la vérité. Ne chancellez pas, mais poursuivez votre marche vers le royaume. »

Nous y voilà. Voici ce que je veux que vous voyiez.

—« Il y a une semaine, le sabbat dernier, nous avons eu une réunion très intéressante. Le frère Hewit, de Dead River, était là. Il est venu avec un message selon lequel la destruction des méchants et le sommeil des morts constituaient une abomination à l’intérieur d’une porte fermée, qu’une femme, Jézabel, une prophétesse, avait introduite ; et il croyait que j’étais cette femme, Jézabel. »—

D’accord ? Frère Hewit affirme qu’Ellen White est Jézabel et qu’elle a introduit trois erreurs.

« — Nous lui avons signalé quelques-unes de ses erreurs passées, à savoir que les 1335 jours étaient terminés, ainsi que ses nombreuses autres erreurs. Cela n’eut que fort peu d’effet. Ses ténèbres se firent sentir sur l’assemblée, et la réunion traîna en longueur. »

Or, je veux que vous voyiez ceci. J’ai quelque chose à dire au sujet de ce paragraphe, et je veux que vous le suiviez, si vous le pouvez.

Si vous avez déjà eu affaire à ceux de l’adventisme qui réappliquent les prophéties de temps à la fin du monde, ils ne disposent en réalité que de trois citations auxquelles ils recourent — ils utilisent beaucoup de citations, mais ils ont trois citations principales qu’ils emploient. Celle-ci en est une ; car ils s’y rendront et diront : « Nous lui avons signalé quelques-unes de ses erreurs passées », et ils prétendront que, lorsqu’elle dit « que les 1335 jours étaient terminés », cela faisait partie de ses erreurs. Voyez-vous comment on peut, en quelque sorte, tordre un peu cette grammaire : « Nous lui avons signalé quelques-unes de ses erreurs passées » ? Nous lui avons aussi dit que les 1335 jours étaient terminés ; mais les fixateurs de temps disent que nous lui avons signalé certaines de ses erreurs passées, et que l’une de ces erreurs était que vous enseignez que les 1335 jours sont terminés, et que cela est une erreur. Ainsi, on peut la tordre dans un sens comme dans l’autre.

La première fois que j’ai eu une confrontation en face à face avec Eugene Prewitt, c’était en Oklahoma, et il soutenait que l’histoire millérite ne se répète pas à la fin du monde, et je lui ai donné quelques citations tirées de l’Esprit de prophétie.

Et il dit : « Jeff, vous savez qu’Ellen White était une rédactrice négligente. »

Et je dis : « Que voulez-vous dire ? »

Et il est allé à cette citation. Il dit que cette citation prouve qu’elle est une rédactrice négligente, parce qu’elle sait que je sais que ceux qui fixent des dates peuvent tordre cette citation, s’ils le souhaitent.

Or, le fait qu’un lieu comme Washita exerce une influence qui enseigne à ses étudiants qu’Ellen White est un écrivain négligent est une chose ; mais l’est-elle ici ?

—« Je sentis que je devais dire quelques mots. Au nom de Jésus, je me levai et, en l’espace d’environ cinq minutes, l’assemblée fut transformée. Chacun le ressentit au même instant. Tous les visages s’illuminèrent. La présence de Dieu remplit le lieu. Frère Hewit tomba à genoux et se mit à pleurer et à prier. Je fus ravie en vision et vis beaucoup de choses que je ne puis écrire. Cela produisit un grand effet sur Frère Hewit. Il reconnut que cela venait de Dieu et s’humilia dans la poussière. Depuis cette réunion, il n’a cessé d’écrire, et il écrit maintenant à la même table pour renoncer à toutes les erreurs qu’il a soutenues. Je crois que Dieu est en train de le relever, et qu’il est propre à faire du bien, si Dieu agit par son moyen. »

Beaucoup d’amour à la chère sœur Gorham. Dites-lui d’être forte. Dieu est avec elle et il ne l’abandonnera pas. Beaucoup d’amour à vous tous. J’espère que les enfants ne s’assoupiront pas, mais qu’ils s’intéresseront à la vérité et s’appliqueront avec diligence à affermir leur vocation et leur élection. Écrivez, écrivez assurément, et ne faites pas comme je l’ai fait. Je vous aime, vous tous. Écrivez. » Manuscript Releases, volume 16, 206–209. Écrit de Paris, Maine, le 27 novembre 1850.

Frères et Sœurs, quel en est le contexte historique ; où écrit-elle cela ? Elle l’écrit en 1850, dans la maison du frère Nichols.

En cette période, que fait le Seigneur ? Il montre que les Pionniers ont la juste compréhension du Continu, et elle traite de cette question. Elle affirme que le ministère de Christ dans le Sanctuaire est la fausse conception du Continu.

Dans cette histoire, cette histoire même — non seulement cette histoire même et non pas seulement l’année même, mais le mois même de l’année — elle reçoit des visions et elle clarifie cette vérité concernant la position des pionniers au sujet du « Daily », en disant que ceux qui ont proclamé le cri de l’heure du jugement avaient la juste compréhension du « Daily » ; et, dans le même paragraphe, elle dit : « Je vis que la carte de 1843 avait été dirigée par la main du Seigneur et qu’elle ne devait pas être modifiée, et que ceux qui ont proclamé le cri de l’heure du jugement avaient la juste compréhension du “Daily”. »

Et que dit-il au sujet du Continuel sur cette carte de 1843 ? Eh bien, il dit qu’il a été ôté en l’an 508 apr. J.-C. ; et que, 1335 ans plus tard, cela vous conduit à 1843, et que les 1335 appartiennent au passé.

Pouvez-vous imaginer que, dans le mois même, dans l’année même, elle dirait à frère Hewit, de Dead River, que cela était encore à venir ?

D’accord, ces fixateurs de dates, ces fixateurs de dates, et ces gens qui croient que Sœur White est une écrivaine négligente. L’histoire ne confirme pas cela.

Ainsi, je veux que vous voyiez qu’en rapport avec le Continuel, Ellen White comprenait même les 1335.

Ellen White ne s’est pas contentée d’apposer son sceau d’approbation sur l’idée que le « Daily » désignait le paganisme ; elle comprenait que cela marquait le commencement de la prophétie des 1335 années, laquelle prit fin en 1843, et elle défendit publiquement cette position contre le frère Hewit, de Dead River. Voyez-vous cela ?

Et dans ce même mois, alors qu’elle déclare que le ministère du Christ dans le Sanctuaire, en tant que Continu, n’apporte que ténèbres et confusion, son mari, en réponse à cette vision, retire cet enseignement du Review and Herald.

Ici, dans vos notes, là où il est écrit « 1850 Chart », voici ce qui est indiqué exactement [en référence à la troisième colonne à partir de la gauche sur le « 1850 Chart », le texte qui suit Jésus sur la croix en l’an 31 apr. J.-C.]. Je voulais que vous puissiez l’avoir dans vos notes.

Loin Daniel 11:31 508

Et puis, ici, sur la carte de 1843 [en référence à la colonne centrale, sous Jésus sur la croix en l’an 31 apr. J.-C.] :

Suppression du sacrifice perpétuel. Dan. 12:11, 12

D’accord, voici ces deux tableaux.

Sœur White comprenait que ces hommes avaient la juste compréhension, et elle comprenait que cela marquait le commencement de la prophétie des 1335 années, laquelle s’acheva en 1843 ; et elle comprenait que cela représentait la domination païenne ôtée en 508.

Sous ces deux références aux tableaux, vous avez une autre citation située à l’époque de frère Nichols, et elle y reprend ceux qui fabriquent d’autres tableaux parce que leurs illustrations sont sataniques ; tandis qu’elle dit que les illustrations figurant sur ces deux tableaux sont célestes. Elle dit :

« Je vis que cette activité de confection de tableaux était entièrement erronée. Elle avait été entreprise par le frère Rhodes, puis poursuivie par le frère Case. Des moyens ont été dépensés pour fabriquer des tableaux et façonner des images grossières et repoussantes censées représenter les anges et le glorieux Jésus. Je vis que de telles choses déplaisaient à Dieu. Je vis que Dieu était dans la publication du tableau par le frère Nichols. »—

Qui était dans la publication de ce tableau de 1850 ? Dieu !

— « Je vis qu’il y avait » — quoi ? — « une prophétie de ce tableau dans la Bible, et si ce tableau est destiné au peuple de Dieu, s’il [est] suffisant pour l’un, il l’est pour l’autre, et si l’un avait besoin qu’un nouveau tableau fût peint à une plus grande échelle, tous en ont tout autant besoin. »

« Je vis que c’était, chez Brother Case, un sentiment agité, inquiet, insatisfait et ingrat qui désirait un autre tableau. Je vis que ces tableaux peints exerçaient un mauvais effet sur l’assemblée. Cela introduisait dans la réunion un esprit léger, superficiel et moqueur. »—

Or, c’est à celle-ci que je veux que vous réfléchissiez.

— « J’ai vu que les tableaux ordonnés par Dieu frappaient favorablement l’esprit, même sans explication. » —

« Je vis que les tableaux », au pluriel, « avaient été ordonnés par Dieu . . . . » Quels tableaux, au pluriel, avaient été ordonnés par Dieu ? Ces deux tableaux [les tableaux de 1843 et de 1850] avaient été ordonnés par Dieu.

Ces deux tableaux sont un accomplissement d’Habacuc 2.

— « Il y a quelque chose de léger, d’aimable et de céleste dans la représentation des anges sur les tableaux. L’esprit est conduit presque imperceptiblement vers Dieu et le ciel. Mais les autres tableaux qui ont été conçus inspirent du dégoût à l’esprit, et portent la pensée à s’arrêter davantage sur la terre que sur le ciel. Les images représentant des anges ressemblent davantage à des démons qu’à des êtres célestes. Je vis que, pendant des jours et des semaines, les tableaux avaient occupé l’esprit de frère Case, alors qu’il aurait dû chercher auprès de Dieu la sagesse céleste, et croître dans les grâces de l’Esprit et dans la connaissance de la vérité. »

« Je vis que si les moyens qui ont été gaspillés pour produire des cartes avaient été employés à exposer clairement la vérité devant les frères par la publication de brochures, etc., cela aurait fait beaucoup de bien et aurait sauvé des âmes. Je vis que l’affaire de la fabrication de cartes s’est répandue comme la fièvre. » Manuscript Releases, no 13, p. 359 ; 1853.

Les 1290 et les 1335 jours

J’ai ci-après un article tiré de la Review and Herald du 28 janvier 1858. La raison pour laquelle je l’ai dans vos notes, c’est que vous pouvez voir qu’en 1858, on enseignait encore que le « Daily » est le paganisme. Vous l’avez dans votre référence : huit ans après 1850, on comprenait encore que le « Daily » est le paganisme.

« UNE AUTRE période prophétique importante sur laquelle la doctrine de l’Avent est fondée est celle des 1335 jours de Daniel 12, auxquels les 1290 jours sont si intimement liés. Ces deux périodes nous sont présentées comme suit : »

« — Et depuis le temps où le sacrifice perpétuel sera supprimé, et où l’abomination de la désolation sera établie, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attendra et parviendra jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours. Mais toi, va vers ta fin ; car tu te reposeras, et tu te tiendras dans ton lot à la fin des jours. » Daniel 12:11–13.

« Les questions se posent aussitôt : pouvons-nous déterminer quels sont les événements à partir desquels ces périodes doivent être datées ; et, si oui, pouvons-nous savoir quand ils eurent lieu ? Nous demandons d’abord : qu’est-ce que le « perpétuel » (sacrifice), et quelle est l’« abomination qui cause la désolation » ? On remarquera que le mot sacrifice est en italiques, indiquant qu’il s’agit d’un mot ajouté. On remarquera la même chose dans les autres occurrences de ce terme dans le livre de Daniel, à savoir au chapitre 11:31 et 8:11–13. Reportons-nous brièvement à ce dernier chapitre. Au verset 13, on observera que deux désolations sont présentées à la vue : le perpétuel (désolation) et la transgression de la désolation. Ce fait a été exposé avec tant de clarté par Josiah Litch que nous ne saurions mieux faire que de citer ses propres paroles :* »

—Le sacrifice perpétuel est la lecture actuelle du texte ; mais rien de tel qu’un sacrifice ne se trouve dans l’original. Cela est reconnu de tous. C’est une glose ou une interprétation imposée par les traducteurs. La lecture véritable est : « le perpétuel et la transgression de la désolation » ; le perpétuel et la transgression étant reliés ensemble par « et » : la désolation perpétuelle et la transgression de la désolation. Ce sont deux puissances dévastatrices qui devaient désoler le Sanctuaire et l’armée.

Il ressort de ceci avec évidence que le « sacrifice continuel » ne peut nullement se rapporter au culte juif auquel l’a appliqué l’opinion plus ancienne et la plus répandue ; et cela devient encore plus manifeste si l’on considère que, si l’on date ces périodes, soit à la lettre, soit au sens figuré, de quelque suppression de ce culte que ce soit, elles ne nous conduisent à aucun événement, quel qu’il soit, digne d’être remarqué.

Le sacrifice perpétuel et l’abomination sont donc deux puissances dévastatrices qui devaient opprimer l’Église : pouvons-nous déterminer quelles sont ces puissances ? Il nous suffit d’adopter, sur ce point, la méthode de raisonnement de William Miller pour parvenir à la même conclusion que lui. Il dit :

« — Je poursuivis ma lecture, et ne pus trouver aucun autre cas où se trouvât [le perpétuel], sinon dans Daniel. Je pris alors [à l’aide d’une concordance] les mots qui se trouvaient en rapport avec lui : — ôter ; — il ôtera le perpétuel ; — depuis le temps où le perpétuel sera ôté ; etc. Je continuai de lire, pensant que je ne trouverais aucune lumière sur le texte. Finalement, j’arrivai à 2 Thessaloniciens 2:7, 8 : — Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; seulement, celui qui retient maintenant retiendra jusqu’à ce qu’il soit ôté du chemin, et alors sera révélé cet impie. » etc. Et lorsque je fus parvenu à ce texte, ô combien la vérité apparut claire et glorieuse ! La voilà ! C’est cela — le perpétuel ! Eh bien, maintenant, que veut dire Paul par — celui qui retient maintenant — ou fait obstacle ? Par — l’Homme de péché — et l’— impie —, il faut entendre la papauté. Eh bien, qu’est-ce donc qui empêche la papauté d’être révélée ? Pourquoi, c’est le paganisme. Eh bien donc, — le perpétuel — doit signifier le paganisme. »+

Nous voyons, d’après Daniel 8, que c’est la petite corne, qui succéda au bouc, ou empire grec, qui ôte le —continuel ;' et c’est la seule puissance présentée à la vue après la division du royaume d’Alexandre jusqu’au temps où le Sanctuaire devait être purifié à la fin des 2300 jours. Cette petite corne, nous l’avons montrée à sa place propre comme étant Rome prise comme une unité, correspondant au quatrième royaume des autres visions de Daniel. Or, c’est un fait qu’un changement eut lieu dans la puissance romaine, passant du paganisme à la papauté. Le paganisme, depuis les jours des rois assyriens jusqu’au temps de sa transformation en papisme, avait été le continuel, ou, comme le rend le professeur Whiting, —la désolation continuelle', par laquelle Satan s’était élevé contre la cause de Jéhovah. Dans ses prêtres, ses autels et ses sacrifices, il portait une ressemblance avec la forme lévitique du culte de Jéhovah ; mais lorsque la forme lévitique céda la place à la forme chrétienne du culte, Satan, afin de s’opposer avec succès à l’œuvre, dut changer lui aussi sa forme d’opposition ; de là, les temples, les autels et les statues du paganisme sont baptisés dans les blasphèmes du papisme.

« Mais il est dit, dans la prophétie, que le continuel, le paganisme, avait un sanctuaire, et que le lieu de son sanctuaire devait être renversé. Qu’un sanctuaire soit fréquemment associé à l’idolâtrie et au paganisme, comme lieu de sa dévotion et de son culte, cela ressort clairement des Écritures suivantes : Ésaïe 16:12 ; Amos 7:9, 13, marge. Ézéchiel 28:18. Au sujet du sanctuaire du continuel de Daniel 8, nous présentons ce qui suit, tiré d’Apollos Hale :* »

« — Que peut-on entendre par le —sanctuaire’ du paganisme ? Le paganisme, ainsi que l’erreur sous toutes ses formes, a ses sanctuaires aussi bien que la vérité. Ce sont les temples ou les asiles consacrés à leur service. On peut donc supposer qu’il est ici question de quelque temple particulier et célèbre du paganisme. Lequel, parmi ses nombreux temples illustres, peut-ce être ? L’un des plus magnifiques spécimens de l’architecture classique est appelé le Panthéon. Son nom signifie le —temple ou l’asile de tous les dieux’. Le lieu où il se trouve est Rome.+ Les idoles des nations vaincues par les Romains étaient déposées avec un soin sacré dans quelque niche ou compartiment de ce temple et, dans bien des cas, devenaient elles-mêmes des objets de culte pour les Romains. Pourrait-on trouver un temple du paganisme qui fût plus frappamment —son sanctuaire’. »

Ayant maintenant établi que le « continuel » est le paganisme, et que la transgression de la désolation, ou —« l’abomination qui cause la désolation »—, est la papauté, et que le sanctuaire particulier du paganisme était le Panthéon, et que le « lieu » de son emplacement était Rome, nous poursuivons notre examen.

« 1. Le paganisme fut-il — ôté — par le pouvoir civil romain ? La déclaration suivante d’un fait important et bien connu de l’histoire de l’Église et du monde, pensons-nous, répond à la prophétie. Elle se rapporte à Constantin, le premier empereur chrétien, et dit : »

« — Le premier acte de son gouvernement fut la promulgation d’un édit dans tout l’empire, exhortant ses sujets à embrasser le christianisme. »++

« 2. Rome était-elle la ville ou le lieu de son sanctuaire, (le Panthéon,) renversé par l’autorité de l’État ? L’extrait suivant répond : »

« — La mort du dernier rival de Constantin avait scellé la paix de l’empire. Rome était de nouveau la reine incontestée des nations. Mais, à cette heure d’élévation et de splendeur, elle avait été portée au bord d’un précipice. Son pas suivant devait être une descente sans retour. Le transfert du gouvernement à Constantinople déconcerte encore l’historien. C’était un acte en opposition directe avec tout le cours des antiques et honorables préjugés de l’esprit romain. Ce ne fut pas l’œuvre de quelque Asiatique voluptueux, adonné aux jouissances des usages et des climats de l’Orient, mais celle d’un conquérant de fer, né en Occident, et dédaigneux, comme tous les Romains, des habitudes des Orientaux ; ce fut l’œuvre d’un politique pénétrant, et pourtant elle était impolitique au degré le plus manifeste. Pourtant Constantin abandonna Rome, la grande citadelle et le trône des Césars, pour un obscur recoin de la Thrace, et dépensa le reste de sa vie vigoureuse et ambitieuse dans la double tâche d’élever une colonie au rang de capitale de son empire, et d’abaisser la capitale aux faibles honneurs et à la force humiliée d’une colonie. »*

« Ce témoignage issu de la plume de l’historien est trop clair pour nécessiter un commentaire. Le lieu de son sanctuaire fut renversé, dit la prophétie ; et, après un exposé des faits tel que celui qui précède, les plus scrupuleux en matière d’interprétation prophétique doivent être convaincus de son application. »

« Depuis le temps où le sacrifice perpétuel sera ôté, et où l’abomination qui cause la désolation sera établie, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attendra, et qui parviendra jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours. » Avec les faits que nous avons devant nous, à savoir que le perpétuel est le paganisme, que l’abomination qui cause la désolation est la papauté, qu’il y eut, dans la puissance romaine, un passage de l’un à l’autre, et cela par l’autorité de l’État, il ne nous reste plus qu’à rechercher à quel moment cela eut lieu de manière à accomplir la prophétie ; car, si nous pouvons l’établir, nous avons le point de départ à partir duquel doivent être datées les périodes prophétiques du texte placé devant nous. Par conséquent,

« 3. Quand l’événement mentionné dans la prophétie eut-il lieu ? Qu’on le remarque bien : la question n’est pas de savoir quand les saints furent livrés entre les mains de la Papauté, mais quand le changement de religion, du paganisme à la Papauté, avait été à ce point opéré qu’il fit de cette dernière la religion nationale et la plaça en condition d’entrer dans sa carrière. Ceci, comme toutes les autres grandes révolutions, ne fut pas l’œuvre d’un instant. Ses premiers effets se manifestaient bien auparavant. Paul disait que, dès son époque, le mystère d’iniquité, l’Homme de Péché, « l’abomination de la désolation », était déjà à l’œuvre. Et c’est à la lumière de cette Écriture que nous devons comprendre les paroles de notre Seigneur en Matthieu 24:15, au sujet de l’abomination de la désolation, où il renvoie manifestement à Daniel 9:27. Car, bien que le paganisme n’eût pas encore cédé la place à la Papauté en l’an 70, lorsque Jérusalem fut détruite par les Romains, nous comprenons cependant que la puissance qui se manifesta alors, quelque peu modifiée quant au nom et à la forme, était précisément la puissance qui devait, comme l’abomination de la désolation, user les saints et désoler l’Église du Très-Haut. »

Jusqu’au temps de la conversion de Clovis, roi de France, qui eut lieu en 496, les Français et les autres nations de la Rome occidentale étaient païens ; mais, à la suite de cet événement, les efforts entrepris pour convertir les idolâtres au Christ furent couronnés d’un grand succès. On dit que la conversion de Clovis donna naissance à l’usage de s’adresser au monarque français sous les titres de Très Chrétienne Majesté et de Fils aîné de l’Église.+ Entre ce temps-là et l’an 508, par des « alliances », des « capitulations » et des conquêtes, « les Avborici », les « garnisons romaines de l’ouest », la Bretagne, les Bourguignons et les Wisigoths furent amenés dans la soumission.′++

—Le paganisme dans l’Empire romain d’Occident, bien qu’il ait sans doute retardé les progrès de la foi chrétienne, surtout dans les nations qui furent troublées, comme ce fut le cas de l’Angleterre, par les incursions des clans barbares, demeurés idolâtres, n’eut désormais plus le pouvoir, quand bien même il en eût eu la volonté, de supprimer la foi catholique ou d’entraver les empiètements du Pontife romain.

À partir de ce moment, l’abomination papale fut triomphante, pour autant qu’il s’agissait du paganisme. Ses luttes futures eurent lieu contre les autres sectes chrétiennes, qui furent toujours traitées en hérétiques ; et contre les princes, qui furent toujours traités en rebelles ou en diviseurs du corps du Christ. Les puissances marquantes de l’Europe renoncèrent à leur attachement au paganisme seulement pour en perpétuer les abominations sous une autre forme ; car il ne fallait au paganisme que le baptême pour devenir chrétien au sens catholique ; et lorsque les intérêts ou la vengeance de son ministre présidant en faisaient l’exigence, leurs biens et leurs trônes, — peut-être leur vie même, — devaient être déposés sur l’autel. SS

* Exposé prophétique, volume 1, 127.

« + Goodrich's Universal Hist. and Gutherie's Geog. »

+ Histoire chrétienne de Mosheim, volume 1, p. 132, 133.

« En Angleterre, Arthur, le premier roi chrétien, fonda le culte chrétien sur les ruines du paganisme.* Rapin, qui se prétend plus exact dans la chronologie des événements de son histoire, déclare qu’il fut élu monarque de Bretagne en 508. Livre 2, 129. »

« Quel était, à cette époque, l’état du Siège de Rome ? — Symmaque fut pape de 498 ou 499 à 514. Son pontificat se distingua par les circonstances et événements remarquables suivants : »

« 1. Il —quitta le paganisme’ lorsqu’il entra dans —l’Église de Rome.’ »

« 2. Il parvint au siège papal en luttant contre son rival jusqu’au sang. Du Pin. »

« 3. Par l’adulation qu’on lui rend en tant que successeur de saint Pierre. »

« 4. Par l’excommunication de l’empereur Anastase.+ »

« — Combien, dit Mosheim, les opinions de certains étaient favorables aux prétentions dominatrices des Pontifes romains, on peut aisément l’imaginer d’après une expression d’Ennode, cet infâme et extravagant flatteur de Symmaque, prélat à la réputation équivoque. Ce panégyriste parasitaire soutenait, parmi d’autres assertions impertinentes, que le Pontife avait été constitué juge à la place de Dieu, fonction qu’il remplissait comme le vice-gérant du Très-Haut. »++

« Par la force assurée à la cause catholique en Occident, par ces succès, ainsi que par l’action des vicaires et des autres agents du Siège de Rome, le parti papal à Constantinople fut — placé — en position de justifier des hostilités ouvertes en faveur de son maître à Rome. En 508, le tourbillon du fanatisme et de la guerre civile balaya, dans le feu et le sang, les rues de la capitale orientale. »

Gibbon, aux années 508–514, parlant des troubles de Constantinople, dit : — Les statues de l’empereur furent brisées, et sa personne demeura cachée dans un faubourg, jusqu’à ce qu’au bout de trois jours il osât implorer la miséricorde de ses sujets. [La papauté triomphe.] Sans son diadème, et dans l’attitude d’un suppliant, Anastase parut sur le trône du cirque. Les catholiques, devant sa face, répétèrent le véritable Trisagion ; ils exultèrent à l’offre qu’il fit proclamer par la voix d’un héraut, d’abdiquer la pourpre ; ils écoutèrent l’avertissement que, puisque tous ne pouvaient régner, ils devaient auparavant s’accorder sur le choix d’un souverain ; et ils acceptèrent le sang de deux ministres impopulaires, que leur maître, sans hésitation, condamna aux lions. Ces séditions furieuses, mais passagères, furent encouragées par le succès de Vitalien qui, avec son armée de Huns et de Bulgares, pour la plupart idolâtres, se déclara le champion de la foi catholique. Dans cette rébellion pieuse, il dépeupla la Thrace, assiégea Constantinople, extermina soixante-cinq mille de ses compagnons chrétiens, jusqu’à ce qu’il obtînt le rappel des évêques, la satisfaction du Pape, et l’établissement du concile de Chalcédoine, traité orthodoxe signé à contrecœur par Anastase mourant, et exécuté plus fidèlement par l’oncle de Justinien. Tel fut l’événement de la première des guerres de religion qui ont été menées au nom, et par les disciples, du Dieu de Paix. SS

« Par l’extrait suivant d’Appollos Hale, nous terminons le témoignage sur ce point : —Nous invitons maintenant nos Gamaliels modernes à prendre place avec nous sur le terrain du sanctuaire du paganisme (revendiqué depuis comme le « patrimoine de saint Pierre ») en 508. Nous portons nos regards de quelques années en arrière, et le rude paganisme des barbares du Nord se déverse sur l’empire nominalement chrétien de la Rome occidentale, triomphant partout, et ses triomphes étant partout marqués par la plus sauvage cruauté. . . . L’empire tombe et se brise en fragments. L’un après l’autre, les seigneurs et les souverains de ces fragments abandonnent leur paganisme et professent la foi chrétienne. En matière de religion, les conquérants cèdent aux vaincus. Mais le paganisme demeure triomphant. Parmi ses défenseurs, il est un conquérant austère et victorieux. (Clovis.) Mais bientôt lui aussi s’incline devant la puissance de la foi nouvelle et devient son champion. Il demeure triomphant, mais, comme héros et conquérant, il atteint son zénith au moment précis où nous nous tenons, en l’an 508 apr. J.-C. »

—Dans la même année, ou vers cette époque, la dernière subdivision importante de l’empire déchu est christianisée publiquement par le couronnement de son « monarque » triomphant.

—Le pontife de la période où nous sommes parvenus est un païen récemment converti. La lutte sanglante qui l’a placé sur le siège fut tranchée par l’intervention d’un roi arien. On se prosterne devant lui et on le salue comme occupant —la place de Dieu sur la terre ». Le sénat est tellement sous son pouvoir que, sur le soupçon que les intérêts du Siège de Rome l’exigent, il excommunie l’empereur. . . . En 508, la mine éclate sous le trône de l’Empire d’Orient. Le résultat de la confusion et de la lutte qu’elle provoque est l’humiliation de son seigneur légitime. Or, la question est de savoir à quel moment le paganisme fut supprimé au point de faire place à son substitut et successeur, l’abomination papale. Quand cette abomination fut-elle placée dans une position lui permettant de commencer sa carrière de blasphème et de sang ? Existe-t-il une autre date pour son « établissement », ou sa « mise en place » à la place du paganisme, que 508 ? Si l’enchanteresse mystérieuse n’a pas encore amené toutes ses victimes sous son pouvoir, elle a pris sa position, et quelques-unes ont cédé à sa fascination.

« Les autres sont enfin subjugués, —et des rois, et des peuples, et des multitudes, et des nations, et des langues,' sont amenés sous l’emprise qui les prépare, alors même que, —ivres du sang des martyrs de Jésus,' ils —croient rendre un culte à Dieu,' et s’imaginent être les favoris exclusifs du ciel, tout en devenant une proie plus facile et plus riche pour la damnation de l’enfer'* »

Nous avons la date. Le « continuel » fut ôté, et l’abomination qui cause la désolation établie en 508. À partir de ce point, les 1290 jours ou années se terminent en 1798, où, comme cela a déjà été montré, le pouvoir civil fut arraché au pape par le bras de Buonaparte. Les 1335 jours nous conduisent 45 années pleines au-delà de cet événement.

« Mais certains diront peut-être : Comment se fait-il que vous fassiez aboutir les périodes dans le passé ? N’est-il pas écrit que Daniel doit se reposer et se tenir dans son lot à la fin des jours ? Certainement ; et nous le croyons. Mais qu’est-ce que cela signifie, pour Daniel, de se tenir dans son lot ? Ce point sera examiné lorsque nous en viendrons à expliquer l’expiration du temps et à considérer les événements qui se sont effectivement accomplis à la fin des jours. En attendant, nous jetons ici l’ancre jusqu’à une autre semaine. » Review and Herald, 28 janvier 1858.

Erreurs et dangers de Prescott et de Daniells ; il faut travailler dans les villes

(A. G. Daniells fut élu président de la Conférence générale en 1901. Cela laisse entendre que ce document a été rédigé en 1910, à une époque où Mme White était très préoccupée par la négligence de Daniells à l’égard des villes et par son implication dans la controverse au sujet du « Daily ».)

Récemment, Steve Wohlberg disait qu’il n’avait pas à prendre position sur le Continuel, parce qu’Ellen White n’a jamais pris position sur le Continuel, et que, s’il est suffisant pour la prophétesse d’adopter cette position, cela lui suffit également.

Eh bien, Ellen White avait effectivement une position sur le « Daily ». Elle disait que les millérites en avaient la juste compréhension, et elle comprenait qu’il s’agissait du paganisme. Elle comprenait que, lorsque le paganisme fut ôté, les 1335 commencèrent ; et elle comprenait que toute autre interprétation ne produisait que ténèbres et confusion.

Et celle que l’on peut démontrer, à partir de l’histoire de 1850, comme ayant véritablement été isolée pour apporter les ténèbres et la confusion, c’est la position de Crosier selon laquelle le Continuel représentait le ministère de Christ dans le sanctuaire ; ainsi, je pense qu’elle comprenait ce qu’était le Continuel, non seulement ce qu’il était, mais aussi ce qu’il représentait, parce que, si l’on abandonnait cette position, on tombait dans les ténèbres et la confusion.

Mais, en 1910, Ellen White reprit également le président de la Conférence générale et W. W. Prescott pour avoir défendu ce même point de vue que celui de Crosier.

Et aucun historien ne soutiendra que Prescott, Willie White et A. G. Daniells, lorsqu’ils défendaient le Continu, défendaient l’idée que le Continu représentait le ministère de Christ dans le sanctuaire. Tout le monde le sait.

Mais vous avez ici l’article entier tiré de Manuscript Releases, volume 20.

Quand cela a-t-il été publié ? Eh bien, cela a été publié en 1988 ; ainsi, c’est à la disposition des étudiants de l’adventisme pour examen en 1988.

Quand Willie White, Prescott et Daniells ont-ils établi dans l’adventisme la fausse conception du « Daily » ? C’est de 1919 à 1931 qu’ils ont mené leur œuvre à bien. En 1931, n’en parlons plus !! L’adventisme va enseigner que le « Daily » représente le ministère de Christ dans le sanctuaire, parce qu’ils ont accepté l’interprétation des Écritures qui provient du protestantisme apostat et du catholicisme. Et à partir de ce moment, le « Daily » est identifié au ministère de Christ dans le sanctuaire.

Hélas, certaines voix s’opposent à cela tout en sachant mieux, mais à partir de ce moment-là, le courant a complètement changé.

Et puis, en 1988, le Ellen White Estate nous communique cette déclaration de 1910, précisément au moment où la question du « Daily » était agitée par Prescott, Daniells et Willie White.

À ce stade de notre expérience, nous ne devons pas laisser nos esprits être détournés de la lumière particulière qui [nous] a été donnée à considérer lors de l’importante assemblée de notre conférence. Et il y avait là le frère Daniells, dont l’esprit était travaillé par l’ennemi ;

Que signifie cela ? Que signifie le fait que l’ennemi agit sur votre esprit ? Cela signifie que le Saint-Esprit n’agit pas sur votre esprit.

« …et votre esprit ainsi que celui de frère Prescott étaient travaillés par les anges qui furent chassés du ciel… »

L’œuvre de Satan consistait à détourner vos esprits, afin qu’on y introduisît des iota et des traits de lettre que le Seigneur ne vous avait pas inspirés à introduire. Ils n’étaient pas essentiels. Mais cela importait beaucoup pour la cause de la vérité. Et les idées de vos esprits, si l’on pouvait vous entraîner vers des iota ou des traits de lettre, relèvent d’une œuvre conçue par Satan. Corriger de petites choses dans les livres écrits, supposez-vous, serait accomplir une grande œuvre. Mais il m’est ordonné : Le silence est éloquence.

Ils voulaient intervenir dans le livre d’Uriah Smith, Thoughts on Daniel and Revelation, et supprimer ce qu’il disait au sujet du Continuel comme étant le paganisme. C’est pourquoi, durant cette période, l’un des hommes qui combattent Willie White, Prescott et Daniells est un homme nommé Larry Smith.

Qui est Larry Smith ? C’est le fils d’Urie, et il sait ce qu’ils veulent faire, et il se tient aux côtés de son père : le « Daily » est le paganisme.

Je dois dire : Cessez de chercher des défauts. Si ce dessein du diable pouvait seulement être exécuté, alors il vous apparaît que votre œuvre serait considérée comme des plus merveilleuses dans sa conception. C’était le plan de l’ennemi de réunir tous les traits prétendument répréhensibles là où toutes les catégories d’esprits n’étaient pas d’accord.

« Et qu’arriverait-il donc ? L’œuvre même qui plaît au diable s’accomplirait. On donnerait aux étrangers une représentation, non de notre foi, mais précisément de ce qui leur conviendrait, qui développerait des traits de caractère qui »

faire quoi ? « causer une grande confusion. »

D’autres conceptions du sacrifice perpétuel ont été adoptées, qui apportent confusion et ténèbres.

« et occuper les moments précieux, qui devraient être employés avec zèle à présenter au peuple le grand message. Les exposés sur quelque sujet que nous ayons étudié ne pourraient pas tous s’harmoniser, et il en résulterait une confusion dans l’esprit des croyants comme des incroyants. C’est précisément ce que Satan avait projeté de faire arriver : tout ce qui pouvait être amplifié comme une divergence. »

Si le Seigneur le permet, lorsque nous commencerons à démontrer ces doctrines à partir de notre étude de la Bible, nous examinerons Ézéchiel 28 ; car c’est dans Ézéchiel 28 que la racine même du Continuel est identifiée. Ézéchiel 28 traite de l’exaltation de Lucifer, et elle le signale ; car, tandis qu’ils cherchent à dire que le Continuel représente le ministère du Christ dans le sanctuaire, non seulement ils rejetaient la véritable compréhension du Continuel, symbole de l’auto-exaltation, mais ils manifestaient cette même auto-exaltation dans leur propre expérience. Elle souligne qu’ils introduiraient de la confusion dans nos rangs.

Or, voici une grande œuvre, dans laquelle des esprits étranges peuvent intervenir. Mais le Seigneur a une œuvre à accomplir pour sauver les âmes qui périssent ; et les places que Satan, déguisé, pourrait occuper, en semant la confusion dans nos rangs, il le fera à la perfection, et toutes ces petites divergences deviendront amplifiées, saillantes.

Et que signifie : « Et il me fut montré » ? Dieu le lui a expressément dit.

« Et il m’a été montré dès le commencement que le Seigneur n’avait confié ni aux anciens Daniells ni à Prescott la charge de cette œuvre. Les ruses de Satan doivent-elles être introduites? Ce « perpétuel » doit-il être une chose d’une telle importance qu’il soit introduit pour semer la confusion dans les esprits et entraver l’avancement de l’œuvre en cette période si importante du temps? Il ne doit pas en être ainsi, quoi qu’il en soit. Ce sujet ne doit pas être introduit, »

Sœur White comprenait le Continuel, et elle comprenait que l’enseignement selon lequel le Continuel serait le ministère de Christ dans le sanctuaire est quelque chose qui provient des anges qui furent expulsés du Ciel et qu’il n’apporte que confusion et ténèbres ; et elle connaissait la position des pionniers selon laquelle le Continuel représentait le paganisme, et que lorsque le Continuel fut ôté, la prophétie chronologique des 1335 ans commença. Elle le savait. Elle connaissait la différence, quoi que ces hommes veuillent dire.

« Cela ne devrait pas être, quoi qu’il puisse en être. Ce sujet ne devrait pas être introduit, car l’esprit qui serait ainsi introduit serait prohibitif, et Lucifer observe chacun de nos mouvements. Des puissances sataniques commenceraient leur œuvre, et la confusion serait introduite dans nos rangs. Vous n’avez pas mission de rechercher les divergences d’opinion là où il ne s’agit pas d’une question décisive; mais votre silence est une éloquence. Toute l’affaire est clairement placée devant moi. Si le diable pouvait entraîner quelqu’un des nôtres dans ces sujets, comme il s’est proposé de le faire, la cause de Satan triompherait. Maintenant, l’œuvre doit être entreprise sans délai, et aucune opinion divergente ne doit être exprimée. »

Satan inspirerait ces hommes qui sont sortis du milieu de nous à s’unir aux mauvais anges et à retarder notre œuvre par des questions sans importance, et quelles réjouissances il y aurait dans le camp de l’ennemi. Serrez vos rangs, serrez vos rangs. Que toute divergence soit ensevelie. Notre œuvre maintenant est de consacrer toutes nos forces physiques et toute l’énergie nerveuse de notre cerveau à écarter ces divergences, afin que tous soient en harmonie. Si Satan, avec sa grande sagesse non sanctifiée, pouvait être autorisé à obtenir la moindre prise, [il se réjouirait].

« Maintenant, lorsque j’ai vu comment vous agissiez, mon esprit a saisi l’ensemble de la situation et les résultats qui s’ensuivraient si vous deviez poursuivre et donner aux personnes qui nous ont quittés la moindre occasion de semer la confusion dans nos rangs. Votre manque de sagesse serait précisément ce que Satan désirerait. Votre proclamation retentissante n’était pas faite sous l’inspiration du Saint-Esprit. J’ai reçu l’instruction de vous dire que le fait de relever des défauts dans les écrits d’hommes qui ont été conduits par Dieu n’est pas inspiré de Dieu. Et si telle est la sagesse que l’ancien Daniells donnerait au peuple, ne lui confiez en aucune manière une position officielle, car il ne peut raisonner de la cause à l’effet. Votre silence sur ce sujet est votre sagesse. Maintenant, tout ce qui consiste à relever des défauts dans les publications d’hommes qui ne sont plus en vie n’est pas l’œuvre que Dieu a confiée à aucun de vous. Car si ces hommes — les anciens Daniells et Prescott — avaient suivi les directives données pour travailler dans les villes, il y aurait eu beaucoup, oui, un très grand nombre de personnes convaincues de la vérité et converties, des hommes capables qui [maintenant] occupent des positions où ils ne seront jamais atteints. »

« Le monde entier doit être considéré comme une seule grande famille. Et lorsque vous avez à votre disposition une telle source de connaissance où puiser, pourquoi avez-vous laissé le monde périr pendant des années, alors que les témoignages nous ont été donnés par notre Seigneur Jésus-Christ ? La vraie religion nous enseigne à considérer chaque homme et chaque femme comme une personne à laquelle nous pouvons faire du bien. »

« Ceci a été imprimé depuis de nombreuses années : —A Balanced Mind, » témoignage à l’intention de l’ancien Andrews. L’esprit peut être cultivé de manière à devenir une puissance pour savoir quand parler et quels fardeaux prendre et porter, car Christ est votre maître. Et j’ai beaucoup craint pour vous [quand je vous ai vu] exalter votre sagesse et suivre une ligne de conduite propre à faire naître des divergences d’opinion. Le Seigneur appelle des hommes sages, capables de garder le silence lorsque [c’est] pour eux la sagesse de le faire. Si vous vouliez être un homme accompli, vous avez besoin de sanctification par Jésus-Christ. Or, il y a maintenant une œuvre qui vient seulement de commencer, et que la sagesse se voie en chaque ministre, en chaque président de fédération. Mais il y avait ici, pour vous, une œuvre à entreprendre il y a des années, là où l’on avait besoin de vous pour élever la voix en faveur de cette œuvre même. Christ a donné à tout Son peuple des directives spéciales sur ce qu’ils doivent faire et sur les choses qu’ils ne doivent pas faire. Et il nous reste peu de temps pour mettre en pratique la justice du Seigneur. Vous pouvez comprendre la voie du Seigneur. J’ai vu votre dessein de conduire les choses selon vos propres conceptions après avoir été établi président. Vous aviez pensé accomplir des choses merveilleuses, ce qui aurait été une œuvre que Dieu n’avait pas mise entre vos mains. Or, votre œuvre n’est pas d’opprimer, mais de remédier à toute nécessité possible si le Seigneur vous a agréé pour servir. Mais, très tôt, vous avez donné la preuve que la sagesse et le jugement sanctifié ne se sont pas manifestés en vous. Vous avez fait éclater des questions qui ne seraient pas reçues à moins que le Seigneur ne donnât la lumière. »

J’ai reçu l’instruction que de tels mouvements précipités n’auraient pas dû être faits, tels que votre nomination à la présidence de la conférence ne fût-ce que pour une année de plus. Mais le Seigneur interdit toute nouvelle démarche aussi hâtive jusqu’à ce que la question soit portée devant le Seigneur dans la prière ; et puisque le message vous est parvenu que l’œuvre du Seigneur reposant sur le président constitue une responsabilité des plus solennelles, vous n’aviez aucun droit moral de vous emporter comme vous l’avez fait au sujet du « —Daily » et de supposer que votre influence trancherait la question. Il y avait l’ancien Haskell, qui a porté de lourdes responsabilités, et il y a l’ancien Irwin ainsi que plusieurs hommes que je pourrais mentionner, qui portent de lourdes responsabilités.

« Où était votre respect pour les hommes d’âge mûr ? Quelle autorité pouviez-vous exercer sans prendre avec vous tous les hommes responsables afin d’examiner la question ? Mais examinons maintenant l’affaire. Il nous faut à présent reconsidérer s’il s’agit du jugement du Seigneur, en présence de l’œuvre qui a été négligée, vous montrant du zèle pour porter encore l’œuvre une année de plus. Si vous deviez poursuivre l’œuvre une année de plus avec l’aide de ceux qui s’uniront à vous, il faudrait qu’un changement s’opère en vous et en l’Ancien Prescott. Et humiliez vos propres cœurs devant Dieu. Le Seigneur devra voir en vous la manifestation d’une expérience différente, car si jamais des hommes ont eu besoin d’être reconvertis au temps présent, ce sont l’Ancien Daniells et l’Ancien Prescott. »

« Sept hommes devraient être choisis, des hommes de sagesse, qui, par l’action de la grâce de Dieu, [donnent] la preuve [d’]une reconversion. Quant à tous hommes si aveuglés qu’ils ne peuvent raisonner de la cause à l’effet, au point d’ignorer les hommes qui ont porté les responsabilités de l’œuvre et ces présidents de conférences, [que] des hommes [qui] portent l’œuvre depuis plus de deux ans soient tenus pour rien, et qu’une conséquence si impulsive se produise que des hommes négligeraient l’œuvre même qui leur a été présentée durant des années — l’œuvre dans les villes — et qu’aucune attention, ou fort peu, [ne soit] accordée aux anciens pour demander conseil, mais qu’ils proclament les choses qu’ils choisissent de donner au peuple, cela porte en soi-même son propre témoignage du manque de sûreté de ces hommes à qui l’on voudrait confier une œuvre si grande et si merveilleuse. »

« Christ n’est pas mort. Il ne permettra jamais que Son œuvre soit poursuivie de cette manière étrange. Laissez les livres en paix. Si quelque changement est indispensable, Dieu fera en sorte que l’harmonie de ce changement soit maintenue; mais lorsqu’un message a été confié à des hommes avec les grandes responsabilités qu’il implique, [Dieu] exige une fidélité qui agit par l’amour et purifie l’âme. Les anciens Daniells et Prescott ont tous deux besoin d’une reconversion. Une œuvre étrange s’est introduite, et elle n’est pas en harmonie avec l’œuvre que Christ est venu accomplir dans notre monde; et tous ceux qui sont véritablement convertis feront les œuvres de Christ. »

« Nous devons tous accomplir l’œuvre qui glorifiera le Père. Nous sommes parvenus à la crise — soit nous conformer au caractère de Jésus-Christ dès ce temps préparatoire, soit ne pas l’entreprendre. Ancien Daniells, [vous n’êtes pas] libre de faire entendre votre voix avec hauteur comme vous l’avez fait en des circonstances semblables. Et comprenez-le bien, le président d’une conférence n’est pas un souverain. Il travaille en liaison avec les hommes sages qui occupent la fonction de présidents et que Dieu a acceptés. Il n’a pas la liberté de s’ingérer dans les écrits des livres imprimés issus de plumes que Dieu a acceptées. Ils ne doivent plus dominer, à moins qu’ils ne manifestent moins d’esprit de gouvernement et de pouvoir dominateur. La crise est venue, car Dieu serait déshonoré. »

« Comment le Seigneur considère-t-Il les villes où l’on n’a pas travaillé ? Christ est au ciel. Désormais, la reconnaissance qui doit être faite est celle-ci : — Il n’y a point de domination royale. Et maintenant, c’est la crise de ce monde. Maintenant, Je suis la Puissance pour sauver ou pour détruire. Maintenant est le temps où la destinée de tous est entre Mes mains. J’ai donné Ma vie pour sauver le monde. Et “Moi, quand J’aurai été élevé”, la grâce salvatrice que Je communiquerai prouvera que tous ceux qui seront façonnés selon la ressemblance divine et seront un avec Moi travailleront comme Je travaille, avec Ma puissance de grâce rédemptrice.’ Que quiconque le veut se joigne à ses frères pour accomplir l’œuvre qu’il leur a été donnée d’accomplir lorsqu’ils occupent des postes de responsabilité sous la direction du conseil que le Seigneur donne, et qu’il cherche avec le plus grand sérieux à travailler en complète harmonie avec Celui qui a tant aimé le monde qu’Il a donné Sa vie en sacrifice plénier pour le salut du monde. Je parle à nos ministres : lorsqu’ils entrent dans l’œuvre dans nos villes, qu’un calme caractère sacré accompagne le ministère de la Parole. Nous ne pouvons produire l’impression convenable sur l’esprit du peuple si nous . . . [Le tiers inférieur de cette page est laissé en blanc.] »

Je copie de mon Journal. La vérité telle qu’elle est en Jésus — dites-la, priez-la, croyez chaque parole dans sa simplicité. Que gagneriez-vous si des erreurs étaient portées devant les hommes qui se sont écartés de la foi et ont prêté l’oreille à des esprits séducteurs, des hommes qui, il n’y a pas longtemps encore, étaient avec nous dans la foi ? Vous tiendrez-vous du côté du diable ? Portez votre attention sur les champs encore inexplorés. Une œuvre d’envergure mondiale est devant nous. Il m’a été donné des représentations concernant John Kellogg.

Un personnage fort séduisant représentait les idées des arguments spécieux qu’il présentait, des sentiments différents de la vérité authentique de la Bible. Et ceux qui avaient faim et soif de quelque chose de nouveau avançaient des idées [si spécieuses] que frère Prescott était en grand danger. Frère Daniells courait le grand danger [de] se laisser envelopper dans une illusion selon laquelle, si ces sentiments pouvaient être exposés partout, ce serait comme un monde nouveau.

« Oui, cela le ferait, mais tandis que leur esprit était ainsi absorbé, il me fut montré que Frère Daniells et Frère Prescott mêlaient à leur expérience des sentiments d’apparence spirituelle [spiritiste] et entraînaient notre peuple vers de beaux sentiments qui séduiraient, s’il était possible, les élus mêmes. »

Les élus mêmes ne seront pas séduits, mais il y aura des personnes qui se tiennent aux côtés des élus mêmes et qui seront séduites. Les élus mêmes sont les vierges sages. Les vierges folles seront séduites, n’est-ce pas ?

Et de même que les vierges sages, en cette période, alors que la tentation est présente de séduire les élus mêmes, reçoivent l’effusion du Saint-Esprit, que reçoivent les vierges folles ? La puissance d’égarement de 2 Thessaloniciens. Nous traiterons aussi de cela en rapport avec le Continu.

— « tissaient dans leur expérience des sentiments d’une apparence spirituelle [spiritiste] et attiraient notre peuple vers de beaux sentiments qui séduiraient, s’il était possible, les élus mêmes. »

Quel est, en tout dernier ressort, le fond même du spiritisme ?

En ce qui concerne l’histoire du roi Saül, qu’a dit Samuel ? « La rébellion est comme la sorcellerie. » La rébellion est de la sorcellerie.

Où Saul se retrouve-t-il ?

DE L’AUDITOIRE : Avec la sorcière d’En-Dor.

Avec la sorcière d’En-Dor.

Qu’est-ce donc que le roi Saül fit pour provoquer cette suite d’événements qui le conduit jusqu’à la sorcière d’En-Dor ? Il éleva sa parole au-dessus de la Parole de Dieu. On lui avait dit ce qu’il devait faire, mais il passa outre et fit ce qu’il voulut faire.

Le fond même du spiritisme consiste à placer votre parole au-dessus de la Parole de Dieu. C’est là que tout commence. C’est cela, la sorcellerie.

La sorcellerie consiste à identifier la manière dont Satan vous place sous son influence. La façon dont il vous ensorcelle relève d’un terme magique ayant trait à la tromperie magique.

Quand vous êtes ensorcelé, qui est le premier à le devenir ? Le sorcier. Tout commence lorsque je place ma parole au-dessus de la Parole de Dieu. C’est cela la sorcellerie, c’est cela la rébellion, et c’est moi qui suis devenu ensorcelé. Et c’est ce qui est arrivé à Daniells et à Prescott.

Et quels sentiments Daniells et Prescott cherchaient-ils à introduire pendant que cela se produisait ? Une conception erronée du Continuel.

Et quelle est la véritable conception du Continuel ? C’est qu’il s’agit du paganisme, et le paganisme est la religion de l’exaltation de soi. C’est une religion qui commença dans les parvis du Ciel lorsque Satan, lorsque Satan, éleva sa parole au-dessus de la Parole de Dieu et introduisit dans l’histoire de l’humanité le mystère de l’iniquité.

Le mystère de l’iniquité est l’œuvre de Satan qui nous ensorcelle. C’est l’œuvre de Satan de nous amener à placer notre parole ou sa parole au-dessus de la Parole de Dieu.

Suivez-vous ma pensée ?

Cherchez « iniquité ». Elle définira l’iniquité dans la Concordance de Strong. Et lorsque vous la ramenez au mot racine, quel est le mot racine de « iniquité » ? Alpha, alpha. C’est là l’apostasie alpha.

À quel moment Daniells et Prescott promouvaient-ils cette opinion insensée ? Durant la période de l’Apostasie Alpha.

Ainsi, ne manquez pas ce que Sœur White dit ici au sujet de la séduction des élus mêmes et au sujet de la lecture d’Ézéchiel 28. Elle savait ce qui se passait. Elle savait que cette question du « Daily » est quelque chose qui est non seulement erroné sur le plan doctrinal, mais qui exige de ceux qui vont prêcher la conception erronée du « Daily » qu’ils placent leur parole au-dessus de la Parole de Dieu, et les met dans une position où ils sont ensorcelés ; et, par conséquent, ils sont un instrument entre les mains de Satan pour ensorceler les autres par leur rébellion.

Il me faut retracer par ma plume [le fait] que ces frères verraient des défauts dans leurs idées illusoires qui placeraient la vérité dans l’incertitude; et [cependant] ils se dresseraient comme [s’ils avaient] un grand discernement spirituel. Maintenant, je dois leur dire [que], lorsque cette affaire me fut montrée,

Les gens disent : « Oh, Ellen White, elle n’a pas de position sur la “Daily”. »

« lorsque cette question m’a été montrée, tandis qu’Elder Daniells élevait la voix comme une trompette pour soutenir ses idées au sujet du « —Daily », les conséquences ultérieures me furent présentées. Notre peuple était en train de devenir confus. J’en vis le résultat, puis il me fut donné des avertissements indiquant que si Elder Daniells, sans égard pour l’issue, devait ainsi être impressionné et se laisser croire qu’il était sous l’inspiration de Dieu, »

C’est là le spiritualisme. Il a placé sa parole au-dessus de la Parole de Dieu. Il croit être inspiré par Dieu.

« que si le frère Daniells, sans égard pour les conséquences, devait être ainsi impressionné et se laisser croire qu’il était sous l’inspiration de Dieu, le scepticisme serait semé partout dans nos rangs, et nous nous trouverions là où Satan ferait porter ses messages. Une incrédulité arrêtée et un scepticisme seraient semés dans les esprits humains, et d’étranges récoltes de mal prendraient la place de la vérité. Ms 67, 1910, 1–8. Manuscript Release, volume 20, 17–22. »

Les étranges récoltes du mal poussent aujourd’hui dans tout l’adventisme.

Ellen White apporte son approbation à la compréhension pionnière du 2520.

Ellen White apporte son appui à la compréhension des pionniers selon laquelle le « sacrifice perpétuel » dans le livre de Daniel représente le paganisme.