Le message d’avertissement dans le livre d’Ézéchiel est le « signe du siège ». Lorsque le siège commença, l’épouse d’Ézéchiel mourut, et il fut ordonné à Ézéchiel de ne pas faire le deuil de sa mort. Sa mort, accompagnée de son absence de deuil, symbolisait le siège et la destruction imminente de Jérusalem. Ses actes et sa mort représentent un signe d’avertissement, préfigurant un signe d’avertissement futur annoncé par Jésus comme l’« abomination de la désolation ».
Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé Daniel le prophète, établie dans le lieu saint, — que celui qui lit comprenne —. Matthieu 24:15.
Lorsque les enseignes romaines furent placées à l’intérieur de l’enceinte du temple, les chrétiens de Jérusalem devaient fuir la ville. Les deux témoins du signe de la destruction de Jérusalem soulignent la gravité qu’il y a à reconnaître à l’avance le « signe » avant le siège, et l’inspiration précise en outre que ces deux témoins trouvent leur « application plus directe » dans les derniers jours. Parlant de l’avertissement du Christ concernant la destruction de Jérusalem en rapport avec Ézéchiel et Jean se trouvant dans une vision du temple, sœur White écrivit :
« Bien que ces prophéties aient reçu un accomplissement partiel lors de la destruction de Jérusalem, elles ont une application plus directe aux derniers jours. »
« Nous nous tenons sur le seuil d’événements grands et solennels. La prophétie s’accomplit rapidement. Le Seigneur est à la porte. Une période d’un intérêt saisissant pour tous les vivants va bientôt s’ouvrir devant nous. Les controverses du passé vont être ravivées ; de nouvelles controverses surgiront. Les scènes qui doivent se dérouler dans notre monde ne sont pas encore même rêvées. » Testimonies, volume 5, 753.
Au chapitre quatre, il fut ordonné à Ézéchiel de mettre en scène une parabole qui soulignait le « signe du siège ». Dans son livre, Ézéchiel mit en scène une parabole à cinq reprises, que ses frères refusèrent de voir. Ézéchiel parla cinq fois à ses frères, et ils refusèrent d’entendre. Ses paraboles mises en scène et ses messages illustrent une catégorie quintuplée de vierges folles qui refusent de recevoir l’accroissement de la « connaissance » lié à ses paraboles et à ses paroles. Ces paroles et ces paraboles étaient directement liées à la destruction de Jérusalem, laquelle a une « application plus directe aux derniers jours ».
Toi aussi, fils de l’homme, prends une brique, place-la devant toi, et représente dessus la ville, Jérusalem. Assiège-la, bâtis contre elle un fort, élève contre elle une terrasse, dresse le camp contre elle, et place tout autour des béliers contre elle. Prends aussi une poêle de fer, et place-la comme une muraille de fer entre toi et la ville; tourne ta face contre elle, et elle sera assiégée, et tu l’assiégeras. Ce sera un signe pour la maison d’Israël.
Couche-toi aussi sur ton côté gauche, et mets-y l’iniquité de la maison d’Israël : selon le nombre des jours pendant lesquels tu seras couché dessus, tu porteras leur iniquité. Car je t’ai imposé les années de leur iniquité selon le nombre des jours, trois cent quatre-vingt-dix jours : ainsi tu porteras l’iniquité de la maison d’Israël. Et quand tu les auras accomplis, couche-toi de nouveau sur ton côté droit, et tu porteras l’iniquité de la maison de Juda quarante jours : je t’impose un jour pour chaque année. Tu tourneras donc ta face vers le siège de Jérusalem, ton bras sera découvert, et tu prophétiseras contre elle. Et voici, je mettrai sur toi des liens, et tu ne te tourneras pas d’un côté à l’autre, jusqu’à ce que tu aies achevé les jours de ton siège. Ézéchiel 4:1–8.
Signe
Le mot « signe » apparaît à neuf reprises dans le livre d’Ézéchiel. Au chapitre quatre, le siège de Jérusalem est le « signe » pour la maison d’Israël. Au chapitre douze, Ézéchiel est de nouveau un « signe » indiquant le siège et la destruction de Jérusalem.
Fils de l’homme, tu habites au milieu d’une maison rebelle, qui a des yeux pour voir et ne voit point, qui a des oreilles pour entendre et n’entend point ; car c’est une maison rebelle. C’est pourquoi, fils de l’homme, prépare-toi des effets pour l’exil, et pars en plein jour sous leurs yeux ; tu partiras de ton lieu pour un autre lieu sous leurs yeux : peut-être y prendront-ils garde, quoiqu’ils soient une maison rebelle. Tu feras sortir tes effets en plein jour sous leurs yeux, comme des effets pour l’exil ; puis tu sortiras le soir sous leurs yeux, comme sortent ceux qui vont en captivité. Sous leurs yeux, perce la muraille, et fais-les passer par là. Sous leurs yeux, tu les porteras sur l’épaule et tu les feras sortir au crépuscule ; tu couvriras ton visage, afin que tu ne voies pas le pays ; car je t’ai établi comme un signe pour la maison d’Israël. Ézéchiel 12:2–6.
Lorsque la maison rebelle vit la parabole mise en scène, elle ne sut pas ce qu’elle signifiait ; elle demanda donc à Ézéchiel de l’expliquer.
Fils de l’homme, la maison d’Israël, cette maison rebelle, ne t’a-t-elle pas dit : Que fais-tu ? Dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Cet oracle concerne le prince qui est à Jérusalem, et toute la maison d’Israël qui se trouve au milieu d’eux. Dis : Je suis votre signe ; comme j’ai fait, ainsi leur sera-t-il fait : ils partiront en exil et iront en captivité. Ézéchiel 12:9–11.
Le siège de Jérusalem est un signe pour le peuple de Dieu dans les derniers jours.
« Chacun des anciens prophètes a parlé moins pour son propre temps que pour le nôtre, de sorte que leur prophétie est en vigueur pour nous. “Or, toutes ces choses leur arrivaient pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.” 1 Corinthiens 10:11. “Ce n’est pas pour eux-mêmes, mais pour nous, qu’ils étaient les dispensateurs de ces choses, qui vous ont maintenant été annoncées par ceux qui vous ont prêché l’Évangile par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards.” 1 Pierre 1:12.... »
« La Bible a accumulé et rassemblé ses trésors en vue de cette dernière génération. Tous les grands événements et toutes les transactions solennelles de l’histoire de l’Ancien Testament se sont répétés, et se répètent encore, dans l’Église en ces derniers jours. » Selected Messages, book 3, 338, 339.
Ce même jour
Ézéchiel, dans la parabole mise en acte du « siège et de la destruction de Jérusalem », est un signe pour le peuple de Dieu dans les derniers jours.
De nouveau, la neuvième année, au dixième mois, le dixième jour du mois, la parole de l’Éternel me fut adressée, en ces termes : Fils de l’homme, écris le nom de ce jour, de ce jour même : le roi de Babylone s’est posté contre Jérusalem en ce jour même.
Et prononce une parabole contre la maison rebelle, et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Mets le chaudron, mets-le, et verses-y aussi de l’eau. Rassembles-y ses morceaux, tous les bons morceaux, la cuisse et l’épaule ; remplis-le des os les meilleurs. Prends ce qu’il y a de meilleur dans le troupeau, et entasse aussi les os sous le chaudron ; fais-le bien bouillir, et qu’on y fasse cuire ses os. C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Malheur à la ville sanguinaire, au chaudron dont l’écume est en lui, et dont l’écume ne s’en est pas retirée ! Sors-en les morceaux l’un après l’autre ; qu’aucun sort ne tombe sur lui. Car son sang est au milieu d’elle ; elle l’a mis sur le sommet d’un rocher ; elle ne l’a pas versé sur la terre pour le couvrir de poussière ; afin de faire monter la fureur pour exercer la vengeance, j’ai mis son sang sur le sommet d’un rocher, afin qu’il ne soit pas couvert.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Malheur à la ville sanguinaire ! Moi aussi, j’en ferai grand le bûcher. Entasse le bois, allume le feu, consume la chair, assaisonne-la bien, et que les os soient brûlés. Puis place-la vide sur ses charbons, afin que son airain soit échauffé et rougisse, afin que son impureté y fonde et que son écume soit consumée. Elle s’est fatiguée en mensonges, et sa grande écume n’est pas sortie d’elle : son écume sera dans le feu. Dans ton impureté est la débauche : parce que je t’ai purifiée, et que tu n’as pas été purifiée, tu ne seras plus purifiée de ton impureté, jusqu’à ce que j’aie assouvi sur toi ma fureur. Moi, l’Éternel, j’ai parlé : cela arrivera, et je l’exécuterai ; je ne reviendrai pas en arrière, je n’épargnerai point, et je ne me repentirai point ; selon tes voies et selon tes œuvres, on te jugera, dit le Seigneur, l’Éternel.
La parole de l’Éternel me fut encore adressée, en ces mots : Fils de l’homme, voici, je t’enlève d’un coup ce qui fait les délices de tes yeux ; mais tu ne mèneras pas de deuil, tu ne pleureras pas, et tes larmes ne couleront pas. Gémis en silence, ne fais pas de deuil pour les morts ; attache ta tiare sur ta tête, mets tes chaussures à tes pieds, ne te couvre pas les lèvres, et ne mange pas le pain des hommes. Je parlai au peuple le matin ; et le soir ma femme mourut ; et le matin je fis comme il m’avait été ordonné. Et le peuple me dit : Ne nous expliqueras-tu pas ce que signifient pour nous ces choses que tu fais ?
Alors je leur répondis : La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces termes : Parle à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, je profanerai mon sanctuaire, l’orgueil de votre force, le désir de vos yeux, et ce à quoi votre âme tient ; et vos fils et vos filles que vous avez laissés tomberont par l’épée. Et vous ferez comme j’ai fait : vous ne vous couvrirez pas les lèvres, et vous ne mangerez pas le pain des hommes. Vos turbans seront sur vos têtes, et vos chaussures à vos pieds ; vous ne serez ni dans le deuil ni dans les pleurs ; mais vous vous consumerez dans vos iniquités, et vous gémirez les uns envers les autres. Ainsi Ézéchiel sera pour vous un signe : vous ferez entièrement selon tout ce qu’il a fait ; et quand cela arrivera, vous saurez que je suis le Seigneur, l’Éternel. Ézéchiel 24:1–24.
Ézéchiel est un signe qui identifie le siège initial et la destruction finale de Jérusalem, puis, par la suite, la captivité des membres de l’Église adventiste du septième jour de Laodicée.
« Lorsque le Christ, du sommet du mont des Oliviers, abaissa son regard, Il vit cet état de choses existant dans chaque Église. Les avertissements s’adressent à tous ceux qui marchent sur les traces du peuple de Jérusalem, qui avait reçu une si grande lumière. Ce peuple est devant nous comme un avertissement. En rejetant les avertissements de Dieu en ce temps-ci, les hommes répètent le péché de Jérusalem. Le Seigneur voit ce que l’agent humain ne voit pas et ne veut pas voir — l’issue de toutes les inventions humaines à Battle Creek. Il a fait tout ce qu’un Dieu pouvait faire. Il a fait resplendir la lumière devant les yeux du peuple, afin que ses péchés n’atteignent pas la limite où le repentir ne peut plus être ressenti. Mais, par un long processus d’abandon des principes justes et droits, les hommes se sont placés là où la lumière et la vérité, la justice et la miséricorde, ne sont pas discernées. Cette ligne de conduite est devenue une partie de leur nature même. » Testimonies, volume 8, p. 68.
Les deux témoins de l’Alpha et de l’Oméga
Ézéchiel avait été rendu surnaturellement muet, et il lui fut annoncé que, lorsque Jérusalem tomberait, il pourrait de nouveau parler, et qu’il serait alors un « signe ». L’absence de deuil d’Ézéchiel à la mort de sa femme marqua le signe alpha au commencement du siège, et l’ouverture de la bouche d’Ézéchiel lorsque Jérusalem tomba fut le signe oméga. Le siège jusqu’à la destruction est marqué par un signe au commencement et à la fin. Dans la même illustration, un second témoignage d’un signe alpha et oméga est représenté : la mort de la « joie des yeux d’Ézéchiel » comme alpha, et la mort de la « joie des yeux » du peuple comme signe oméga de la période. La période d’un an et demi porte deux témoins d’un alpha et d’un oméga. La mort de la femme d’Ézéchiel représentait la captivité et le piétinement de l’armée, et la mort oméga de Jérusalem représentait le piétinement du sanctuaire.
Ainsi Ézéchiel vous sera pour signe : selon tout ce qu’il a fait, vous ferez ; et quand cela arrivera, vous saurez que je suis le Seigneur, l’Éternel. Et toi, fils de l’homme, n’en sera-t-il pas ainsi au jour où je leur ôterai leur force, la joie de leur gloire, le désir de leurs yeux et l’objet auquel s’attache leur âme, leurs fils et leurs filles, que celui qui s’échappera en ce jour-là viendra vers toi pour te l’annoncer de tes propres oreilles ? En ce jour-là, ta bouche s’ouvrira devant celui qui se sera échappé, et tu parleras, et tu ne seras plus muet ; tu seras pour eux un signe, et ils sauront que je suis l’Éternel. Ézéchiel 24:24–27.
Six morts
La mort de la femme d’Ézéchiel marque le commencement du siège et la mort de Jérusalem, laquelle est prophétiquement l’épouse du Christ, et elle illustre la loi dominicale imminente, précédée d’une période représentée par le siège. La période du siège et la destruction constituent deux balises distinctes, bien que directement liées. Le siège est une période de temps, et la destruction est un point dans le temps. La destruction est la loi dominicale, laquelle est précédée par la période de la formation de l’image de la bête. La période de l’image de la bête s’achève avec la marque de la bête. Lorsque Jésus identifia, dans Matthieu vingt-quatre, le signe de la destruction de Jérusalem, Il fit aussi référence aux jours de Noé.
Mais comme furent les jours de Noé, ainsi sera aussi l’avènement du Fils de l’homme. Car, comme dans les jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on se mariait et l’on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et ils ne se doutèrent de rien jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous ; ainsi sera aussi l’avènement du Fils de l’homme. Matthieu 24:37–39.
Aux jours de Noé, la porte du temps de grâce fut fermée, préfigurant ainsi la loi dominicale imminente, laquelle est également préfigurée par la fermeture de la porte le 22 octobre 1844. La période allant de la réunion de camp d’Exeter du 12 au 17 août 1844 représente une période prophétique qui conduit à une porte fermée.
Aux jours de Noé, Noé représentait le troisième ange, et le troisième ange parvint à la porte fermée du 22 octobre 1844. Aux jours de Noé, lesquels, selon Jésus, seraient comme « l’avènement du Fils de l’homme », les trois anges d’Apocalypse quatorze conduisirent à la porte fermée. William Miller représentait le message du premier ange, et était typifié par Énoch aux jours de Noé. Jude identifie le message d’Énoch comme un parallèle au message de Miller.
Énoch aussi, le septième depuis Adam, a prophétisé à leur sujet, en disant : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous, et pour convaincre tous les impies parmi eux de toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont impiement commises, et de toutes les paroles dures que des pécheurs impies ont prononcées contre lui. Jude 1:14, 15.
Le message du premier ange de Miller annonçait le « jugement », tel qu’il était préfiguré par le message d’Hénoc. Le commencement d’Hénoc est marqué par le fait qu’il était le « septième depuis Adam ». Le message de Miller commença et s’acheva avec l’arrivée des « sept temps » contre le royaume du Nord, et quarante-six ans plus tard, le troisième ange arriva le 22 octobre 1844, lorsque les « sept temps » contre le royaume du Sud s’accomplirent. Hénoc et Miller, qui étaient des messagers de l’heure du jugement, commencèrent tous deux par l’identification du nombre sept. La période qui commença avec Hénoc, le septième, s’acheva par sept jours durant lesquels les animaux entrèrent dans l’arche, jusqu’à ce que la porte fût surnaturellement fermée. Jésus illustre toujours la fin par le commencement.
Énoch engendra Mathusalem, qui à son tour engendra Lémec. Lémec et Mathusalem représentent le message du second ange ainsi que le message du cri de minuit. Le cri de minuit se prolongea jusqu’à la porte fermée, et il est ainsi représenté par Mathusalem, qui mourut l’année du déluge. Lémec représentait le message du second ange, et Lémec mourut cinq ans avant le déluge. Les cinq années écoulées depuis la mort de Lémec jusqu’à la mort de Mathusalem, lorsque la porte se ferma, préfiguraient la mort de l’épouse d’Ézéchiel, marquant le commencement de la période qui conduisit à la mort de l’épouse de Christ, représentée par Mathusalem.
Hénoc préfigurait le premier ange qui arriva en 1798, Lémec préfigurait le second ange qui arriva le 19 avril 1844, et Mathusalem préfigurait le cri de minuit depuis Exeter jusqu’à la porte fermée du 22 octobre 1844, laquelle était préfigurée par Noé. Les cinq années allant de la mort de Lémec à la mort de Mathusalem préfiguraient l’année et demie allant de 587 av. J.-C. à 586 av. J.-C. Ces cinq années, de Lémec à Mathusalem, préfigurent cinq années allant de 1448 à 1453.
Le 31 octobre 1448, Jean Paléologue mourut, et son frère, Constantin XI (le dernier Constantin), demanda à la puissance turque islamique la permission de monter sur le trône de la Rome orientale. Sa soumission, le 27 juillet 1299, accomplit la seconde période de cent cinquante ans d’Apocalypse 9, exposée au verset 10. Cinq ans après la mort de Jean Paléologue, son frère Constantin XI mourut sur les murailles de Constantinople, tandis que Mehmed II conquit l’empire byzantin de la Rome orientale. Mehmed est la forme turque de Mohammed ; ainsi, la mort du premier Mohammed en 632, qui inaugura la première prophétie de cent cinquante ans d’Apocalypse 9 (située au verset 5), trouva son terme avec la mort du dernier Constantin sous la main de « Mohammed le second », huit cent vingt et un ans plus tard. Cinq ans avant sa mort, Mohammed avait prédit la chute de Rome, et celle-ci fut accomplie par le Turc nommé Mohammed le second.
Constantin le dernier, le onzième, mourut lors de la bataille de Constantinople, marquant ainsi les cinq années allant de la mort de son frère Jean à sa propre mort. Ces cinq années furent typifiées par les cinq années allant de la mort de Lémec, le fils, jusqu’à la mort de Mathusalem, le père, cinq ans plus tard, lorsque la porte se referma sur l’arche. Ainsi, la mort de l’épouse d’Ézéchiel fut typifiée par la mort de Lémec, et ensemble elles rendent témoignage à la mort de Jean Paléologue en 1448. La mort subséquente de Mathusalem s’aligne sur la mort de l’épouse du Christ et sur la destruction de Jérusalem en 586 av. J.-C., et ensemble elles s’alignent sur la mort de Constantin le onzième.
Les trois témoins d’une période prophétique qui commence et s’achève par une mort illustrent la période de la formation de l’image de la bête, qui se conclut par la marque de la bête ; et cela correspond à la proclamation du cri de minuit dans l’histoire millérite ainsi qu’à la formation de l’image de la bête, qui se conclut par la marque de la bête, dans notre histoire actuelle. Lorsque la marque de la bête sera accomplie lors de la loi dominicale imminente, le « parler » prophétique surviendra, en accord avec le fait qu’Ézéchiel put « parler » de son propre chef lorsque Jérusalem fut détruite.
Parler
Au moment de la loi du dimanche, qui est préfigurée par la destruction de Jérusalem, l’action prophétique des États-Unis est marquée lorsque le faux prophète parle comme un dragon.
Et je vis monter de la terre une autre bête; elle avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et elle parlait comme un dragon. Apocalypse 13:11.
Au moment de la loi du dimanche, Balaam frappe son ânesse une troisième fois, et l’ânesse se met alors à parler.
Et l’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam : Que t’ai-je fait, pour que tu m’aies frappée déjà trois fois ? Et Balaam dit à l’ânesse : C’est parce que tu t’es moquée de moi ; si j’avais une épée à la main, maintenant je te tuerais. Et l’ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, sur laquelle tu as toujours monté depuis que je t’appartiens jusqu’à ce jour ? Ai-je l’habitude d’agir ainsi envers toi ? Et il répondit : Non. Nombres 22:28–30.
Le faux prophète parle lors de la loi du dimanche, et l’islam parle aussi lors de la loi du dimanche. Tous deux sont, prophétiquement, de faux prophètes. Lors de la loi du dimanche, la « vision » d’Habacuc qui tardait parle.
Car c’est une vision pour le temps fixé ; elle parle de la fin, et ne mentira pas. Si elle tarde, attends-la ; car elle s’accomplira certainement, elle ne tardera pas. Habacuc 2:3.
Habacuc est le véritable prophète qui parle par contraste avec les faux prophètes. La « vision » d’Habacuc parle par la bouche d’Ézéchiel, auparavant muet, dont la bouche est alors ouverte. La promesse d’être la bouche de Dieu fut donnée à Jérémie.
Pourquoi ma douleur est-elle perpétuelle, et ma plaie incurable, qui refuse d’être guérie ? Serais-tu pour moi tout à fait comme un trompeur, comme des eaux qui manquent ? C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel : Si tu reviens, je te ramènerai, et tu te tiendras devant moi ; et si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche ; qu’ils reviennent à toi, mais toi, ne retourne pas à eux. Jérémie 15:18, 19.
Au moment de la loi du dimanche, les neuf mois de mutisme de Zacharie prirent fin lorsqu’il parla et confirma que le nom de son fils devait être Jean. Zacharie représentait les dirigeants qui ne croient pas à la parole du troisième ange, et Jean représentait le mouvement d’Élie, l’Église qui préparerait l’avènement de la seconde venue du Christ.
Et Zacharie dit à l’ange : À quoi connaîtrai-je cela ? car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge. Et l’ange, répondant, lui dit : Je suis Gabriel, qui me tiens en la présence de Dieu ; et j’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, lesquelles s’accompliront en leur temps.
Et le peuple attendait Zacharie et s’étonnait de ce qu’il tardait si longtemps dans le temple. Lorsqu’il sortit, il ne pouvait leur parler ; et ils comprirent qu’il avait vu une vision dans le temple ; car il leur faisait des signes, et il demeura muet. Luc 1:18–22.
Zacharie appartenait à la huitième classe des prêtres.
Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; et sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et son nom était Élisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu, marchant irréprochablement dans tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. Ils n’avaient point d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile ; et ils étaient l’un et l’autre d’un âge fort avancé. Or il arriva, comme il exerçait devant Dieu les fonctions sacerdotales dans le rang de sa classe, que, selon la coutume du sacerdoce, il fut désigné par le sort pour offrir le parfum en entrant dans le temple du Seigneur. Et toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l’heure du parfum. Luc 1:5–10.
Tous les prophètes représentent les derniers jours, et Zacharie entra dans le temple, comme le fit Ézéchiel. Il appartenait à la huitième classe sacerdotale, marquant un symbole des huit âmes dans l’arche de Noé qui passèrent de l’ancien au nouveau monde. Lui et sa femme étaient tous deux irréprochables, mais Zacharie douterait des paroles de Gabriel. Le mouvement millérite commença comme philadelphien (irréprochable), mais passa à l’état laodicéen en 1856. Dans les derniers jours, le message de l’ange est le message du troisième ange, et le message de Gabriel à Zacharie représente le message du troisième ange ainsi que le message d’Élie, tel qu’il est représenté par Jean-Baptiste.
Et un ange du Seigneur lui apparut, se tenant à la droite de l’autel des parfums. Et quand Zacharie le vit, il fut troublé, et la crainte tomba sur lui. Mais l’ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée, et ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Et tu auras de la joie et de l’allégresse ; et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur ; il ne boira ni vin ni boisson forte, et il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère. Et il ramènera plusieurs des enfants d’Israël au Seigneur, leur Dieu. Et il marchera devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener le cœur des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. Et Zacharie dit à l’ange : À quoi connaîtrai-je cela ? car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge. Et l’ange, répondant, lui dit : Je suis Gabriel, qui me tiens en la présence de Dieu ; et j’ai été envoyé pour te parler, et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Luc 1:11–19.
Zacharie douta que le message de l’Élie à venir s’accomplirait.
Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que vienne le jour de l’Éternel, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères vers les enfants, et le cœur des enfants vers leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit. Malachie 4:5, 6.
Sœur White, dans le contexte du scellement d’Ézéchiel au chapitre neuf, identifie pourquoi les dirigeants de l’Église adventiste du septième jour de Laodicée étaient typifiés par l’incrédulité de Zacharie.
« La catégorie de ceux qui ne se sentent pas attristés par leur propre déclin spirituel et qui ne pleurent pas sur les péchés d’autrui sera laissée sans le sceau de Dieu. Le Seigneur donne ses ordres à ses messagers, aux hommes portant dans leurs mains des armes de destruction : “Passez après lui par la ville, et frappez ; que votre œil soit sans pitié, et n’ayez point compassion : tuez, détruisez vieillards et jeunes gens, vierges, petits enfants et femmes ; mais n’approchez d’aucun homme sur qui est la marque ; et commencez par Mon sanctuaire.” Alors ils commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison. »
« Ici, nous voyons que l’Église — le sanctuaire du Seigneur — fut la première à ressentir le coup de la colère de Dieu. Les anciens, ceux à qui Dieu avait accordé une grande lumière et qui s’étaient tenus comme gardiens des intérêts spirituels du peuple, avaient trahi leur mandat. Ils avaient pris la position selon laquelle il ne faut pas s’attendre à des miracles ni à la manifestation marquée de la puissance de Dieu comme aux jours d’autrefois. Les temps ont changé. Ces paroles affermissent leur incrédulité, et ils disent : Le Seigneur ne fera ni bien ni mal. Il est trop miséricordieux pour visiter Son peuple en jugement. Ainsi, « Paix et sûreté » est le cri d’hommes qui ne feront plus jamais retentir leur voix comme une trompette pour montrer au peuple de Dieu ses transgressions et à la maison de Jacob ses péchés. Ces chiens muets qui ne voulaient pas aboyer sont ceux-là mêmes qui éprouvent la juste vengeance d’un Dieu offensé. Hommes, jeunes filles et petits enfants périssent tous ensemble. » Testimonies, volume 5, 211.
Zacharie mit en doute le message du troisième ange, qui est le message d’Élie reproduisant l’histoire de Jean-Baptiste aussi bien que celle de William Miller.
Cinq mois
Élisabeth cacha sa grossesse pendant cinq mois.
Après ces jours-là, Élisabeth, sa femme, conçut, et elle se tint cachée pendant cinq mois, disant : C’est ainsi que le Seigneur a agi envers moi, aux jours où il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi les hommes. Et au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth. Luc 1:24–26.
Zacharie appartenait à la huitième classe des prêtres, ce qui correspond à la circoncision de son fils Jean au huitième jour, lorsque Zacharie parlerait de nouveau. Lui et son fils Jean représentent les huit âmes qui étaient dans l’arche de Noé, lesquelles furent préservées de la mort apportée par les eaux du déluge pendant cinq mois, soit cent cinquante jours. Les cent cinquante jours de la grossesse et des eaux du déluge correspondent aux deux périodes de cinq mois dans Apocalypse neuf.
Zacharie et son fils Jean représentent aussi le moment où la septième Église de Laodicée passe à la huitième Église de Philadelphie. Depuis le service de Zacharie durant la huitième classe jusqu’à la circoncision de son fils Jean au huitième jour, il est représenté une période prophétique dont le nombre huit marque à la fois le commencement et la fin. À l’intérieur de cette période prophétique, il y a une période de cinq mois représentant un temps de retrait.
La « parole » de la prophétie identifie la loi dominicale imminente ; ainsi, Zacharie parle au moment de la loi dominicale, lorsque son fils est scellé, comme le représente l’acte de la circoncision. Dans cette histoire, avant la loi dominicale, lorsque Zacharie parle, à la fin de cinq mois, au sixième mois, Marie rend visite à Élisabeth, et le Saint-Esprit oint Élisabeth, laquelle, en tant que femme, représente l’onction de l’Église de Dieu quatre mois avant la loi dominicale imminente.
En ces jours-là, Marie se leva et s’en alla en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda ; et elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. Et il arriva que, lorsqu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit dans son sein ; et Élisabeth fut remplie du Saint-Esprit. Alors elle s’écria d’une voix forte, et dit : Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. Et d’où m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne vers moi ? Car voici, dès que la voix de ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli de joie dans mon sein. Et bienheureuse celle qui a cru, parce qu’il y aura accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur. Luc 1:39–45.
Au terme de cinq mois, Élisabeth parla à Marie « d’une voix forte », louant la foi de Marie dans le message de Gabriel, lequel, dans les derniers jours, est le message du troisième ange. Zacharie, le mari d’Élisabeth, avait été incrédule, mais non Marie. Marie entendit le message de Gabriel cinq mois après Zacharie ; ainsi, sa foi dans le troisième ange est marquée comme survenant après que le message caché des cinq mois eut été révélé. Le message caché des cinq mois dans les derniers jours correspond aux cinq premiers mois d’Apocalypse 9:5. Marie représente l’Église des derniers jours qui accepte le message du troisième ange, lequel comprend un dévoilement particulier des cinq mois, juste avant que la promulgation de la loi dominicale imminente n’arrive environ quatre mois plus tard.
Aux repères de la visite de Marie, le mouvement du premier et du deuxième anges, représenté par Zacharie et Élisabeth, se rattache au mouvement du troisième ange, représenté par Marie et Joseph. Zacharie représente un responsable issu d’une Église qui ne croyait pas au message du troisième ange, et Joseph le charpentier représente un mouvement caractérisé par une œuvre d’auto-subsistance. L’adventisme s’achève comme il a commencé, et il a commencé comme un mouvement, non comme une structure ecclésiale organisée. Le mouvement des cent quarante-quatre mille, représenté par Joseph, Marie et Christ, est directement apparenté au mouvement millérite représenté par Zacharie, Élisabeth et Jean, et l’incrédulité de 1863 est représentée par Zacharie. 1863 représente l’incrédulité à l’égard des messages du premier et du deuxième anges, et le mouvement du troisième ange représente la foi de Marie.
« Des anges furent envoyés pour porter secours à l’ange puissant descendu du ciel, et j’entendis des voix qui semblaient retentir partout : “Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point part à ses plaies. Car ses péchés se sont accumulés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités.” Ce message semblait être un ajout au troisième message, s’y joignant comme le cri de minuit s’était joint au message du second ange en 1844. La gloire de Dieu reposait sur les saints patients et dans l’attente, et ils donnèrent sans crainte le dernier avertissement solennel, proclamant la chute de Babylone et appelant le peuple de Dieu à sortir du milieu d’elle, afin qu’il échappe à sa redoutable condamnation. » Early Writings, 277.
L’union de deux messages est représentée par la visite de Marie à Élisabeth, et ce moment arriva lorsque les cinq mois cachés furent révélés. Ce moment est celui où deux prophéties s’unissent et sont proclamées ensemble. L’une fut proclamée par Élisabeth et l’autre par Marie. L’union de deux messages identifie le moment où le cri de minuit s’unit au message du second ange, et cela eut lieu dans l’histoire millérite lors de la réunion de camp d’Exeter.
Après qu’Élisabeth, puis Marie, eurent fait leurs proclamations, « Marie demeura avec elle environ trois mois, et retourna dans sa maison. » Luc 1:56. La période de soixante-six jours, d’Exeter jusqu’au 22 octobre 1844, est représentée par ces quatre mois, lesquels s’achevèrent à l’imminente loi dominicale, lorsque Zacharie parla. Les quatre mois représentent la période de la proclamation du message du cri de minuit, qui survient après le message des cinq mois cachés.
Les deux messages de l’histoire millérite étaient ceux du premier et du second ange, et le message du premier ange fut rendu puissant par l’accomplissement d’une prophétie de temps qui commençait par une période de cinq mois, laquelle demeura en partie cachée jusqu’à dix jours avant son accomplissement, le 11 août 1840, tel qu’exposé par Josiah Litch. Le renforcement du message du second ange fut la correction de la prédiction erronée de 1843, qui eut lieu lors du camp meeting d’Exeter, tel qu’exposé par Samuel Snow.
La proclamation du message à deux volets du cri de minuit est représentée comme une courte période précédant la fermeture de la porte, laquelle, dans le récit de Noé, ouvrit une période de cinq mois qui s’acheva lorsque l’arche reposa au sommet du mont Ararat. La période de la proclamation du cri de minuit vient après le descellement des cinq mois cachés, lequel eut lieu dix jours avant le 11 août 1840 ; elle vint aussi après que le Seigneur eut retiré sa main des figures qu’Il avait couvertes sur la carte de 1843. Les dix jours du 1er au 11 août correspondent aux soixante-six jours d’Exeter au 22 octobre 1844, et le double témoignage identifie qu’un descellement de cinq mois cachés, accompagné de la correction de la proclamation erronée qui produisit la première déception, se produit lorsque Marie rencontre et salue Élisabeth au sixième mois.
Lors de la loi dominicale, les États-Unis parlent comme un dragon, l’âne de l’islam parle, et la vision d’Habakuk parle par la bouche de Jérémie, de Zacharie et d’Ézéchiel. Lors de la loi dominicale, Ézéchiel est un signe, représentant ainsi l’enseigne qui est élevée lors de la loi dominicale. Deux des neuf occurrences du mot « signe » dans Ézéchiel désignent les « sabbats » comme le signe de la sanctification, représentant l’union de la Divinité avec l’humanité.
Mais j’ai agi à cause de mon nom, afin qu’il ne fût pas profané devant les nations au milieu desquelles ils se trouvaient, à leurs yeux j’avais été connu d’eux en les faisant sortir du pays d’Égypte. C’est pourquoi je les fis sortir du pays d’Égypte, et je les conduisis dans le désert. Je leur donnai mes statuts, et je leur fis connaître mes ordonnances, lesquelles, si un homme les met en pratique, il vivra par elles.
De plus, je leur donnai aussi mes sabbats, pour qu’ils soient un signe entre moi et eux, afin qu’ils sachent que je suis l’Éternel qui les sanctifie. Mais la maison d’Israël se révolta contre moi dans le désert : ils ne marchèrent pas selon mes statuts, ils méprisèrent mes ordonnances, lesquelles, si l’homme les met en pratique, lui donneront la vie ; et ils profanèrent grandement mes sabbats. Alors je dis que je répandrais sur eux ma fureur dans le désert, pour les consumer. Mais j’agis à cause de mon nom, afin qu’il ne soit pas profané aux yeux des nations, à la vue desquelles je les avais fait sortir. Je levai aussi ma main envers eux dans le désert, pour jurer que je ne les ferais pas entrer dans le pays que je leur avais donné, pays ruisselant de lait et de miel, la gloire de tous les pays ; parce qu’ils avaient méprisé mes ordonnances, qu’ils n’avaient pas marché selon mes statuts, et qu’ils avaient profané mes sabbats ; car leur cœur allait après leurs idoles. Néanmoins, mon œil les épargna, au lieu de les détruire, et je ne les exterminai pas dans le désert. Mais je dis à leurs enfants dans le désert : Ne marchez pas selon les statuts de vos pères, n’observez pas leurs ordonnances, et ne vous souillez pas par leurs idoles. Je suis l’Éternel, votre Dieu ; marchez selon mes statuts, gardez mes ordonnances, et mettez-les en pratique ; sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient un signe entre moi et vous, afin que vous sachiez que je suis l’Éternel, votre Dieu. Ézéchiel 20:9–20.
Ézéchiel représente la bannière des cent quarante-quatre mille, et le signe de la Divinité unie à l’humanité, ce sont les « sabbats » du Seigneur. Ézéchiel est le signe au commencement du siège, et il est le signe lors de la destruction de Jérusalem, lorsqu’il est élevé comme une bannière. Au commencement du siège, ceux qui refusent de voir et d’entendre, qui profanent Ses « sabbats », sont eux aussi un signe.
Alors quelques-uns des anciens d’Israël vinrent auprès de moi et s’assirent devant moi. Et la parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : Fils de l’homme, ces hommes ont dressé leurs idoles dans leur cœur, et ils ont placé devant leur face la pierre d’achoppement de leur iniquité : me laisserai-je consulter par eux ? C’est pourquoi parle-leur, et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Tout homme de la maison d’Israël qui dresse ses idoles dans son cœur, et qui place devant sa face la pierre d’achoppement de son iniquité, puis vient trouver le prophète, moi, l’Éternel, je lui répondrai, à celui qui vient, selon la multitude de ses idoles, afin de saisir la maison d’Israël dans son propre cœur, parce qu’ils se sont tous éloignés de moi par leurs idoles.
C’est pourquoi dis à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Repentez-vous, et détournez-vous de vos idoles ; détournez vos visages de toutes vos abominations. Car tout homme de la maison d’Israël, ou de l’étranger qui séjourne en Israël, qui se sépare de moi, qui élève ses idoles dans son cœur, et qui place devant son visage la pierre d’achoppement de son iniquité, puis qui vient trouver un prophète pour me consulter par son moyen, moi, l’Éternel, je lui répondrai par moi-même. Je tournerai ma face contre cet homme, je ferai de lui un signe et un proverbe, et je le retrancherai du milieu de mon peuple ; et vous saurez que je suis l’Éternel. Et si le prophète se laisse séduire et prononce une parole, moi, l’Éternel, j’aurai séduit ce prophète ; j’étendrai ma main sur lui, et je l’exterminerai du milieu de mon peuple d’Israël. Ils porteront la peine de leur iniquité : la peine du prophète sera comme la peine de celui qui le consulte ; afin que la maison d’Israël ne s’égare plus loin de moi, et qu’elle ne se souille plus par toutes ses transgressions, mais qu’ils soient mon peuple, et que je sois leur Dieu, dit le Seigneur, l’Éternel. Ézéchiel 14:1–11.
À Nashville, ceux qui, au sein de l’Église adventiste du septième jour laodicéenne, ont refusé de croire à la manière de Zacharie, qui avaient « adopté la position selon laquelle nous n’avons pas besoin de nous attendre à des miracles ni à la manifestation marquée de la puissance de Dieu comme aux jours passés », tels que représentés par la période de 1840 à 1844, seront confrontés par ceux qui sont en dehors de l’adventisme quant à la raison pour laquelle ils n’ont pas donné l’avertissement. Ils deviennent le « signe » du faux message de paix et de sûreté, lequel marque la séparation des sages et des insensés, telle qu’elle est représentée par les deux tentes opposées lors du camp meeting d’Exeter. Ils portent un « signe » d’idolâtrie et de rébellion, tandis qu’Ézéchiel porte le véritable message prophétique d’avertissement. À la fin du siège, lorsque Jérusalem est détruite, représentant la loi du dimanche, le signe de la rébellion est la marque de la bête, et le signe de l’obéissance est le sceau de Dieu.
Le temps de grâce est entièrement clos pour l’adventisme au moment de la loi du dimanche, et il y a là un signe des justes et des méchants qui y sont marqués. La clôture du temps de grâce lors de la loi du dimanche, qui vient bientôt, est le type de la clôture du temps de grâce lorsque Michel se lèvera, et là, le signe de la mort des multitudes est représenté par Gog et Magog.
Et les passants qui parcourront le pays, lorsque l’un d’eux verra l’os d’un homme, dressera près de lui un signe, jusqu’à ce que les ensevelisseurs l’aient enterré dans la vallée de Hamon-Gog. Et le nom de la ville sera aussi Hamona. Ainsi purifieront-ils le pays. Ézéchiel 39:15, 16.
Le signe de l’alliance est identifié au chapitre trente-sept d’Ézéchiel, où la vallée des ossements morts est ramenée à la vie et où les deux bâtons sont réunis. Les ossements sont ramenés à la vie par un message de l’islam, représenté sous la figure des quatre vents, typifiant ainsi le 11 août 1840. Les deux bâtons sont réunis en un seul, représentant ainsi l’union du message du deuxième ange avec le message du cri de minuit. Les ossements constituent l’habilitation du premier ange, et les deux bâtons constituent l’habilitation du deuxième ange. Dès lors, le peuple de Dieu est son peuple élu de l’alliance des derniers jours, représenté par Jean comme les cent quarante-quatre mille.
De plus, je conclurai avec eux une alliance de paix ; ce sera avec eux une alliance éternelle ; je les établirai, je les multiplierai, et je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours. Mon tabernacle aussi sera avec eux ; oui, je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Et les nations sauront que moi, l’Éternel, je sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. Ézéchiel 37:26–28.
L’union de la divinité et de l’humanité est représentée de diverses manières dans la Parole de Dieu, et l’une de ces illustrations apparaît lorsque la « citadelle de l’âme », située dans la nature supérieure de l’être humain, est rattachée à la citadelle du sanctuaire de Dieu. Lorsque la salle du trône céleste, qui représente la citadelle de Dieu, est unie à la citadelle de la nature supérieure d’un être humain, le peuple de Dieu est « sanctifié » et Il demeure « au milieu d’eux pour toujours ».
Après le chapitre trente-sept, Ézéchiel expose les chapitres trente-huit et trente-neuf, où il traite de Gog et Magog comme des symboles de la confédération du genre humain qui se trouve en dehors du peuple de l’alliance élu de Dieu. Au chapitre quarante, le peuple de l’alliance du chapitre trente-sept est représenté comme un temple qui remplit toute la terre. Les chapitres trente-huit à quarante représentent le relèvement du peuple de l’alliance de Dieu dans les derniers jours, tel qu’il est représenté par les nombres 38 et 40.
Nous poursuivrons ces choses dans le prochain article.